<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097</id><updated>2011-12-24T18:00:41.830-05:00</updated><title type='text'>Sombres Mots</title><subtitle type='html'>Si sombrer est un art, et bien, je me considère un artiste.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>127</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114822902085748768</id><published>2006-05-21T11:50:00.000-04:00</published><updated>2007-12-29T01:44:38.644-05:00</updated><title type='text'>Fin</title><content type='html'>Il y a trois-cent-soixante-cinq jours, j'ouvrais ce carnet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je l'expliquais dans mon deuxième billet, Sombres Mots est à la base un exercice de style. L'idée était de m'entraîner à écrire dans un style littéraire, celui que vous avez lu ici, et d'arriver à le maintenir. Parce que mon problème en écriture était celui-ci : je n'arrivais pas à maintenir un style, ou une voix narrative, sur plus de cinq mille mots. Et maintenant, je crois que c'est résolu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens un peu plus solide quand à mes capacités d'écrire. Avec le temps, mon style s'est dévelloppé, et il est allé dans une direction vraiment innatendue pour moi. Mais je l'aime bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas, de Sombres Mots, a son propre rythme, un type de monologue qui lui est propore. Et j'aime bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et... donc... ce carnet n'a plus de raison d'exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sûr, ça me fait un petit quelque chose, de quitter ce blogue. Ça fait un an que, quelques fois par semaine, j'écris, sans trop me poser de question. Ça fait un an que je vous écris, et j'en ai pris l'habitude. Les carnetistes me comprendront : dans chaque petite tranche de vie je vois un billet possible, quand je laisse mes pensées aller elles finissent toujours par arriver ici. Et je vous annonce la fin, ça me fait drôle de casser une habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, je n'arrêterai pas d'écrire. Il reste &lt;a href="http://deuxfoisunevie.blogspot.com/"&gt;Deux Fois Une Vie&lt;/a&gt;, où je joue Émilie, que j'adore vraiment. Et sinon, j'écrirai pour moi. Et je reviendrai sûrement sur la blogosphère prochainement, avec un nouveau carnet, pour tester un nouveau style.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux pour qui ça peut intéresser, je vous laisse une liste de mes textes que je trouve intéressant. Pas un best-of, mais une revue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/05/dire-merci.html"&gt;Dire merci&lt;/a&gt; : Mon premier texte que j'ai trouvé vraiment beau.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/06/vitesse-dans-lobscurit.html"&gt;Vitesse dans l'obscurité&lt;/a&gt; : Pas très bon, mais c'est ma première nouvelle avec une vraie longueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/06/les-gars-me-semble-quon-est-d.html"&gt;Les gars, me semble qu'on est dû&lt;/a&gt; : Un must, selon moi.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/06/le-monde-est-trop-petit.html"&gt;Le monde est petit&lt;/a&gt; : Premier texte où je mets en place "mon petit monde", implicitement.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/le-bcheron.html"&gt;Le bûcheron&lt;/a&gt; : Ce texte me fait toujours sourire.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/clbrez-les-saveurs.html"&gt;Célébrez les saveurs&lt;/a&gt; : Le texte est ordinaire mais c'est un beau rêve de société.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/portrait.html"&gt;Portrait&lt;/a&gt; : Ah tiens, un texte joyeux sur Sombres Mots.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/instinct.html"&gt;Instinct&lt;/a&gt; : Un début relativement réussi d'une série pas pire.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/monsieur.html"&gt;Monsieur A&lt;/a&gt; : Réussi, selon moi, pour un texte à la troisième personne.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/01/chute.html"&gt;Chute&lt;/a&gt; : Mon premier texe au Vices et Versa, très réussi. C'est ce texte qui m'a assuré un place sur tous les spectacles subséquents.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/02/contradictions-ariennes.html"&gt;Conradiction aériennes&lt;/a&gt; : Exerice de style que j'aime bien relire. Un peu trop lourd, par contre.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/explosion-et-je-nai-pas-de-crayon.html"&gt;Explosion (et je n'ai pas de crayon)&lt;/a&gt; : Début réussi d'une série somme toute bonne.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/silence.html"&gt;Silence&lt;/a&gt; : Un bon texte de moi au Vices et Versa.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/date-aveugle.html"&gt;Date aveugle&lt;/a&gt; : Un texte que j'aime beaucoup, et qui part d'un texte de Matthieu Simard.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/confidence.html"&gt;Confidence&lt;/a&gt; : Au vices et versa et excellent selon moi.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/05/je-rflchissais.html"&gt;Je réfléchissais&lt;/a&gt; : Très réussi à mon avis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis bon, il y en a tout plein d'autres. Je ne couvre qu'une petite partie du carnet avec ces textes. Et pour ceux qui s'ennuieraient du style, je reviendrai au &lt;a href="http://www.vicesetversa.com/"&gt;Vices et Versa&lt;/a&gt; en automne prochain, les premiers lundi de chaque mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, ça me fait tout drôle, j'écris les derniers mots de ce carnet. J'ai bien aimé mon expérience ici, merci à tous ceux qui ont laissé des commentaires, c'est grandement apprécié. À une prochaine fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114822902085748768?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114822902085748768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114822902085748768' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114822902085748768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114822902085748768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/05/fin.html' title='Fin'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114783033039017882</id><published>2006-05-16T19:32:00.000-04:00</published><updated>2006-05-16T21:45:30.410-04:00</updated><title type='text'>Je réfléchissais encore</title><content type='html'>Je réfléchissais encore, quand c'est arrivé. J'ai compris &lt;em&gt;mes&lt;/em&gt; textes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sentais l'échec en moi. Souvent. Je savais que j'échouais à atteindre mes objectifs, et je savais qu'il y avait quelque chose au niveua des relations sociales face à mon sentiment d'échec, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt sur ce que je cherchais vraiment. D'ailleurs, ceux qui ont toujours sous-entendu amoureux en arrière du mot échec étaient dans l'erreur. Je n'ai jamais précisé que mes échecs étaient sur ce plan, et c'était volontaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est arrivé, tantôt, j'ai compris. Ce que je cherche, c'est une amitié, vraiment forte, unique, presque inconditionnelle. Je cherche depuis longtemps quelqu'un qui va m'écouter, et avec qui je vais me sentir bien. Je cherche quelqu'un qui va me faire sentir normal, et avec qui le reste n'importera plus. Je cherche, depuis des années, une personne, une seule, qui me comprendra et m'appréciera. Parce qu'à date, c'est toujours soit l'un ou soit l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis rendu compte que ça paraissait même sur mes fictions, sur &lt;a href="http://deuxfoisunevie.blogspot.com"&gt;Deux Fois Une Vie&lt;/a&gt; c'est sorti un peu malgré moi, dans &lt;a href="http://deuxfoisunevie.blogspot.com/2006/10/vin.html"&gt;ce texte&lt;/a&gt;. Et c'est bien normal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, maintenant que j'ai compris, je dois me demander: est-ce une utopie? Telle amitié est-elle possible? Parce que si elle ne l'est pas, il faut que j'arrête de rêver et que j'accepte que la réalité est moins acceuilante que je ne l'imaginais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114783033039017882?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114783033039017882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114783033039017882' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114783033039017882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114783033039017882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/05/je-rflchissais-encore.html' title='Je réfléchissais encore'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114766759612133759</id><published>2006-05-15T00:12:00.000-04:00</published><updated>2006-05-15T00:33:16.140-04:00</updated><title type='text'>Je réfléchissais</title><content type='html'>Ça fait quelque temps que je ne vous ai pas écrit. Un peu plus d'une semaine, je crois. Je vous ai laissé en silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pensais à ma condition d'homme, à mon petit monde, à mon histoire qui ne fait que commencer. Je pensais à tout ça, en silence, loin de vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous écris et qu'est-ce que ça m'apporte? Je vous écris et très souvent vous ne me répondez-pas, je vous écris mais je sais que vous me lisez. Mais au fond qui êtes-vous? Des commentaires, parfois, des statistiques, souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je vous écris, à vous, chers nombres, quand j'en ai le temps. Cette semaine je réfléchissais; je vous ai délaissé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre été arrive, au bout du compte rien n'a avancé. J'étudie toujours au même collège, je travaille toujours dans la même épicerie. J'ai additionné quelques échecs, j'ai pris quelques bières avec des amis, j'ai lu quelques textes au Vices et Versa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte c'est du pareil au même, je suis toujours un type un peu trop intello, inclassable. Je reste toujours la connaissance d'un peu tout le monde et l'ami distant d'un peu tout le monde, rien n'y change.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réfléchissais en silence, comme ça, et je me disais que vous allez finir par trouver mes textes ennuyants. Je trouve ma propre vie ennuyante, alors sa reproduction littéraire doit être pire. Un peu plus fade. Et, le pire dans tout ça, affiché sur un écran cathodique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réfléchissais en silence, comme ça, à des grandes questions et à des petits détails, à mes problèmes et à mes observations. Et puis bon, j'anticipe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais rester bloqué ici, mes histoires ne changeront pas. Je vais me répéter, je vais m'ennuyer, et vous aussi. Vous allez partir, d'autre viendront. Et pour vous, rapidement, je n'exiterai plus. Je n'aurai été qu'un symbole, un passage éphémère dans vos vies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je suis un peu fatigué, calme, et peut-être déprimant, j'en ai conscience. Alors je vous quitte, je dois retourner réfléchir. Si je veux arrêter de tourner en rond, il est inutile que j'agisse simplement pour agir. Je dois penser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114766759612133759?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114766759612133759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114766759612133759' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114766759612133759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114766759612133759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/05/je-rflchissais.html' title='Je réfléchissais'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114706270901410004</id><published>2006-05-07T23:51:00.000-04:00</published><updated>2006-05-08T00:31:49.100-04:00</updated><title type='text'>La tâche de la définition</title><content type='html'>Les femmes définissent ceux qu'elles désirent chez les garçons comme des hommes. Et nous, nous ne définissons rien. Je crois que le problème, ou sinon un partie du problème, est là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tâche de la définition de ce qu'est un homme nous appartient. Au fond, ce que devrait être un homme est ce qu'on veut être. L'homme est le garçon qui a atteint une maturité dite adulte et qui se sent bien face à lui-même. On ne devient pas un homme pour les autres, on devient un homme pour soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'image de l'homme est forte. Elle représente la confiance et la réussite. Elle nous vient des ainés.&lt;br /&gt;L'image que nos compagnes dans cet humanité se font de l'homme représente la beauté, l'assurance et l'iniative, et d'autres caractéristiques dont j'ignore malheureusement l'existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme que nous cherchons à être n'est pas une image mais un état. Oublions la force, l'apparence et l'impression pour un instant. L'homme que nous nous devons de définir, c'est ce que nous voulons accomplir. C'est ce que nous voulons être. Ensuite, les femmes suivront, et ensuite, nos ainés approuverons notre démarche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'instant, il faut faire tomber tout le reste, et se demander la place que nous voulons. Il nous faut accepter et entreprendre la tâche de la définition!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114706270901410004?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114706270901410004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114706270901410004' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114706270901410004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114706270901410004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/05/la-tche-de-la-dfinition.html' title='La tâche de la définition'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114687885024818933</id><published>2006-05-05T21:02:00.000-04:00</published><updated>2006-05-05T21:27:30.266-04:00</updated><title type='text'>L'Homme</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Suite d'un réflexion classique des &lt;/span&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/les-x.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;X&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;. Destinaires: Hommes de ma génération.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si vous ne semblez pas intéressés par ce questionnement sur la condition masculine, je crois que la problématique est aussi existante pour nous que pour les X.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, pour nous, rien n'est défini. On nous dit à l'ère des diplomes, où l'emploi s'obtient par l'authentification papier. Et, visiblement, aucun d'entre nous ne veut passer sa vie uniquement dans le domaine d'étude. On considère bien sûr le diplôme, mais on veut toucher à tout, on veut explorer. Contrairement à nos parents boomers, on souhaite une certaine instabilité professionnelle, mais pas nécessairement économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'accepte sans aucune difficulté la femme comme notre égale. Le stéréotype de la femme "pute" parce qu'elle couche avec plusieurs hommes durant son célibat est tombé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant égaux aux femmes, on découvre qu'on n'a pas le pouvoir décisif que les générations précédentes (exception aux X) quand à la formation du couple. L'audace simple et la confiance ne semble plus aussi efficace face aux femmes qu'on nous avait promis. Les femmes de nos vies y sont toutes arrivées par un hazard magnifique, ce n'est plus nous qui les avons trouvés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'accepte maintenant pour la plupart que le couple n'est plus essentiel à notre bonheur, ce poids judéo-chrétien enfin tombé. Pourtant, on le cherche tous. On ne voit plus l'union avec la femme comme essentielle mais comme optimale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voudrait tout essayer, proffessionnellememt comme amoureusement, mais cela semble impossible. On a le goût de l'aventure, mais on se sent de plus en plus guidé par la masse. Et on fond, on sait que ce n'est pas ça, un Homme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114687885024818933?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114687885024818933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114687885024818933' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114687885024818933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114687885024818933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/05/lhomme.html' title='L&apos;Homme'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114619377668231380</id><published>2006-04-27T22:58:00.000-04:00</published><updated>2006-04-27T23:09:36.700-04:00</updated><title type='text'>Je crois que je n'existe pas; je ne suis qu'un symbole éphémère en passage dans vos vies</title><content type='html'>Vous m'oublierez, vous savez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne fais que passer. Je représente l'impuissance, l'effort probablement inutile mais maintenu par un espoir rationnel, et la fin de l'optimisme sans fondements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis l'avatar de l'essai-erreur humain mais aussi l'acceptation de l'inconnu comme un élément qui doit être pris en compte. Je suis la philosophie de bas niveau, celle qui travaille la façon de pensée et non la définition et le classement des concepts abstraits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis l'incompris et le distrait, l'Homme masculin et la peur. Je suis l'émerveillement de l'adulte, l'inclassable et après un moment le distant, malgré moi parce que j'aurai essayé d'être persistant. Bientôt vous m'oublierez. Je n'aurai été qu'un symbole éphémère en passage dans vos vies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114619377668231380?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114619377668231380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114619377668231380' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114619377668231380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114619377668231380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/je-crois-que-je-nexiste-pas-je-ne-suis.html' title='Je crois que je n&apos;existe pas; je ne suis qu&apos;un symbole éphémère en passage dans vos vies'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114597894976224558</id><published>2006-04-25T10:16:00.000-04:00</published><updated>2006-04-25T11:29:09.836-04:00</updated><title type='text'>Les X</title><content type='html'>Depuis quelques années, les hommes des X (la génération perdue), produisent tout plein d'oeuvres artistiques sur la place de l'homme. L'homme dans la société, dans le couple, dans sa tête, un peu, au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime bien ce sujet de réflexion. Il n'est pas encore épuisé, selon moi. Et bien qu'on dise que c'est une crise passagère depuis la libération de la femme, que c'est générationnel, je crois que le problème s'étend un peu plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gars, on est où? Et là je ne chercher pas à situer l'homme par rapport à la femme dans la société, ou l'Homme, mais bien chaque homme. Individuellement, on se retrouve où?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma génération ne semble pas se poser ces questions. Peut-être parce qu'ils (nous) sont des fils de boomers, et que les boomers n'ont jamais été perdu et qu'ils suivent leur éducation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Individuellement, j'ai l'impression d'être surchargé d'idées préconçues.&lt;br /&gt;"Le bonheur, c'est d'aimer son travail."&lt;br /&gt;"Il n'y a rien d'aussi épanouissant que l'amour."&lt;br /&gt;"L'homme n'a plus besoin du format du couple traditionnel pour être heureux."&lt;br /&gt;"L'homme québécois moderne sera un homme rouge. Comme un homme rose, mais fort. Le rouge, c'est la passion."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mes amis, quand j'exprime mes peurs face au futur, mais hypothèses improbables mais plausible d'un Nicolas qui a 30 ans et qui est malheureux, on me dit pessimiste. Et c'est tout.&lt;br /&gt;"Ça va bien aller."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça je ne suis plus capable de l'entendre. Pas plus que le découragement ou l'appitoiement d'ailleurs. Ce que je veux, c'est une vraie remise en question, pas un débat, une communication sans censure, libre, à la recherche d'une réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le sait maintenant, l'homme, collectivement, apportera à la société autant que la femme. Il étudiera, travaillera, fera des enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme, individuellement, en ce moment, n'étudie pas très loin, change souvent de profession, se plante relativement trop souvent en amour et n'y voit plus aucun sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j'aime bien des X, c'est qu'ils abordent le problème de face. Ma génération, elle, se barricade dans des illusions temporaire. Et ils le font tous. Et parfois, comme maintenant, j'ai l'impression que je n'ai pas ma place dans cette cohorte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114597894976224558?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114597894976224558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114597894976224558' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114597894976224558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114597894976224558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/les-x.html' title='Les X'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114549355754740991</id><published>2006-04-19T20:33:00.000-04:00</published><updated>2006-04-19T20:39:17.573-04:00</updated><title type='text'>La suite ici</title><content type='html'>Je viens tout juste d'implémenter des liens pour &lt;a href="http://deuxfoisunevie.blogspot.com"&gt;Deux Fois Une Vie&lt;/a&gt;, ce carnet-roman en tandem ou j'incarne un personnage (l'autre est à &lt;a href="http://sansaveurniodeur.blogspot.com"&gt;Sulfure&lt;/a&gt;). Si vous ne le lisiez pas encore, maintenant c'est facile de s'y mettre. À droite il y a un lien vers le premier billet, et à la fin de chaque billet il y a un lien vers le suivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ça vous intéresse... bonne lecture!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114549355754740991?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114549355754740991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114549355754740991' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114549355754740991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114549355754740991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/la-suite-ici.html' title='La suite ici'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114548170923257278</id><published>2006-04-19T17:09:00.000-04:00</published><updated>2006-04-19T17:21:49.270-04:00</updated><title type='text'>Un pas de plus dans le thème des confidences</title><content type='html'>Gabrielle a souvent songé à disparaître. Quand elle n'en pouvait plus. Le secret, le silence, les souvenirs, parfois, c'est lourd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est pour moi un symbole presque autant qu'une amie. Parce que choisir de vivre, et oui c'est un choix, parfois c'est du courage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'a montré cette société qui tourne mal. Elle m'a fait voir à quel point on est dans le champs. Elle m'a fait voir tous ces détails, tous ces faits, qui forment une évidence : L'Homme n'a pas encore appris à vivre avec l'Homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi, ici, j'ai essayé de lui redonner espoir. Oui oui, moi, le narrateur de sombres mots, carnet de la dramatisation du ridicule. J'ai réussi, je crois, à lui arracher quelques sourires. Je souhaite qu'elle ne songera plus jamais à disparaître. Et pour le reste, dans ma petite tête, pour le moment, ça importe peu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114548170923257278?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114548170923257278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114548170923257278' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114548170923257278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114548170923257278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/un-pas-de-plus-dans-le-thme-des.html' title='Un pas de plus dans le thème des confidences'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114524707037045513</id><published>2006-04-16T23:38:00.000-04:00</published><updated>2006-04-17T00:11:10.390-04:00</updated><title type='text'>Disparaître</title><content type='html'>Doucement, lentement, m'effacer. Cesser d'exister. Arrêter un instant de supporter l'existence. Même pas le fardeau de sentir le soulagement. Juste, calmemant, disparaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 6 décembre 1989, il n'y avait pas quatorze victimes mais bien seize. Deux ont choisi le calme après le brutal retour à la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1000 à 1500 personnes par année prennent cette "décision" au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comprendre ce sentiment, c'est comprendre qu'il y a définitivement quelque chose de malsain dans cette société. Quelque chose qui est sûrement évident, mais qu'on ne voit pas. Comme le pot de beurre dans la frigo, collé sur le visage mais loin du regard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114524707037045513?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114524707037045513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114524707037045513' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114524707037045513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114524707037045513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/disparatre.html' title='Disparaître'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114455076784949124</id><published>2006-04-08T22:27:00.000-04:00</published><updated>2006-04-08T22:47:22.043-04:00</updated><title type='text'>Coïncidence</title><content type='html'>J'ai croisé &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/confidence.html"&gt;Gabrielle&lt;/a&gt;, sur Ontario en plus, tantôt. J'ai brisé le silence qui tenait depuis une semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Écoute euh.&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Allo.&lt;br /&gt;- Salut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On était tout les deux très gênés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'aurais dû faire ça il y a une semaine, je sais. On va prendre un café?&lt;br /&gt;- Ok.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ok. On va prendre un café.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114455076784949124?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114455076784949124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114455076784949124' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114455076784949124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114455076784949124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/concidence.html' title='Coïncidence'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114418529295667601</id><published>2006-04-04T17:13:00.000-04:00</published><updated>2006-04-20T13:48:24.940-04:00</updated><title type='text'>Confidence</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;Tel que lu hier au &lt;a href="http://www.vicesetversa.com"&gt;Vices et Versa&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas un mot. Pas un son.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps d’un moment, comme ça, en silence. On marchait sur Ontario, ensemble, elle venait de finir un long monologue libérateur sur son enfance. Son enfance au moins détruite, presque anéantie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un monologue qu’elle avait fini; elle avait tout dit. Tout ce qu’elle avait sur le cœur, tout ce qu’elle gardait pour elle depuis des années. Toute sa rage, son impuissance, sa peine ses peurs, elle. Elle venait de s’ouvrir, elle avait tout dit. Et moi, je ne savais pas trop quoi dire. Elle venait de me confier les abus qu’avait fait son grand-père, sur elle, de six à dix ans. Je savais pas quoi dire. Elle n’aurait pas aimé la pitié, et encore moins m’entendre parler de moi, et de mes problèmes. Mes problèmes soudainement minuscules à côté des siens. Je savais pas quoi dire, ça m’embêtait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai fait mon homme, j’ai fermé ma gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais elle avait pas l’air de feeler bien, elle était sur le bord des larmes, sur le bord de l’explosion. C’était un silence lourd, un silence où elle avait besoin de mes mots, de mon réconfort, de moi. Et je déteste les silences. Alors j’ai fait un effort surhumain, j’ai osé une parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouain, je comprends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est tout ce que j’ai trouvé à dire. Une réplique poche. « Ouain, je comprends ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’est retournée vers moi, elle m’a regardé, un peu plus proche des larmes, d’un air qui voulait dire que je ne pouvais pas comprendre. Je savais encore moins quoi dire. Les mots ne me viennent pas tout seul. Là en ce moment j’ai un texte, j’ai pensé à comment j’allais vous raconter ça. Mais à ce moment là, en improvisation, j’étais désemparé, condamné au silence, ou au ridicule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du regard, elle me suppliait de dire quelque chose d’intelligent. Pour que je la sauve, pour qu’elle se sente un peu mieux, un peu moins seule. Mais j’étais juste pas à la hauteur. 18 ans, six pieds deux, mais j’étais encore trop petit. L’intention était là. Les mots, non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai pensé à mes cours de psycho, mais j’étais juste incapable de me rappeler ce que je devais faire. Le silence s’est maintenu pendant que je pensais, l’inconfort qui vient avec s’est agrandi aussi. Mon inconfort illégitime de gars pas à la hauteur, son inconfort plus que légitime de fille qui avait l’impression de s’être confiée à la mauvaise personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence, câlisse, le silence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est partie, sans même me dire, au revoir en bifurquant dans une ruelle. Elle versait ses premières larmes. Elle ne voulait pas pleurer devant moi, elle avait compris que j’étais pas à la hauteur, que je suis pas le gars compréhensif et aidant que j’ai toujours voulu être, que j’étais pas à mon image, autant pour moi que pour elle. Elle est partie en me laissant une impression de désespoir, je me suis senti mal, terriblement mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai continué de marcher sur Ontario. Il y avait encore une file d’auto qui faisait tout plein de bruit mais j’entendais encore le silence. Et j’ai pensé, j’ai pensé. Pis je me suis dit que tout ce que j’aurais dû lui dire, c’est comment elle je me sentais, simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais dû lui dire à quel point son récit m’a touché, que j’avais moi aussi la larme à l’œil. Qu’elle ne méritait pas ça, que je l’appréciais pour la confiance qu’elle m’accordait. Que je la trouvais forte, exceptionnellement forte, de se confier à moi comme ça, que je voulais vraiment l’aider, qu’elle pouvait pleurer. Que l’important c’état elle. Pis que si il y avait de quoi, ben, que j’étais là pour elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais non, ça a été un silence. Je suis revenu chez moi, avec personne pour conter ça, avec juste ma petite tête remplie qui débordait d’émotions de toutes sortes, avec moi aussi, qui avais soudainement, le besoin de parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je vous conte ça parce qu’il fallait que j’en parle, parce que je pouvais pas garder cette histoire là pour moi seul, un gars pas à la hauteur, un gars trop petit malgré 18 ans et six pieds deux. Parce que je pouvais pas garder cette histoire-là en secret, sous silence, sans un mot ni un son.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114418529295667601?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114418529295667601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114418529295667601' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114418529295667601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114418529295667601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/confidence.html' title='Confidence'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114403511837508113</id><published>2006-04-02T23:18:00.000-04:00</published><updated>2006-04-02T23:31:58.396-04:00</updated><title type='text'>Lion D'Or</title><content type='html'>Je pensais à ça tantôt dans l'auto, en revenant du Lion D'Or... j'suis pas fort fort avec les mots quand j'ai pas un texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais aimé ça avoir un peu plus de temps ou d'opportunités pour te parler un peu plus en profondeur. On aurait pu jaser de tes textes et si tu voulais des miens, ou de la vie, ou d'autres choses. Il y a plein d'autres choses intéressantes. J'aurais aimé faire tomber le mythe qui dit que les relations sur le net deviennent vides en personne. J'ai eu la drôle d'impression qu'avec quelques minutes de plus ça aurait pu devenir plus profond. Ou c'est peut-être moi qui me fait des idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'avais eu un instant de plus pour y penser, en quittant je t'aurais dit que je trouvais ça platte de partir tout de suite et que j'aurais aimé ça parler un peu plus longtemps avec toi, et que si tu le voulais on pouvait se reprendre. Et toi-même tu me l'aurais prescrit, comme tu l'as déjà fait. Des fois c'est bien d'être direct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouain c'est ça. J'avais cette impression-là d'être passé à deux doigts d'une bonne discussion. J'suis pas fort avec les mots quand j'ai pas un texte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114403511837508113?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114403511837508113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114403511837508113' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114403511837508113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114403511837508113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/lion-dor.html' title='Lion D&apos;Or'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114396099677005433</id><published>2006-04-02T01:49:00.000-05:00</published><updated>2006-04-02T01:56:36.800-05:00</updated><title type='text'>Fin de vécu</title><content type='html'>Juste une suite à ceci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait fini de travailer ensemble. J'ai pas d'auto, elle si. Elle est venue me voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux que je te ramène?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai décidé d'aller au fond de sa pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça te fait un détour, non?&lt;br /&gt;- Ah c'est pas grave, mon copain n'habite pas très loin de chez toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La flèche au coeur. C'est drôle à quel point je n'étais sûr de pratiquement rien à propos de mes sentiments à son égard et à quel point ça a fait mal quand elle m'a dit ça.  J'ai été incapable de penser, j'ai pris la première réplique qui m'est venue en tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non c'est beau, il y a déjà quelqu'un qui doit me ramène.&lt;br /&gt;- Ok.&lt;br /&gt;- À demain.&lt;br /&gt;- À demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'a sourti. Et elle est partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouain... je suis encore commis d'épicerie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114396099677005433?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114396099677005433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114396099677005433' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114396099677005433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114396099677005433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/04/fin-de-vcu.html' title='Fin de vécu'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114385865092129439</id><published>2006-03-31T21:25:00.000-05:00</published><updated>2006-03-31T21:30:50.946-05:00</updated><title type='text'>Suite de vécu</title><content type='html'>Elle était calme, reposée. Je sais plus trop pourquoi, elle me disait quand elle travaillait la semaine prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis en congé lundi et mercredi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'a dit ça. Et ma répliques est venue toute seule, sans forcer, simplement. C'est rare que c'est comme ça, j'aimerais ça que ce soit toujours ainsi. J'ai bien aimé, un beau naturel, franc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En passant, lundi, je suis au Vices et Versa, j'aimerais bien que tu viennes.&lt;br /&gt;- Où ça?&lt;br /&gt;- Tu te rappelles le texte &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/01/chute.html"&gt;Chute&lt;/a&gt; que je t'ai lu? C'était dans le cadre d'une soirée de conte à Montréal, et lundi je lis un texte à peu près aussi bon.&lt;br /&gt;- Ok. Je vais voir ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a sourit, elle est partie. Il va y avoir combien de suite à ceci?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114385865092129439?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114385865092129439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114385865092129439' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114385865092129439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114385865092129439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/suite-de-vcu.html' title='Suite de vécu'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114359737691388855</id><published>2006-03-28T20:41:00.000-05:00</published><updated>2006-03-28T20:56:16.946-05:00</updated><title type='text'>Questions</title><content type='html'>Je n'ai pas de confident. Je n'ai jamais eu de confident. Ce que&lt;a href="http://sansaveurniodeur.blogspot.com"&gt; sulfure&lt;/a&gt; a écrit à ce &lt;a href="http://sansaveurniodeur.blogspot.com/2006/03/confidence.html"&gt;sujet&lt;/a&gt; rejoint une partie de mes interrogations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'habitude, enfin je crois, devenir le confident, ou se confier, ça vient naturellement. Pour moi ça ne vient jamais naturellement. Parler de moi, de ce que je pense de ma propre vie, me fait peur. Ça me fait peur d'emmerder mon interlocuteur et de me faire juger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il y a de ces questions, ces questions qu'on pourrait me poser, envers lesquelles, je le sais, je m'ouvrirais. Ces questions qui, posées, signifieraient un intérêt chez mon interlocuteur de savoir ce que je pense, ces questions qui, posées, m'enleverait une des deux craintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce que je pense du charme, en général?&lt;br /&gt;Du charme féminin?&lt;br /&gt;De mon charme?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels sont mes objectifs non professionnels?&lt;br /&gt;Pourquoi suis-je si sombre. voir cynique, parfois?&lt;br /&gt;Quelles sont mes angoisses les plus profondes face à l'avenir?&lt;br /&gt;Qu'est-ce que j'ai fait de ma soirée, tout seul, à boire de la St-Ambroise et à réfléchir sur mon être.&lt;br /&gt;Pourquoi j'ai si peur des silences? Du vide?&lt;br /&gt;Comment sont arrivés mes échecs?&lt;br /&gt;Qu'est-ce que j'ai fait, réellement, pour les éviter?&lt;br /&gt;Mes victoires, elles sont où?&lt;br /&gt;Pourquoi je n'arrive pas à me confier?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon assez de même. Je remarque une tendance. Ce sont des questions personnelles. Ça ne se fait pas, poser ces questions là sans raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça ne se fait pas, y répondre sans qu'elles soient posées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas de confident. Je n'ai jamais eu de confident. J'en ai aucune idée au fond.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114359737691388855?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114359737691388855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114359737691388855' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114359737691388855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114359737691388855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/questions.html' title='Questions'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114350640635732593</id><published>2006-03-27T19:19:00.000-05:00</published><updated>2006-03-27T19:40:06.360-05:00</updated><title type='text'>Vécu</title><content type='html'>La moindre des choses après une &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/explosion-et-je-nai-pas-de-crayon.html"&gt;explosion&lt;/a&gt;. Une petite discussion banale, comme ça, entre collègues. On était en salle de pause, elle lisait et critiquait le Star Système, et je soulevais le point que Star Système est abruptisant. Elle trouvait drôle mes commentaires. Et elle répliquait d'un humour aussi fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle devait quitter. Moi aussi. Avant qu'elle ne parte, je me lance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'es drôle.&lt;br /&gt;- Toi aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est souriante. Le moment idéal, peut importe si c'est pour son charme ou son intelligence, ou les deux, si je veux la revoir, c'est le moment idéal. On s'est vu une fois dans un cadre non professionnel, et chez moi ça a fait une &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/fructose-en-surdose.html"&gt;surdose de sucre&lt;/a&gt;. Et ça me marque, ça, moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'aimerais ça qu'on se revoit en dehors de la job.&lt;br /&gt;- Pourquoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question pourquoi. La pire, probablement. Et c'est drôle, ça arrive comme ça des fois; j'y ai pensé au moins 100 fois à ce que je répondrais à cette question là, j'ai un éventail de réponse possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parce que le temps d'une pause par semaine c'est pas assez.&lt;br /&gt;- Quoi !?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ça c'est surprenant. Euh je réponds quoi là?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'es drôle.&lt;br /&gt;- Toi aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a sourit, et elle est partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois c'est pas si pire d'être encore commis d'épicerie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114350640635732593?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114350640635732593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114350640635732593' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114350640635732593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114350640635732593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/vcu.html' title='Vécu'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114324056198170064</id><published>2006-03-24T17:39:00.000-05:00</published><updated>2006-03-24T17:49:22.016-05:00</updated><title type='text'>Presque vécu</title><content type='html'>Elle me fixait depuis un moment. Elle avait l'air d'être intimidée par ma assurance et mon statut. Moi je savais exactement ce que je devais faire. Faire mine de ne rien remarquer, rester concentrer, jusqu'à ce qu'elle vienne à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est venue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh allo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis retourné. J'ai vu ses yeux, bleus, son joli visage, ses longs cheveux noirs, son sourire timide, son corps... Je lui aurait dit "t'es belle", "t'es charmante", ou encore "j'peux t'inviter à boire verre ou prendre un café?", mais dans ce genre de situation, c'est mieux d'attendre qu'elle fasse les premiers pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a vaincu sâ gêne, et elle a été directe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh... Ça va avoir l'air stupide, je sais, mais je me demandais... La sauce Worcester Shire elle est où?&lt;br /&gt;- Rangé un, en haut de la tablette près des caisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui ai répondu machinalement. Ouain... je suis encore commis d'épicerie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114324056198170064?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114324056198170064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114324056198170064' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114324056198170064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114324056198170064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/presque-vcu.html' title='Presque vécu'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114290199679500209</id><published>2006-03-20T19:22:00.000-05:00</published><updated>2006-03-20T19:46:36.820-05:00</updated><title type='text'>Mise au point</title><content type='html'>&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/06/les-gars-me-semble-quon-est-d.html"&gt;Je suis dû&lt;/a&gt; pour une mise au point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me mentirais si je disais que je suis totalement heureux en ce moment. J'aurais tord d'affirmer que je suis actuellement satisfait de ce qui m'arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis parfaîtement performant à l'école, je n'ai aucun problème financier, ce carnet et mes autres écrit m'apportent un satisfaction artistique et je crois sincèrement être bien plus creux dans mon introspection personnelle que la population moyenne; je ne doute pas en mes capacités d'effectuer un raisonnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème est clair dans ma tête depuis des années; c'est social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le dilemme aussi. Ou bien je ne fais pas ce qu'il faut pour être épanouit socialement, ou bien je ne vois pas la vie de la bonne façon. Le problème vient d'un scénario ou de l'autre, pour les philosophes qui me lisent c'est le classique Marx vs Nietzche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je viens seulement de comprendre qu'il est absoluement inutile de penser plus loin tant que je n'ai pas résolu ce dilemme. C'est inutile de chercher une solution si je ne connais pas le problème. Moi qui me cassais la tête depuis des années...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, il faut que je fasse une mise au point, la question est "les autres sont-ils essentiels, et dans quelle mesure?" et je dois régler ça le plus vite possible parce que ça m'empêche de progresser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Samedi prochain je règle ça, je m'assis dans mon salon, je m'ouvre une St-Ambroise noire et je disserte jusqu'à ce que je prenne une décision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis rendu compte que je n'ai jamais eu un confident alors si ça intéresse quelqu'un, ma porte est ouverte. Vous pouvez venir entendre parler de ma pathétique existence pendant une soirée de temps; ça va être plate. Pis si vous venez quand même, vous êtez obligez de boire de la St-Ambroise noire, que de la St-Ambroise noire et au rythme maximal d'une bière à l'heure; ça va être plate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça sera pas un party ni même une soirée relax, c'est une mise au point.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114290199679500209?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114290199679500209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114290199679500209' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114290199679500209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114290199679500209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/mise-au-point.html' title='Mise au point'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114282895512595711</id><published>2006-03-19T23:27:00.000-05:00</published><updated>2006-03-19T23:29:15.146-05:00</updated><title type='text'>Dilemme</title><content type='html'>Bon j'ai pour une deuxième fois trompé les &lt;a href="http://www.auteursdudimanche.com"&gt;Auteurs du Dimanche&lt;/a&gt; au profit de la &lt;a href="http://www.citronlim.com"&gt;Lim&lt;/a&gt;. Assez pour créer chez moi un dilemme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il manque de dimanches dans une semaine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114282895512595711?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114282895512595711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114282895512595711' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114282895512595711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114282895512595711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/dilemme.html' title='Dilemme'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114254107474542448</id><published>2006-03-16T14:37:00.000-05:00</published><updated>2006-03-17T07:23:32.533-05:00</updated><title type='text'>Date aveugle</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;L'histoire est rendu sur le net. Faut que je m'explique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était en janvier, au Baldwin. Après mon texte &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/01/chute.html"&gt;Chute&lt;/a&gt; au &lt;a href="http://www.vicesetversa.com"&gt;Vices et Versa&lt;/a&gt;, je sais pas trop comment mais une fille que j'ai jamais vu de ma vie - et elle non plus - est tombée sur mon blog. Et elle a décidé qu'elle allait me rencontrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Isabelle. Par courriel elle avait l'air charmante, sur sa photo très belle. Petite mais jolie. Elle m'a invité au baldwin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.matthieusimard.com/paquetsdemots/chronique/baldwin"&gt;Blind date&lt;/a&gt;. Je sais pas quoi faire, moi, dans un blind date. J'ai jamais fait ça. Mais j'ai dit oui. Parce qu'avec une fille aussi belle en photo, une offre aussi facile à accepter, je ne pouvais pas dire non. Même si j'avais peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, je me suis retrouvé au Baldwin, je savais pas de quoi ça avait l'air. Je suis arrivé là en jeans avec une chemise ordinaire, dans une place ou personne avait l'air ordinaire. En partant, c'était nettement trop chic pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pas mon monde ça. Mon monde c'est mon chez moi, ma télé, mes livres. Ce n'était pas ce bar trop beau, ni ce climat trop oppressant, ni le gars à côté de moi qui me regardait jouer nerveusement avec mon paquet d'alumettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne fûme même pas. C'est elle qui voulait que j'aie un carton d'alumette. Pour qu'elle me reconnaisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est arrivée en retard. Finalement elle était pas si petite que ça. Moyenne. Une brunette aux yeux bleus. Quand même très jolie. Très bien habillée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop jolie, trop bien habillée, dans un bar trop branché, trop pour moi, trop pour ce que je peux supporter sans que mon rythme cardiaque passe en cinquième vitesse, trop pour que je puisse juste m'en foutre et profiter du moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nicolas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai essayé de dire oui, mais ça a pas sorti. Dans ces moments là, ma voix disparait, c'est dommage, c'est là que j'en ai le plus besoin. J'ai fait oui de la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a eut un &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/silence.html"&gt;silence&lt;/a&gt;. Je déteste les silences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence s'est installé, et de toute évidence. Isabelle ne savait pas quoi dire pour le briser. J'aurais aimé lui dire qu'elle était belle, resplendissante. J'aurais aimé lui demander pourquoi elle voulait me rencontrer, ce qu'elle aime ou pas, qu'elle me parle d'elle, me disait &lt;em&gt;qui&lt;/em&gt; elle est. Mais je n'avais plus de voix - et plus de courage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis forcé pour une conversation, un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est cool ici. Un peu fait sur le long, mais c’est cool.&lt;br /&gt;- Oui, c’est la place hot de ce temps-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait l'air totalement désintéressée, alors j'ai arrêté la conversation là. Silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais intimidé. Elle avait vraiment l'air déçue, le type à côté de moi avait l'air de nous observer, j'ai senti soudainement que j'avais l'air looser, j'ai senti toute la pression, toute la pression du L trop lourd qui était étampé sur mon front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour briser un morceau de silence, je me suis commandé une bière. Elle s'est commandé un martini. Après un moment, l'inconfort du silence est devenu plus fort que ma peur de parler, j'ai osé une phrase. J'aurais dû la complimenter sur son apparence. J'aurais dû dire n'importe quoi, sauf ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu ressembles pas à tes photos.&lt;br /&gt;- Tu trouves ?&lt;br /&gt;- Oui. T’es plus grande en personne.&lt;br /&gt;- Es-tu déçu ?&lt;br /&gt;- Non non, t’es mieux en personne.&lt;br /&gt;- Toi ? Pas trop déçue ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La serveuse est arrivée. Isabelle n'a pas eut à répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Câlisse que je suis con. Répliques poches. Ce n'est pas moi, ça. À l'écrit, je suis une machine à réflexions, à idées. À l'oral, devant une fille trop belle, trop bien habillée, dans un bar trop branché, je ne suis rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Silence, encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour ça que je déteste les silences, je suis incapable de les briser. Ça a duré longtemps. Trop longtemps. J'aime pas ça les blind dates. J'ai essayé, et j'aime pas ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Écoute Nicolas, j’m’excuse, j’ai… euh… j’ai…&lt;br /&gt;- Ouais, moi aussi, j’ai… Faut que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis parti. Elle trop belle, le bar trop oppressant, comme si tout le monde m'observait, comme si mon histoire pathétique était devenue publique, comme si ça allait se ramasser dans le journal de Montréal...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis retourné à mon chez moi, devant ma télé, devant mes livres. J'aime pas ça, les blind dates. Histoire poche, je sais. Mais maintenant que c'est rendu publique, je voulais au moins vous laisser mon point de vue, mon récit à moi de cette histoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114254107474542448?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114254107474542448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114254107474542448' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114254107474542448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114254107474542448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/date-aveugle.html' title='Date aveugle'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114228613809220337</id><published>2006-03-13T16:03:00.000-05:00</published><updated>2006-03-13T22:55:02.843-05:00</updated><title type='text'>Néant</title><content type='html'>Deux gars trois filles, des morceaux d'&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/explosion-et-je-nai-pas-de-crayon.html"&gt;explosion&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une soirée bien arrosée, des boîtes de St-Hubert vides qui trainent sur la table, les conversations qui s'enchaînent. Une belle soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un verre se vide. À un instant donné le temps s'arrête, la logique disparaît, l'univers cesse d'exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le verre est vide. Le verre ne contient rien. Le verre, contenant en soi, ne contient rien. Il est inutilisé, inutile. Le verre vide n'est plus qu'un objet sans fonction, sans raison d'exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vide n'existe pas. Le vide est l'absence de quoi que se soit, le vide n'est rien, qu'un concept, qu'abstraction. Même chose pour rien. Rien n'existe pas. L'objet autrefois appellé verre n'est plus un verre puisqu'il n'a aucun contenu. Après la tragédie du vide et du rien, le verre meurt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concept du vide et du rien dépend du concept de contenant. Le verre est mort. Ainsi meurt le vide, le rien. Nul besoin de qualifier une absence s'il n'y a pas de présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concept de présence meurt, par procédé en chaine, par balancement, encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présence n'est plus. Le vide, le rien, n'est plus. Le verre n'est plus. Sans concepts, sans présence ni absence, sans vide, sans comparaison, l'univers, concept de l'organisation de la matière, meurt aussi. Sans présence ni univers, l'existence n'est plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il reste de la matière.&lt;br /&gt;Le temps reprend. Une première goutte de bière, en provenance d'une bouteille de St-Ambroise, entre dans le verre. Le verre se rempli. Tout reprend vie, tout reprend un sens. Un arrêt dans le temps parmis tant d'autres. Une belle soirée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114228613809220337?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114228613809220337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114228613809220337' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114228613809220337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114228613809220337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/nant.html' title='Néant'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114202599307344963</id><published>2006-03-10T16:03:00.000-05:00</published><updated>2006-03-11T17:17:37.520-05:00</updated><title type='text'>Fructose en surdose</title><content type='html'>Là je vais vous parler de moi un peu, peut-être de tout le monde, peut-être de tous les gars, j'en sais trop rien, mais au moins de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas pourquoi, mais quand je passe trop de temps seul à seul avec une fille charmante, ça me fait un drôle d'effet. Comme une surdose de sucre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vraiment étrange. Je sais pas trop, il y a sûrement de quoi d'hormonal à propos de ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je vous en parle, c'est que ça m'est arrivé &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/explosion-et-je-nai-pas-de-crayon.html"&gt;dernièrement&lt;/a&gt;. Et ça m'arrive vraiment rarement. Peut-être trop rarement à mon goût. La dernière fois que ça m'a pris aussi fort que ça, c'était avec &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/06/ma-jumelle-illgitime.html"&gt;Mikka&lt;/a&gt;, il y a presque un an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ça m'arrive j'ai tout plein de flash back. C'est étrange...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout ça pour vous dire que c'est comme une vraie overdose de sucre. Je ne me l'explique toujours pas. Et ça dure longtemps. Depuis &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/explosion-et-je-nai-pas-de-crayon.html"&gt;explosion&lt;/a&gt;, je n'ai pas réussi à regarder un muffin au chocolat sans avoir un petit mal de coeur... jusqu'à hier. Si je compte bien, ça fait une semaine ça. Une semaine à avoir de la difficulté à manger du sucre, à cause de quelques hormones, à cause d'une fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est plaisant, d'un certain point de vue. Mais je ne comprends pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114202599307344963?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114202599307344963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114202599307344963' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114202599307344963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114202599307344963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/fructose-en-surdose.html' title='Fructose en surdose'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114176461987321501</id><published>2006-03-07T15:46:00.000-05:00</published><updated>2006-03-07T17:01:38.333-05:00</updated><title type='text'>Silence</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;Tel que lu hier au Vices et Versa. Là c'était concept, à chaque point de suspensions j'arrêtais de lire pour laisser un silence, silence que je ne brisais qu'au moment où il devenait inconfortable. Un bel effet. C'était bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déteste les silences, ça me fait peur. J’angoisse quand j’entends pas une voix, c’est comme un besoin constant de m'entendre moi ou quelqu'un d'autre, j’ai peur du vide, j’ai peur de m’entendre penser, j'ai peur des questions, je déteste les silences, ça me fait peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est freakant le silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je l’entends je me mets à interpréter, à me poser tout plein de question. Ça me fait peur parce qu’en arrière d’un silence il y a de l’inconnu. En arrière d’un silence il y a toujours une question, en arrière d’une question une réponse, indéterminée. Un silence c’est un saut dans l’inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inconnu, les questions… Pourquoi il y a un silence? Je suis supposé le briser? Où c’est le gars en avant qui lit le texte qui est supposé le briser? Il veut dire quoi ce silence là? Ce silence là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand il se passe quelque chose de grave, la coutume veut qu’on fasse une minute de silence. Elle est toujours ben longue cette minute là. Une minute dans le silence c’est plus long qu’une minute de conversation. Les silences sont plus longs. Et par le fait même, ils sont plus lourds. Un silence veut toujours dire quelque chose. Mais à chaque fois qu'il y en a un je me demande ce qu'il veut dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence c’est le vide. Le vide ça fait peur, parce que ça n’existe pas. Mais on en prend conscience quand même. Le silence n’existe pas en fait, le bruit existe mais pas le silence. À chaque silence je prends conscience de quelque chose qui n’existe pas. C’est freakant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déteste les silences, ça me fait peur. J’angoisse quand j’entends pas une voix, c’est comme un besoin constant de m'entendre moi ou quelqu'un d'autre, j’ai peur du vide, j’ai peur de m’entendre penser, j'ai peur des questions, je déteste les silences, ça me fait peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;J’ai fini. Vous pouvez recommencer à parler.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114176461987321501?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114176461987321501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114176461987321501' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114176461987321501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114176461987321501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/silence.html' title='Silence'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114158603656786823</id><published>2006-03-05T14:07:00.000-05:00</published><updated>2006-03-05T14:13:56.586-05:00</updated><title type='text'>Deux fois une vie</title><content type='html'>Une idée, un projet, un nouveau blogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une idée que j'ai eu avec &lt;a href="http://sansaveurniodeur.blogspot.com"&gt;Sulfure&lt;/a&gt;, une amie que j'apprécie beaucoup. Écriture en tandem. Un carnet roman partagé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concept est simple. On a un personnage chacun, avec une personnalité propre à lui qu'on a élaboré individuellement. Les deux personnages se rencontrent. J'écris les impressions de mon personnage et &lt;a href="http://sansaveurniodeur.blogspot.com"&gt;elle&lt;/a&gt; aussi. Et on ne sait pas où ça s'en va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce qu'on sait, c'est que ça commence &lt;a href="http://deuxfoisunevie.blogspot.com"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114158603656786823?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114158603656786823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114158603656786823' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114158603656786823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114158603656786823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/deux-fois-une-vie.html' title='Deux fois une vie'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114132481357884705</id><published>2006-03-02T13:24:00.000-05:00</published><updated>2006-03-02T21:19:41.566-05:00</updated><title type='text'>Explosion (et je n'ai pas de crayon)</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;J'AI PAS DE CRAYON!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;TABARBAK il me faut un crayon, j'veux me &lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;défouler&lt;/span&gt; sur le papier, je veux écrire en &lt;span style="font-family:times new roman;font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;grosses lettres laides&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; et spontanées, j'veux exprimer mon trop plein &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;d'énergie&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; dans un brouillon &lt;em&gt;barbouillé &lt;/em&gt;et crissement humain, mais j'ai pas de &lt;span style="font-family:arial;font-size:78%;"&gt;crayon&lt;/span&gt;, juste un &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;traitement de texte&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;À&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;font-size:78%;"&gt;bas&lt;/span&gt; les standarts!&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;strong&gt;FUCK&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; les &lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;anglicismes&lt;/span&gt;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;La musique joue dans le &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:180%;"&gt;cut-off&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; sur les &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;speakers&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; cheaps de mon ordinateur&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;pour simuler le bruit qu'aurait fait mon petit monde au moment de son&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;E&lt;span style="color:#000000;"&gt;_&lt;/span&gt;X&lt;span style="color:#000000;"&gt;_____&lt;/span&gt;P&lt;span style="color:#000000;"&gt;___&lt;/span&gt;L&lt;span style="color:#000000;"&gt;_&lt;/span&gt;O&lt;span style="color:#000000;"&gt;_____&lt;/span&gt;S&lt;span style="color:#000000;"&gt;_&lt;/span&gt;I&lt;span style="color:#000000;"&gt;___&lt;/span&gt;O&lt;span style="color:#000000;"&gt;________&lt;/span&gt;N&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:78%;"&gt;hier.&lt;br /&gt;Hier encore tout était trop calme et là ma tête est pleine de questions, deux dilemmes reliés ça reste tu un dilemme? Argh, aaaah ouch.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Mon carnet va se remplir de mots dans les prochains jours, mon petit monde explose live-là, des personnages anciens, des nouveaux, un carnet, un Nicolas, et une longue,&lt;/span&gt; longue phrase sans un seul changement de de mise en page cette fois-ci, pour créer un effet de retour à la raison, et là un effet métalinguistique, non-planifié, pas arrangé, spontané.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114132481357884705?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114132481357884705/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114132481357884705' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114132481357884705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114132481357884705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/03/explosion-et-je-nai-pas-de-crayon.html' title='Explosion (et je n&apos;ai pas de crayon)'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114117630971916604</id><published>2006-02-28T20:12:00.000-05:00</published><updated>2006-02-28T20:25:09.743-05:00</updated><title type='text'>Contradictions aériennes</title><content type='html'>Envole-toi dans un frisson infini, vole, vole et pleurs. C'est ma faute, remercie-moi. Le ciel est vaste; il est ouvert, c'est le tiens. C'est pas le miens. Tu le sais trop bien, moi je suis ancré au sol. Tabarnak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vole! Plus haut plus loin. J'veux voir ton image plus petite. Plane, ça te va bien. Les étoiles poussent et les arbres brillent, t'es plus grande et moi je ne suis pas là. Vole!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Parfois je m'assis et j'écoute le ciel, j'y entends des voix qui me disent adieu. Des êtres volent, d'autres écoutent. Moi j'écoute parce que je ne sais pas voler. Parfois les voix expliquent comment voler. Mais je n'ai pas d'ailes. Alors j'écoute.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vole! Surprends moi; explose. Le ciel se veut mouvant mais il tombe plus vite que toi. Sans un recul, vois-tout. Plonge, rapidement, vers la lune ou le soleil mais plonge! Et vole. S'il-te-plait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;D'autres fois je m'enferme et j'écris. J'écris que je ne sais pas voler mais au fond ça ne change rien. Quand on y regarde de près les mots ne veulent rien dire, seuls les individus veulent tout dire. Tout est impossible.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une flèche viendra. Elle te frappera. Tu tombera, cruellement, ta lumière éteindra une ombre, dans un soupir, dans mon soupir. Ton cadavre dans mes mains, ton odeur et puis plus rien. Envole-toi dans un frisson infini, vole, vole et pleurs. C'est ma faute, remercie-moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114117630971916604?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114117630971916604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114117630971916604' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114117630971916604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114117630971916604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/02/contradictions-ariennes.html' title='Contradictions aériennes'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-114057678398640089</id><published>2006-02-21T21:51:00.000-05:00</published><updated>2006-02-21T22:00:14.366-05:00</updated><title type='text'>Le tueur d'identité - 1941</title><content type='html'>Der Grün Apfel, Berlin, 1940.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rumi avance d'un pas calme dans la microbrasserie à l'éclairage pauvre. Il s'assit à une petite table ronde, en face d'un homme, en apparence les restes d'un homme. L'air abattu, les yeux mi-clos, le restant d'homme fixe inlassablement la table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rumi observe l'homme et l'homme se perd dans la table, les minutes passent lentement, le poids du temps s'installe à son rythme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rumi crée le contact.&lt;br /&gt;- Je suis désolé.&lt;br /&gt;- Je suis mort.&lt;br /&gt;- Non, tu ne l'es pas.&lt;br /&gt;- Alors je suis détruit.&lt;br /&gt;- Reconstruis-toi.&lt;br /&gt;- C'est-ce que je fais.&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contact étant repris, l'homme se disant mort n'ose pas le silence.&lt;br /&gt;- Comment il a anticipé la guerre?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, Oliver.&lt;br /&gt;- Pourquoi a-t-il voulu traverser la frontière avec Alphonse et toi? Et pourquoi a-t-il demandé à moi de vous faire traverser?&lt;br /&gt;- Pour éviter la guerre.&lt;br /&gt;- Mais pourquoi avec toi et Alphonse?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, Oliver. Désolé.&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un effort visible et une touche de désespoir, Oliver reprend encore la parole.&lt;br /&gt;- Tous ces rêves, toutes ces promesses, tous ces projets.&lt;br /&gt;- Les attentes mortes, les déceptions...&lt;br /&gt;- Il m'a tué.&lt;br /&gt;- Que vas-tu faire?&lt;br /&gt;- Pour l'instant, je me fais une sorte de procès intérieur. Puis, je me reconstruis.&lt;br /&gt;- Bonne chance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rumi quitte l'endroit devenu soudainement pesant, avec tout sauf la physique en tête. Un français dont il ignore toujours le nom est arrivé il y a deux ans. Tout a tellement changé depuis deux ans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-114057678398640089?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/114057678398640089/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=114057678398640089' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114057678398640089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/114057678398640089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/02/le-tueur-didentit-1941.html' title='Le tueur d&apos;identité - 1941'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113997111818154533</id><published>2006-02-14T21:04:00.000-05:00</published><updated>2006-02-21T21:53:36.626-05:00</updated><title type='text'>Le tueur d'identité - 1938</title><content type='html'>Café le Lynx, Paris, 1938.&lt;br /&gt;Rumi Zucker, physicien allemand à l'allure introverti, entre dans le petit café empoussiéré qu'il fréquente à chaque midi. Il est midi. Rumi est à l'heure, comme toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vrank, café noir et un biscuit à l'avoine, s'il-te-plait.&lt;br /&gt;Francis, le propriétaire et unique employé du minuscule café, sert à Rumi son quotidien café et biscuit en simulant un sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors Herr Doktor Zucker, les affaires vont bien?&lt;br /&gt;- Avec Der Fûrher au sommet de la mère patrie, chaque jour est pire que le précédent pour un physicien allemand à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scientifique de presque quarante ans échape un inaudible rire nerveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En passant Rumi, je sais pas trop pourquoi mais il y a l'homme là-bas qui veut te parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Francis pointe du doigt un petit homme un peu rondelet qui fume lentement une cigarette. Rumi ne le reconnait pas.&lt;br /&gt;- Étrange. Danke Vrank.&lt;br /&gt;- De rien Doktor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Francis feint un autre sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Herr Doktor marche d'un pas calme et distrait en direction du petit homme. À deux pas de la table, le petit homme prend la parole d'un fort accent français du sud.&lt;br /&gt;- Assoyez-vous, docteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le français a une voix douce et acceuillante, qualifiable de chaleureuse. Rumi obéit et s'assoit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous n'allez pas bien, docteur, visiblement quelque chose vous agace.&lt;br /&gt;- Vous avez raison. Mais comment me connaissez-vous? Je suis intrigué, Monsieur l'inconnu.&lt;br /&gt;- Je vais vous remonter le moral. Demain soir venez Chez Martine, à deux rues d'ici. Nous jouerons au billard et nous discuterons.&lt;br /&gt;- J'accepte volontier, mais je suis nul au billard.&lt;br /&gt;- Nous allons jouer, pas compétionner, docteur. Allez, à demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un moment s'éoule. Puis, Rumi quitte son siège et repart s'égarer dans les rues ensoleillées de la capitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Martine, Paris, 1938.&lt;br /&gt;Rumi entre dans l'endroit qui lui est inconnu. L'inconnu à l'accent du sud l'acceuille dès son entrée de sa voix sympathique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah Rumi! Ça va bien?&lt;br /&gt;- Oui, bien sûr.&lt;br /&gt;- Je ne te crois pas. On se tutoit maintenant d'accord?&lt;br /&gt;- D'accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le français guide Rumi dans la chaotique salle de jeux jusqu'à une table. Un autre homme, grand et maigrichon, peut-être quarante-et-un ans, se présente à lui.&lt;br /&gt;- Bonjour Rumi. Moi c'est Alphonse.&lt;br /&gt;- Rumi Zucker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux hommes se serrent la main. L'inconnu apporte une précision à Rumi.&lt;br /&gt;- Alphonse aussi est physicien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la nuit commence. Partie de billard après partie de billard. Alphonse avec le temps expose les problèmes qui le tracassent. Sa peur de passer encore plusieurs années comme physicien, ses craintes face à la vie, ses manques d'amour et ses échecs qui le hante. Rumi, peu habitué à ce genre de comportement extraverti, s'y lance quand même un peu. Il explique ses problèmes à s'intégrer à la société francaise et ses peurs que sa situation empire avec l'engouement pour les valeurs nazi en Allemagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'inconnu rassure les deux hommes.&lt;br /&gt;- Vous savez les gars, tout n'est que temporaire au bout du compte. Ça va finir par aller mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alphonse semble rassuré. Rumi répond d'un mot, un soupir.&lt;br /&gt;- Peut-être.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113997111818154533?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113997111818154533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113997111818154533' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113997111818154533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113997111818154533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/02/le-tueur-didentit-1938.html' title='Le tueur d&apos;identité - 1938'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113980757945693821</id><published>2006-02-12T23:38:00.000-05:00</published><updated>2006-02-13T00:12:59.483-05:00</updated><title type='text'>Dix sur dix</title><content type='html'>Je me suis levé ce matin avec onze heures de sommeil dans le corps. En forme. Dangereusement en forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai décidé de vérifier si effectivement mes relations étaient à &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/sens-unique.html"&gt;sens unique&lt;/a&gt;. J'ai décidé de voir si j'étais vraiment un inclassable, un inconditionnel deuxième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pris ma journée, incluant le petit bout au boulot, à passer des invitations pour les &lt;a href="http://www.auteursdudimanche.com"&gt;Auteurs du dimanche &lt;/a&gt;de ce soir. Cinq gars cinq filles. Un bel échantillon statistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai lancé dix invitations en tout. Dix fois "ça va être un bon show". Dix fois "il y a Martin Petit ce soir". Dix fois "j'aimerais ça que tu sois là, ça serait cool".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai reçu dix négations. Dix fois "on se reprendra une prochaine fois". Dix fois "ah finalement je vais faire quelque chose d'autre ce soir". Dix fois "Nic tu passes deuxième".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix fois c'est assez pour comprendre. C'est simple en esti après dix fois. Je suis &lt;em&gt;out&lt;/em&gt;. Totalement pas le gars avec qui on veut sortir. Il y a quelque chose que je fais mal, que je dis mal, que je ne suis pas, pis je peux pas mettre le doigt dessus. Pis quand je vais mettre le doigt dessus ça va probablement faire pas mal plus mal que ma douleur du moment qui est déjà pas mal terrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis parti vers Montréal dans ma volks déserte, &lt;em&gt;Wish you were here&lt;/em&gt; de Pink Floyd jouait dans le tapis. Pis le you, c'était le you au pluriel. Parce que c'était de même que je le sentais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis étrangement joyeux. Dur à expliquer. Un bonheur par autodéfense, un bonheur forcé, on dirait. Unr joir éphémère, une espèce de réjouissance de connaître la vérité. Mais je sens une agitation au fond de moi. Une agitation mauvaise, noire. Je vais mal dormir cette nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix sur dix. Le message est saisi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113980757945693821?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113980757945693821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113980757945693821' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113980757945693821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113980757945693821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/02/dix-sur-dix.html' title='Dix sur dix'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113954177444628426</id><published>2006-02-09T22:06:00.000-05:00</published><updated>2006-02-09T22:22:54.476-05:00</updated><title type='text'>Je suis calme</title><content type='html'>Les attentes sont parties. Je les ai éliminé. Mikka est partie aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul dans mes souvenirs. Plein de beaux moments, les laids sont rares. Une panoplie d'histoires incomplètes, de moments présents maintenant passés. Dans ce montage vidéo chaotique qui joue dans ma tête, je n'ai exposé peut-être qu'un dizième des scènes sur ce carnet. Et mes amis les plus intimes n'en savent pas réellement plus que vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il traîne des centaines d'instants dans ma tête. Des centaines d'instants où tout semblait aller pour le mieux, où toutes mes craintes s'effaçaient. Je ne les ai jamais écrites. Je n'en ai jamais parlé. Dans chacun des cas j'ai eu le pressentiment - où la lucidité - pour voir que c'était des moments éphémères, des histoires sans suite. Dans chacun des cas, j'ai eu raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mikka est partie. Les attentes aussi. L'avenir est flou. J'ai perdu le focus et je suis content. Sauf que là, il ne reste rien autour de moi. Alors il ne reste que moi. Il reste ma pensée. Et mes souvenirs. Je suis calme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113954177444628426?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113954177444628426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113954177444628426' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113954177444628426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113954177444628426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/02/je-suis-calme.html' title='Je suis calme'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113933383966871771</id><published>2006-02-07T12:26:00.000-05:00</published><updated>2006-02-07T12:37:19.696-05:00</updated><title type='text'>Mikka ou Une histoire trop courte</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;Plus ou moins tel que conté par coeur (parce que j'en arrache un peu par coeur) hier soir au Vices et Versa.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/05/ltudiante-qui-lisait-nietzche.html"&gt;Mikka&lt;/a&gt;, je l'ai rencontré à Chambly. J'étais commis d'épicerie à Chambly, et elle était caissière. Je sais, c'est cliché, ça me rend malade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois pas avoir déjà rencontré une fille plus brillante qu'elle. Vraiment. C'est un cliché en elle même. Ça me rend malade. C'est la fille conscientisée, l'amoureuse de philosophie, la hippie dans le club écolo de son Cégep, l'étudiante en journalisme. L'étudiante douée en journalisme, faut le préciser. Elle est irréprochable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques semaines après que je la rencontrais, elle démissionnait de l'épicerie. Et j'ai décidé que je ne la laissais pas passer. La dernière journée au travail, j'ai été la voir. Pour lui laisser mon numéro de téléphone, ou encore mon adresse ou mon courriel, ou mon code d'assurance maladie. Quelque chose, pour essayer de garder contact. À 18 ans c'était la fille la plus brillante que j'avais rencontré de toute ma vie, c'était hors de question d'attendre d'en avoir 36 pour la prochaine comme elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et avant que je puisse lui laisser mes coordonnées, c'est elle qui a griffonné son numéro de téléphone sur un papier&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/05/la-deuxime-chance.html"&gt; pour me le laisser&lt;/a&gt;. Elle souriait. J'étais heureux. Je sais, c'est cliché. Ça ma rend malade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques semaines plus tard, on a été prendre un café ensemble. J'ai appris qu'elle partait pour l'Afrique. Elle allait faire un stage là-bas pour venir en aide concrètement à un pays en voie de développement. Quand je vous disais qu'elle était irréprochable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois mois. Elle partait pour trois mois. Je lui ai promis que je la rappellerais à son retour, elle avait l'air heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois mois plus tard, j'ai téléphone. Elle était pas là, alors j'ai laissé un message sur son répondeur. Des jours ont passé, j'ai laissé d'autres messages. Je lui ai écrit des courriels. En vain. &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2006/02/trois-semaines.html"&gt;J'ai pu entendu parlé d'elle après&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne saurai probablement jamais si j'ai été amoureux d'elle. Je ne la verrai probablement pas. Je sais, c'est patte comme histoire. Il y a pas peut-être pas de morale à en tirer, peut-être juste un constat. Constat que parfois la réalité est juste comme elle est, pis que je peux pas toujours y changer quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis c'est drôle asteur il y a comme un espèce de vide en d'dans moi. Comme si il manquait quelque chose. Pis avec elle je peux pas me convaincre qu'elle était conne où qu'elle ne m'aurait rien apporté. Je sais pertinemment que c'est faux. Elle est irréprochable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fack ce que je tire de cette histoire-là, c'est quelques beaux souvenirs, le constat d'une réalité trop terre à terre, un coupe de scénarios trop spéculatifs sur pourquoi elle ne m'a rappelé et un sentiment de vide. Est-ce que ça m'apporte vraiment quelque chose? Je le sais pu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je sens que ça m'aide pas, je m'en viens déprimant.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Mouains...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;J'vais aller me prendre une autre bière. Merci&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113933383966871771?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113933383966871771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113933383966871771' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113933383966871771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113933383966871771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/02/mikka-ou-une-histoire-trop-courte.html' title='Mikka ou Une histoire trop courte'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113915690800900164</id><published>2006-02-05T11:23:00.000-05:00</published><updated>2006-02-05T11:28:28.046-05:00</updated><title type='text'>Trois semaines</title><content type='html'>Trois semaines sans que tu retourne un seul appel. Trois semaines sans que tu répondes à un de mes courriels, même si je sais que tu les as lu. Trois semaines sans tes nouvelles. Ça veut dire que c'est fini? Je présume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113915690800900164?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113915690800900164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113915690800900164' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113915690800900164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113915690800900164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/02/trois-semaines.html' title='Trois semaines'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113858506736596417</id><published>2006-01-29T20:34:00.000-05:00</published><updated>2006-01-29T20:37:47.386-05:00</updated><title type='text'>Importants</title><content type='html'>L'homme aux cheveux gris marche la tête haute et le regard droit vers l'avant. Sur une rue grise de Montréal il va, mallette à la main, sourire confiant à la bouche. Il regarde au dessus des gens, il regarde plus haut. Il est important, l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un geste sec et précis, il dégage de sa manche son bras gauche pour y redécouvrir sa montre. Il analyse un instant les aiguilles de sa Rollex, avant de ramener le précieux objet sous la manche de son manteau North Face. L'heure presse, le temps manque, l'homme accélère la cadence de ses pas. Il est important, l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une aisance qui signale une habitude, l'homme s'engouffre dans le métro. Sans se retourner il descend jusqu'aux plus profonds sous-terrains de l'urbanisation. D'un air intransigeant, il fait disparaître du revers de sa main une feuille d'automne, morte, collée sur son manteau, qui composait une atteinte au sérieux que lui confère son apparence ordinairement impeccable. Il est important, l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train sous-terrain de la ville s'arrête devant l'homme. Celui-ci y embarque. Il se taille dans la foule de vulgaires ouvriers une place. Il se tient debout, sa main droite accrochée à un poteau vertical. Il se tient debout, l'homme. Il est fier, l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois stations plus loin, l'homme sort du Wagon populaire. Tout en marchant, rapidement, il redécouvre à nouveau sa Rollex. Le temps presse. L'homme fixe l'avant, et accélère. Il ne détourne pas son regard de l'objectif. Il n'aperçoit pas le mendiant qui implore la pitié à sa droite. Il ne voit pas la fillette en pleurs qui cherche sa meurt. À la population ses obligations. A l'élite la sienne. L'homme doit être à sa tâche dans quelques minutes. L'homme doit contribuer à l'économie de la métropole. Il doit être à l'heure au bureau pour permettre à aux ouvriers qui travaillent pour lui d'avoir un emploi demain encore. L'homme ne peut régler les petits drames humains, il doit faire fonctionner le système. Il est important, l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un étranger aborde l'homme. Il s'impose devant lui. L'étranger est à peine plus grand que l'homme. Son manteau est nettement plus sale que le sien. Ses cheveux sont nettement moins grisonnants. Son visage nettement plus jeune. Il est évidemment d'une autre classe sociale. L'étranger prend la parole :"Monsieur, si je peux prendre un instant de votre temps, j'aimerais que vous répondiez à une ou deux questions. Je suis étudiant et pour mon travail de sociolo..."&lt;br /&gt;L'homme contre-attaque. Il plante ses yeux dans ceux de l'étrange. L'étranger baisse le regard, vers une tuile quelconque du plancher. En deux mots accompagnés d'un sourire pinçant, l'homme achève l'étranger:"Excusez-moi..."&lt;br /&gt;L'étranger se sent soudainement intimidé, cède le passage à l'homme et bafouille des excuses. L'homme est déjà plusieurs mètres plus loin. Son sourire est parti et ses yeux se sont replacés vers l'avant. Il est important, l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En moins d'une minute, l'homme atteint l'ascenceur numéro trois de la tour est du complexe Desjardin. La porte s'ouvre devant lui, il y entre le premier. Une demie-douzaine d'autres hommes en manteaux cleans - mais pas des North Star - le suit. L'engin entamme sa montée. Un à un, les travailleurs débarquent à des étages inférieurs. L'homme, lui, monte plus haut. Il est important, l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étage 42, l'homme quitte l'élévateur. Il donne ses salutations à la secretaire d'un de ses collègues, il envoie la main à un confrère. Il retrouve son bureau, y entre. Il dépose son manteau sur la paterre en bois à côté de la photographie de sa femme. L'homme, maintenant en veston cravate, s'assoit à son bureau. Il dépose sa malette sur son bureau, l'ouvre. Sort quelques papiers, et ses lunettes qu'il dépose sur son nez. Alors, le patron entre dans la pièce, et s'adresse à l'homme d'une voix autoritaire en plantant son regard, et tout le poids que cela implique, sur l'homme.&lt;br /&gt;"Ah, vous êtes arrivé! Pour midi, il me faut ce rapport sur les services web en croissance et votre signature sur le projet de coupures de poste dans le département du soutient."&lt;br /&gt;L'homme baisse les yeux. Il est important, le patron.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113858506736596417?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113858506736596417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113858506736596417' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113858506736596417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113858506736596417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/01/importants.html' title='Importants'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113826380791472412</id><published>2006-01-26T02:47:00.000-05:00</published><updated>2006-01-26T03:25:35.766-05:00</updated><title type='text'>Optimisme, pessimisme, et trois fictions</title><content type='html'>Bar le Lynx, vingt-trois heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un homme, la tête basse, scrute furtivement une jeune et jolie universitaire depuis quelques heures. Sans espoir. Elle est trop belle et trop rayonnante pour lui. Il n'a aucune chance. Si il l'approche, avec chance elle l'ignorera. Probablement qu'elle le ridiculisera. Tant pis. L'homme ne peut rien y faire. Il quitte le Lynx, retourne chez lui et écoute le film de cul du soir de TQS avant de s'endormir. Sa vie est pathétique, et c'est normal.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Et s'il avait essayé?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un homme, la tête haute, observe depuis un moment sa proie. Son sourire est étincellant, il est présent, il a une présence. Il a mis ses plus beaux habits, sa barbe est fraîchement rasée. Il est à son meilleur, la situation est sous contrôle. La jolie universitaire sera sienne. Il compte douze pas, s'assoit devant elle. "Moi c'est Nicolas". "Salut. Je m'appelle Véronique". "Enchanté. Je peux t'offrir un verre?". "Non, désolé, mais mon copain m'attend juste là". Véronique rejoint un autre homme que son improvisé copain, qui visiblement ne l'était en fait pas. L'homme quitte le Lynx, retourne chez lui et prend une douche avant de s'endormir. Demain, ce sera une journée mémorable. &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui, c'était moche, mais demain sera mémorable.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Était-il vraiment en contrôle de la situation?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un homme boit seul en attendant des amis au bar. L'heure avance, les amis n'arrivent toujours pas, et il y a cette femme... Et puis, qu'a-t-il à perdre? Elle est prisée, certe, mais au fond il n'en sait tout simplement pas assez sur elle pour anticiper quoi que ce soit. Il marche vers elle, lui fait un sourire et se présente. "Salut, je m'appelle Nicolas". "Allo. Tu m'attends quelques secondes, je vais me chercher à boire"? "Oui, pas de problème". La jeune et jolie universitaire va se chercher à boire, mais ne revint plus jamais. L'homme quitte le Lynx, retourne chez lui et s'endort.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Et puis après?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu écrire lequel était le réaliste, lequel était l'optimiste ou le pessismiste. J'aurais pu écrire lequel ou lesquels avaient confiance en eux, lequel ou lesquels étaient vraiment heureux. Mais je ne l'ai pas fait. Et je ne le ferai pas. Les textes parlent d'eux-même. Je crois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113826380791472412?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113826380791472412/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113826380791472412' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113826380791472412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113826380791472412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/01/optimisme-pessimisme-et-trois-fictions.html' title='Optimisme, pessimisme, et trois fictions'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113755062643243793</id><published>2006-01-17T21:13:00.000-05:00</published><updated>2006-01-18T03:31:34.640-05:00</updated><title type='text'>Chute</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Tel que lu au Vices et Versa, aux lundi du conte.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On dit tomber en amour. On dit pas qu'on monte ou qu'on grimpe. Non, tomber. Par en bas.&lt;br /&gt;T'es des milliards de kilomètres dans les airs. Tu voles, ça va bien. Tu voles, la vie est belle. T'es heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours la tête dans les nuages, du haut de ton ciel, à rêver à un peu plus beau, à un peu mieux. T'es heureux, t'es patient. T'attends... T'attends que la vie soit juste plus belle. T'es bien, du haut de tes milliards de kilomètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis un moment donné, l'inévitable arrive. Il y a une femme qui se pointe. Tu sais pas trop quoi en penser, tu sais pas trop ce qu'il se passe, mais en dedans de toi ya quelque chose qui a changé, on dirait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T'as rencontré une femme, t'es en amour. Tu deviens un homme. Un homme ça a deux bras, deux jambes pis des fois une tête. Mais ça a pas d'ailes. Tu voles pu, t'es un homme, t'as pas d'ailes. Tu tombes, de tes milliards de kilomètres dans les airs. C'est comme faire du saut en parachute dans l'espace, comme faire du bungee pas de corde dans le vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, c'est l'fun. Tu plonges, en chute libre. La tête en premier, le vent dans la face pis dans les cheveux. Il y a de l'air frais qui parcourt ton visage, un sentiment d'accélération fou, ça va vite, t'es innarêtable, tu trippes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça va de plus en plus vite, t'as un peu peur, un peu le vertige, mais c'est tout. T'adores ça. Sensation forte. Ton coeur bat à la vitesse de la lumière, t'es en chute libre dans le vide, t'as l'impression que t'es libre pis que rien peut t'arrêter. T'es content de tomber, tu te sens vivre enfin, tu sens tout ton corps qui vibre un peu. Interminable plongeon. Des milliards de kilomètres. T'es en vie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis un moment donné tu te retournes. Tu regardes en haut, la femme, l'inévitable femme de tantôt, elle est restée en haut, elle vole toujours. Les anges restent en haut. Pis toi, tu tombes comme un osti de cave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'un coup tu trouves pu ça le fun tomber. Ça va toujours plus vite, ça arrête pu, tellement que la femme est hors de ta vue, pis tu te ramasses tout seul, dans le vide, sans point de repère, à tomber. Pis là, tu commences à avoir peur pour vrai, là tu voudrais remonter en haut. Mais tu peux pas, t'es un homme. Tu tombes. T'as pas d'ailes, pis tu commences à te demander si t'as vraiment une tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fack t'essaie de voler quand même. Tu bas des bras, en imitant un oiseau. Ça donne rien, à part que t'as l'air un peu plus con, à part que tu constate un peu plus l'ampleur de ton désespoir, de ton impuissance. Tu peux rien faire, tu tombes, comme un homme tombe en amour, tu peux rien faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fack il reste juste à attendre.&lt;br /&gt;Pis un moment donné, tu vois de quoi que t'as jamais vu avant. Une surface. De la terre. Un espèce de fond. Tu volais avant, mais t'es tombé en amour. Ça fait une coupe de milliards de kilomètres que tu tombes, pis là tu vas toucher le fond, tu le sais que c'est fini. L'impact va être mortel, la vitesse est exponentielle en chute libre, et tu tombes de quelques milliards de kilomètre. Ça va te tuer. Fack tu serres les dents, tu fermes les yeux, pis t'attends de disparaître. Parce qu'un homme ça disparaît en silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis tu t'écrases, violement, dans un gros bruit sourd mélangé avec des sons de craquements d'os. T'es un restant de cadavre sur le sol, t'es un fossile déjà, t'es un homme qui a touché le fond. Tu penses que t'es mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis là, tu te rencontre qui si tu penses que t'es mort, c'est parce que tu penses. Pis si tu penses, ben ça veut dire que t'es pas mort. Mais tu souffres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu viens de te tapper une chute de quelques milliards de kilomètre, tu t'es fracassé contre le sol, t'arrives même pas à trouver les sacres que ça prend pour crier ta douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T'es un hommes, t'es tombé en amour, t'as touché le fond pis t'as mal comme jamais. Mais t'es un homme, faut que tu te relèves. Parce que t'as survécu à ta chute, mais c'est pas en restant à terre que tu vas recommencer à vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, tu veux pas, tes os sont en poussière, tes ligaments sont en miettes, juste respirer ça te fait mal. Pis quelques jours plus tard, tu décides que tu lèves debout. T'es un homme, pis un homme ça se tient debout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fack tu remets sur tes deux jambes, même si ça craque d'un bruit impossible, même si la douleur de chaque mouvement te fait regretter de pas être mort quand t'as touché le fond.&lt;br /&gt;Là tu vois un escalier, pis logiquement, tu sais que ça remonte en haut. Pis tu sais que t'es tombé de trop haut, de plusieurs milliards de kilomètres, fack ça fait plusieurs centaines de milliers de millards de marches à grimper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste tenir deboute, ça te fait mal, mais t'es un homme, tu vas les remonter tes trillions de marches. Même si à chaque pas tu te dis que c'est une douleur inhumaine, même si à chaque mouvement ta seule pensée c'est le moment où ça te fera pu mal, il y a une petite voix en dedans qui te dit qu'il faut que tu le fasse, il y a encore un minimum de force pis de courage, au fond de ton être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T'as pris la débarque de ta vie, t'as touché le fond. Mais t'es homme, fack tu vas remonter en haut pour montrer que t'es encore en vie. Pis maintenant que tu l'as déjà fait une fois, tu te dis que, une fois en haut, tu vas peut-être te repitcher en bas, juste pour le fun.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113755062643243793?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113755062643243793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113755062643243793' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113755062643243793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113755062643243793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/01/chute.html' title='Chute'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113720955080173819</id><published>2006-01-13T21:48:00.000-05:00</published><updated>2006-01-13T22:32:30.830-05:00</updated><title type='text'>Siphanté et Casilon étaient des armanages</title><content type='html'>Siphanté vivait dans l'est. Elle travaillait dans une fromagerie simplement, en bonne citoyenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Casilon était du Nord. Il dirigeait quelques hommes avec lesquels il approvisionnait la ville en vivres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Casilon fesait affaire avec Siphantée. Il se renseignait souvent auprès d'elle des divers fromages, locaux ou importés, et était ravi de constater qu'à chaque fois elle l'acceuillait avec enthousiasme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Siphantée tenait son charme dans son sourire, franc et naturel, et si féminin. Casilon avait bâtit sa réputation sur la force de son caractère et sa discipline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelque mois de rencontres irrégulières, Casilon décida qu'il était temps d'inviter la belle Siphantée à sortir; s'il ne le faisait pas rapidement, il était évident que la routine et la monotonie d'une relation proffessionnelle allait venir à bout de l'enthousiasme et du charme de Siphantée à son égard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi qu'il décida, par une des plus belles journées d'hiver que la cité ait connue, de faire un léger détour vers l'est. Il s'arrêta devant la fromagerie, et attendit patiemment la jeune femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu avant le coucher du soleil, Siphantée sortit. Casilon fit un pas. Siphantée, d'habitude si charmante, ne le regarda qu'un banal instant et s'enfonça d'un pas rapide dans la ville, en lui envoyant distraitement la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impuissant, Casilon observa la femme qu'il aimait disparaître. Il contempla ses attentes se briser en même temps que son coeur. Il resta fixé sur place quelques minutes, puis il revint à la réalité. Il marcha quelques heures, au hasard des rues, sans but précis. Il était pensif même s'il ne savait plus quoi penser. Il rentra chez lui et se coucha aussitôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Siphantée, elle, de son côté, s'en câlissait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113720955080173819?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113720955080173819/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113720955080173819' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113720955080173819'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113720955080173819'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/01/siphant-et-casilon-taient-des.html' title='Siphanté et Casilon étaient des armanages'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113679257087584209</id><published>2006-01-09T02:35:00.000-05:00</published><updated>2006-01-09T02:42:50.893-05:00</updated><title type='text'>Bonheur en vrac</title><content type='html'>Première dose de bonheur depuis que j'ai éliminé les attentes. Enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir j'ai le coeur léger. Le bonheur c'est désirer ce que l'on fait. Un bon film. Des amis. Pas de jugements, pas d'attentes. Seulement le présent, et pour la suite je verrai en temps et lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu de bonheur, en vrac. Pas trop. Juste assez pour que ce soir je dorme bien. Enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Maintenant&lt;/em&gt;, je suis heureux.&lt;br /&gt;Et demain n'existe pas. Ou du moins, pas encore.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113679257087584209?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113679257087584209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113679257087584209' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113679257087584209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113679257087584209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/01/bonheur-en-vrac.html' title='Bonheur en vrac'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113625733503146404</id><published>2006-01-02T21:59:00.000-05:00</published><updated>2006-01-04T19:12:37.580-05:00</updated><title type='text'>Considérations instantanées</title><content type='html'>L'avenir n'existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avenir n'existe pas, et, par le fait même, les attentes sont irrationnelles. Le royaume de l'attente est le royaume du rêveur. Le rêve est surréaliste. Mais soyons réaliste, je n'ai pas accès à mon subconscient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Maintenant&lt;/em&gt;, je considère le présent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113625733503146404?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113625733503146404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113625733503146404' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113625733503146404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113625733503146404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2006/01/considrations-instantanes.html' title='Considérations instantanées'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113597728444064687</id><published>2005-12-30T15:51:00.000-05:00</published><updated>2007-02-24T09:36:08.808-05:00</updated><title type='text'>Rêves, attentes</title><content type='html'>J'élimine les attentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit, je rêvais. Je rêvais du futur. Je rêvais des amis que j'allais avoir, des métiers que j'allais pratiquer. Ces rêves, ils étaient innombrables. Ces rêves, j'y ai cru, je me suis accroché à eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le temps, avec l'enfance et l'adolescence, ces rêves se sont modifiés. Ils se sont transformés en attentes, en normes personnelles. Devenus attentes, j'ai détesté ces rêves. J'ai commencé à me faire croire que je valais moins que ce que &lt;em&gt;j'estimais de moi&lt;/em&gt; lorsqu'ils ne se réalisaient pas. Mes rêves étaient devenus des attententes, un norme. Des attentes normales. Je me suis dit alors que mes échec signifiaent que j'étais anormal. Que je valais moins que la norme. C'est malsain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis vint le questionnement sur ma personne. J'ai essayé de découvrir la source de mes attentes. Je me suis dit que les attentes venaient de moi, ou bien des autres. Et puis je me suis dit que si les autres me posaient des attentes, c'est parce que je cherchais leur respect. Et qu'au fond, j'avais, face à moi, en attente, leur respect. Toutes les attentes viennent de moi au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est malsain quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant, sans les attentes, sans la pression, qu'est-ce que je veux au fond? Qui suis-je, au fond?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, je veux être heureux. Ça, c'est normal. Et pour y parvenir, il faut juste que j'arrête de m'en faire. Je veux ouvrir mes yeux, profiter et m'amuser du quotidien ou de l'extraordinaire. Je veux saisir chaque opportunité qui se présente. Je veux tout essayer, je veux ne devoir rien à personne ni même à moi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même quand j'essaierai de plaire, ça doit se faire sans attentes. Ça doit se faire comme un jeu, comme un test ou une expérience tout au plus. Je ne veux plus avoir de compte à rendre, je ne veux plus voir ou imaginer de situations finales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le présent, il y a encore tout plein de trucs à faire et essayer. Ne reste qu'à retrouver mon innocence et à être heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'élimine les attentes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113597728444064687?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113597728444064687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113597728444064687' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113597728444064687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113597728444064687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/rves-attentes.html' title='Rêves, attentes'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113583279601876633</id><published>2005-12-28T23:49:00.000-05:00</published><updated>2005-12-29T16:32:13.933-05:00</updated><title type='text'>Solide</title><content type='html'>Plongeons dans ma tête un instant, si vous le voulez bien. Je vous fais le récit de comment et de quoi je me dis quand je réfléchis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais ça avoir une estime personnelle un peu plus solide. Je suis en reconstruction. Reconstation, devrais-dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais ça que cette fois, l'opinion que je me ferai de moi soit un peu plus solide. Je veux qu'elle résiste aux refus et aux mauvaises passes, je veux qu'elle reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comment?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je n'acheterai pas de petits livres sur l'estime de soi. Je lis déjà trop. Mon orgueil ne veut pas. Il faut que je sente que même si je suis seul sur ma voie, je suis sur la bonne voie. Il faut que je crois en mes capacités, il me faut la foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis trop rationnel pour toujours aller chercher le bon côté des choses comme on me le prescrit. J'ai une intelligence dite analytique, je suis incapable de percevoir une situation sans chercher à en tirer une conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment bâtir une estime quand chaque échec me fait tirer des conclusions négatives sur ma personne?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut que je fasse des constats. Je me dois de constater des choses qui vont atténuer en comparaison mes échecs. Il faut que je fouille, que je creuse, que je trouve le souvenir, la pensée, l'idée qui me convaincra définitivement que je vaux ce que j'aimerais être, ce que je suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette idée, c'est quoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le sais pas. Je suis bloqué. Je suis bloqué ici, encore, depuis des ans. Je suis bloqué au fond de mon trou, avec une pas trop haute opinion de moi-même et je doute. Je doute de tout, c'est pour ça que je me questionne. Je doute de moi, et c'est pour ça que je doute du reste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113583279601876633?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113583279601876633/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113583279601876633' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113583279601876633'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113583279601876633'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/solide.html' title='Solide'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113557089592440039</id><published>2005-12-25T22:59:00.000-05:00</published><updated>2005-12-25T23:21:35.953-05:00</updated><title type='text'>J'aime pas Noël</title><content type='html'>J'aime pas Noël. On va me dire pessimiste, voir triste. Mais il faut comprendre que je ne déteste pas Noël. Disons seulement que je ne l'apprécie pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par obligation familliale, je dois passer Noël avec mes oncles, mes tantes, mes grands-parents. Et la famille, contrairement aux amis, on ne la choisit pas. Je dois me taper une douzaine de fois le "Ça va bien dans tes études?" alors que la réponse est toujours la même - oui - et que c'est probablement le dernier de mes soucis. Et à la fatidique question "Ça va bien?", il faut que je force un oui, que ce soit vrai ou pas, parce que c'est Noël pour eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça empire. Toute la soirée, il faut que je joue mon rôle. Mon rôle de p'tit gars sage qui ne discute pas trop. Parce que cette famille ne pratique qu'une religion - une religion unique qui ne laisse aucune place au doute - et ne cherche à comprendre rien. Les sujets de conversations se limitent au travail et aux études, au goût de la dinde et aux cadeaux des enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette famille je m'ennuie, mais surtout je ne me reconnais pas. Je me sens mal et j'ai le goût à tout bout de champs de soudainement exprimer mes centaines d'opinions sur leurs conversations bourrées de tabous sous-entendus jusqu'à ce qu'ils me renient. Mais ça ne m'avancerais à rien, tout comme eux qui n'avancent pas. Ils finiraient par dirent qu'ils sont tristes pour moi parce que je ne crois en rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour ça que ce soir c'est Noël et que j'écris quand même. Ce soir, cette soirée où l'on est supposé veiller un peu en retrouvant les gens qu'on aime, je l'aurais passé avec mes amis et amies, à boire et à déconner, avec une bonne dose de franc-parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et d'ici à la réalisation de ce rêve, je n'apprécie pas Noël.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113557089592440039?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113557089592440039/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113557089592440039' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113557089592440039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113557089592440039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/jaime-pas-nol.html' title='J&apos;aime pas Noël'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113522326002784123</id><published>2005-12-21T22:32:00.000-05:00</published><updated>2005-12-21T22:51:24.196-05:00</updated><title type='text'>Une mémoire</title><content type='html'>Il y a des vieux morceaux de papiers pliés en huit. Quelques photos éparpillés. Des vieux textes imprimés. Mes premières ébauches sur ce carnet, afficher à mon écran. Des moments en tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un doux silence règne sur la pièce. Le son de mes doigts sur le claviers remplissent quelques courts instants de vide. Il y a dans ma tête tout plein d'images, de sons. Et surtout des émotions. Du beau. Du beau que je ne vous écrirai pas, du beau qui reste à moi. Du beau qui se trouve dans mes textes si vous savez lire en arrière des lignes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le laid, je n'en veux pas. Il reste loin et distant dans mes souvenirs. Il existe mais paraît si banal maintenant. Somme toute, il reste le souvenir d'espoirs, oubliés, aussi éphémères que mes histoires. Des beaux moments dont les suites m'importent peu maintenant. Des beaux moments pour me rappeller que mon estime n'est pas à rebâtir. Mon estime n'est qu'un constat à refaire. Et il faut que je le refasse. Tranquillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'avenir, j'en sais trop rien. Je laisse couler, comme mes doigts sur le clavier, comme les idées dans mon esprit, comme les émotions dans l'abîme ma mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis épuisé. Je prends une pose, un moment, un instant, pour moi et mon passé. Je prends le temps de m'aimer un peu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113522326002784123?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113522326002784123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113522326002784123' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113522326002784123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113522326002784123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/une-mmoire.html' title='Une mémoire'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113496911720405876</id><published>2005-12-18T23:26:00.000-05:00</published><updated>2005-12-24T18:48:48.956-05:00</updated><title type='text'>Sens unique</title><content type='html'>Je suis tanné d'être tout seul. Je suis tanné qu'on m'oublie, je suis tanné de me faire ignorer. Je suis tanné de l'indiférence et de l'incompréhension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tanné d'être le gars qu'on respecte mais qu'on aime pas. Je suis tané d'être l'ami de l'ami de tout le monde, d'être celui qu'on est content s'il est de bonne humeur, mais qu'au fond on s'en câlisse ben de si il va ben ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tanné des filles qui me font mal en me rejettant, mais tranquillement, pour pas "me blesser". Je suis tanné des amis que ne prennent jamais de mes nouvelles, je suis tanné des amis qui me donnent jamais des leurs parce que je ne pourrais pas comprendre. Je suis tanné du manque de franc-parler, de cette société dite gentille qui ne veut pas me brusquer, je suis tanné de ce problème qui ne se règlera pas parce que personne n'ose m'en expliquer la nature en pleine face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tanné d'être un inclassable. Je ne supporte plus le fait d'être tellement différent des gens que m'y mêler devient du défi d'acteur. Mon art est la plume, et non pas la guitare et le chant comme tout le monde, et ainsi donc me vient instantanément l'étiquette de nerd, de gars platte. Je suis tanné que les gens ne se donnent pas la peine de comprendre qui je suis réellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tanné de passer deuxième parce que les gens - mes amis, les femmes, les collègues - qui m'entourent n'ont pas besoin de moi. Je suis tanné qu'ils n'aient pas besoin de moi pour être heureux. Et je suis tanné d'avoir besoin d'eux, moi, pour être heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tanné d'être cynique par réaction et non par conviction, je suis tanné de constater à chacune de mes histoires pourquoi ce carnet s'appelle "Sombres Mots", pourquoi ce titre est à la fois si laid et si juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tanné d'inviter des gens dans mon monde sans être invité dans le leur, je ne suis pas tanné de donner mais je suis tanné de ne pas recevoir. Je suis tanné d'être tout seul, je suis tanné qu'on m'oublie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tanné de ne retirer du bonheur que dans ce que j'entreprends et jamais dans ce que j'accomplis. Parce que tout ce que j'accomplis n'est que professionnel, parce que je n'accomplis que des miettes sur le plan personnel. Je suis tanné d'avoir comme seul réconfort le fait d'avoir essayé quand je me plante dans ma vie amoureuse. S'il en est une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tanné de toutes ces foutues relations à sens unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tanné d'être tanné. Les gars, si par hazard vous n'avez rien de mieux à faire, moi me semble que je suis &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/06/les-gars-me-semble-quon-est-d.html"&gt;dû&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis sinon tant pis, j'écrirai une suite à ce texte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113496911720405876?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113496911720405876/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113496911720405876' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113496911720405876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113496911720405876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/sens-unique.html' title='Sens unique'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113466626779330280</id><published>2005-12-15T11:41:00.000-05:00</published><updated>2005-12-29T16:34:04.833-05:00</updated><title type='text'>Monsieur A.</title><content type='html'>- Aujourd'hui, nous avons un nouveau membre, Monsieur A. Acceuillez-le, groupe.&lt;br /&gt;La douzaine de vestons cravates répondirent en coeur à la demande Josée, la petite dame aux cheveux grisonnants qui animait le groupe.&lt;br /&gt;- Bonjooour Mooonsieeeur Aaaaa!&lt;br /&gt;- Très bien groupe, félicita Josée. Maintenant, Monsieur A., expliquez pourquoi vous êtes venu aux Messieurs Anonymes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En regardant le sol, d'un air timide, Monsieur A. commença son discourt, sous l'écoute attentive des vestons cravates, qui toutefois ne le regardaient pas dans les yeux :&lt;br /&gt;- Comme vous l'a dit Josée, je m'appelle Monsieur, mais mes employés m'appellent Monsieur A. Moi ça a commencé durant mon enfance. J'étais un fils de bourgeois, et très tôt ma mère s'est mise à me lire des histoires. J'ai donc très vite appris à aimer lire. Et à aimer consommer. Quand je suis arrivé à l'école, je n'avais pas beaucoup d'amis. En fait, je n'en avais pas. J'étais un fils de bourgois intellectuel, c'est pour ça. Alors je lisais des livres. Et, par conséquent, j'achetais des livres. Au début, je lisais de la science fiction et des romans policiers. Mais avec le temps, je m'intéressai aux romans plus poussés. Des fables au début. Puis des essais et des thèses philosophiques. J'ai compris rapidement, par mes livres et mes réflexions, que le bonheur n'est pas dans l'argent ni dans le pouvoir, ni même dans l'amour. J'ai compris qu'il était dans le contact avec autrui et dans l'acceptation de soi-même. Mais je n'avais pas d'amis, alors j'achetais toujours plus de livres. Vers seize ans, pour financer mes lectures, je me suis trouvé un emploi dans une librairie. Je détestai mon patron, un certain Monsieur Audet. Il faisais des avances aux adolescentes qui travaillaient pour lui, et le soir, il cruisait des filles dans des bars en sortant son fric. Et le pire, c'est qu'il se croyait supérieur aux autres, juste parce qu'il était riche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur A. arrêta de parler en serrant les dents. Josée reprit parole.&lt;br /&gt;- Monsieur A., ici c'est les Messieurs Anonymes, vous pouvez vous fâcher si vous voulez.&lt;br /&gt;- D'accord.&lt;br /&gt;- Monsieur A., j'ai dit vous fâcher, pas approuver.&lt;br /&gt;- Oui oui, madame.&lt;br /&gt;- Monsieur A., fâchez vous!&lt;br /&gt;- D'accord, d'accord, calmez-vous.&lt;br /&gt;Soudainement, Josée sembla rajeunir de vingt ans :&lt;br /&gt;- Mon osti, pète-là ta coche. Pète-là tout suite sinon j'te fous dehors criss. C'est ça que tu veux tabarnak? Tu veux que je te laisse dehors malheureux pour toujours tabarnak?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur A. prit deux profonde respiration avec un air un peu maniaque, et il commença à pleureur et crier un monologue confus:&lt;br /&gt;- Pis là, asteur, c'est moi le boss! J'ai pas d'amis, pas de blonde, les seules filles que j'arrive à me pogner c'est mes employées de 17 ans ou des putes qui voient que je suis riche. Je suis un libraire! Je suis un nerd out! Quand je regarde mes employés de 16 ans qui sont plus heureux que moi, je les sacre dehors juste parce qu'ils me font chier! Personne m'aime, je suis un libraire, personne veut d'un libraire, pis je peux rien y faire! Chu tanné tabarnak. Chu rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il s'effondra en pleurs. Josée, redevenue la petite madame conciliante, le félicita :&lt;br /&gt;- Bravo, Monsieur A. Vous voyez, vous avez une personnalité, au fond. Vous êtes acceptés chez les Messieurs Anonymes. Maintenant groupe, nous allons poursuivre la rencontre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113466626779330280?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113466626779330280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113466626779330280' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113466626779330280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113466626779330280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/monsieur.html' title='Monsieur A.'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113434516042730883</id><published>2005-12-11T18:50:00.000-05:00</published><updated>2005-12-11T18:52:40.456-05:00</updated><title type='text'>J'aurais eu besoin de parler ce soir</title><content type='html'>J'aurais eu besoin de parler ce soir. Trop d'émotions, pis pas les bonnes. Les gars sont tous trop occupés. Ils travaillent. Ils ont des examens importants demain. Ils sortent à des endroits plus branchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, j'aurais eu besoin d'être écouté quelques minutes. Tant pis. Je passe deuxième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens atrocement seul.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113434516042730883?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113434516042730883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113434516042730883' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113434516042730883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113434516042730883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/jaurais-eu-besoin-de-parler-ce-soir.html' title='J&apos;aurais eu besoin de parler ce soir'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113428530980626620</id><published>2005-12-11T01:31:00.000-05:00</published><updated>2005-12-12T22:20:58.476-05:00</updated><title type='text'>Retour sur les lieux du crime</title><content type='html'>Ce soir, je rends les armes, je capitule j'abandonne. Je me rends. J'en peux plus, je suis à bout de souffle. J'ai trop d'émotions pis c'est pas les bonnes. Ce soir, j'écris, parce que les "Il va y en avoir d'autres" ou les "T'as toute la vie devant toi", je suis plus capable de les entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu une invitation pour retourner sur les &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/dstabilisante-soire-dans-ce-petit.html"&gt;lieux du crime&lt;/a&gt;. Pis bon, j'ai un de mes amis qui veut venir, et je me dis pourquoi pas? Et c'est ainsi que j'y étais tantôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retrouve là-bas, avec un ami qui a franchement le goût de se faire du fun, et moi qui a un peu le goût de me faire du fun, et pas mal le goût de me saouler lentement au fond d'une taverne sombre dans un recoin sale de la ville. Mais l'option de la taverne sombre ne m'aurait pas avancé à grand chose. Fack j'étais sur les lieux du crime, ce bar où elle m'a invité pour la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ami est incontrolâble. Ça fait deux minutes qu'on est arrivé, je suis encore en train de me débarasser de mon manteau en imaginant les détails de ma taverne sombre qu'il est déjà sur la piste de danse. Et lui, il sait danser. Ah tiens, on va l'appeller l'HommeQuiSaitDanser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En me prenant une bière, elle rentre. Criss que le monde est petit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence à boire ma bière. La plan d'attaque est simple. Allez l'inviter à danser. Recevoir en pleine gueule son refus et peut-être son mépris. Pis après, avoir enfin la conscience tranquille. J'aurai mal, mais la conscience tranquille. J'suis tellement cave...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je finis de boire ma bière. Elle est déjà sur la piste de danse. J'ai l'air d'un moron, tout seul au bar à taper du pied en regardant la troupe danser. J'ai l'air looser, je me sens looser. Je suis looser. Fack je me dis : "Pourquoi pas?". Pis j'arrive sur la plancher de danse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je sais pas danser. Mais c'est pas grave, il faut que je fonce. C'est pas en tapant du pied au bar que je vais changer quelque chose à ma vie. C'est pas dans une taverne obscure non plus. Non, c'est ce soir, sur la piste de danse. Et j'y suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est là qu'elle arrive vers moi. Je lui fait mon petit sourire charmeur, celui qui marchait &lt;em&gt;avant&lt;/em&gt;. Avant même que j'ai le temps de lui dire quelque chose et de me faire carrément détruire par sa réplique, comme prévu, elle me fait un sourire forcé et va rejoindre un autre gars. Ils jasent deux minutes et quittent ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis là c'est drôle, je me sens encore plus looser. J'ai même pas réussi à me péter la gueule. J'ai même pas réussi à avoir mal comme prévu. Non. Je me suis fait ignorer, et j'ai pas pu aller jusqu'au bout. Et il ne me reste qu'une chose à me dire, c'est que cette fille là c'était une conne, qu'elle était vide. Encore. Parce qu'à chaque fois ça finit comme ça, mais ça ne change absoluement rien. Dans sa vie comme dans celle de bien d'autres avant, je passe deuxième. J'ai l'estime en miette et le courage en morceau, j'ai le goût de disparaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai dansé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai dansé, des heures durant, seul. Seul, tout le long, chacunes des osti d'heures j'ai été seul, pas une fille ne s'est même approché de moi, même pas d'un regard. Probablement parce que je sais pas danser. Ou parce que je suis laid. Ou parce que j'ai l'estime en miette. Ou les trois, sûrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je me suis tanné, pis que j'avais plus le goût d'écrire quelque chose de down que de passer ma soirée là-bas à "m'amuser", j'ai fait signe à l'HommeQuiSaitDanser que c'était l'heure de partir. Sur le chemin du retour, il m'a exposé avec fierté comment il s'était amusé et les deux numéros de téléphone que de charmantes jeunes femmes lui avait laissé. Il était content.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et donc, j'écris mon texte down. Constat : J'ai foncé. Je suis retourné sur les lieux du crimes. J'ai dansé. Je me suis péter la gueule encore plus solide que je le planifiais, et dans ma tête il n'y a rien de réglé. Je suis un osti de looser (lire : j'ai l'estime en miette).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la prochaine fois, je recommencerai. Mon ami était heureux, juste pour ça, ça a valu la peine. J'ai agis selon mes valeurs, j'ai essayé de nouvelles choses, même si les probabilités étaient contre moi. Pis je me suis péter la gueule. Solide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je rends les armes. Mais demain, je les reprends, tout simplement parce que je n'ai pas le choix. Et je vous réécrirai sûrement bientôt, quand je me casserai la gueule une fois de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est beau la vie.&lt;br /&gt;?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113428530980626620?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113428530980626620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113428530980626620' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113428530980626620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113428530980626620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/retour-sur-les-lieux-du-crime.html' title='Retour sur les lieux du crime'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113408562935349732</id><published>2005-12-08T18:20:00.000-05:00</published><updated>2005-12-08T18:47:09.386-05:00</updated><title type='text'>Un peu de cynisme</title><content type='html'>Je me permets de détester la société dans laquelle on vit. Au nom de la liberté, le système capitaliste prône l'individualisme. Des milliards d'ouvriers s'entêtent à surconsommer pour consommer autant, sinon plus, que le voisin, pour avoir son respect. Le respect va aux gens travaillants, ceux qui font rouler l'économie, car les autres sont des lâches. Deux milliards d'êtres humains se meurent au tiers monde au nom de la liberté des quatres autres. Et pour oublier, on surconsomme de la musique commerciale, des films américains génériques et des produits pour augmenter notre "qualité de vie".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'isolement s'installe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'isolement fait en sorte qu'on ose pas dire en face les problèmes aux gens. L'isolement fait qu'on oublie les deux milliards de tiersmondiens qui se meurent et qui nous amène à être heureux par comparaison. On devrait être heureux par union et non par comparaison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'isolement mène au politicly correct. Il ne faut pas dire aux autres des choses qui pourraient les blesser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour ça qu'&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/dsabus.html"&gt;elle&lt;/a&gt; a quitté ma vie sans rien dire, c'est pour ça que ce soir j'écris une tentative de cynisme parce qu'au fond je n'ai pas avancé depuis &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/instinct.html"&gt;un mois et demi&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elle m'avait dit pourquoi elle ne voulait plus me revoir, si elle me l'avait dit de face et directement, peut-être que j'aurais eu une piste de réflexion à propos de ma personne.Mais non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On vit dans une société individualiste, qui se veut gentille parce qu'on ne veut pas blesser les autres. Utopie appliquée qui mène au malheur par l'absence de communication. Au nom de la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, comme Dyogène, j'allume ma lanterne et je cherche l'Homme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113408562935349732?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113408562935349732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113408562935349732' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113408562935349732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113408562935349732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/un-peu-de-cynisme.html' title='Un peu de cynisme'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113380411997925059</id><published>2005-12-05T18:28:00.000-05:00</published><updated>2005-12-05T12:35:19.980-05:00</updated><title type='text'>Désabusé</title><content type='html'>Il y a quelques minutes, chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Appareil téléphonique à la main, je compose les 7 chiffres de son numéro que je connais maintenant par coeur. Quelques secondes plus tard, j'ai sa coloc au bout du fil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En une brève communication, j'apprends qu'&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/instinct.html"&gt;elle&lt;/a&gt; est sortie dans je ne sais trop quel club branché de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me donne le droit d'être désabusé. Et même cynique, tiens...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113380411997925059?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113380411997925059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113380411997925059' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113380411997925059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113380411997925059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/dsabus.html' title='Désabusé'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113366915037244368</id><published>2005-12-03T22:51:00.000-05:00</published><updated>2005-12-03T23:05:50.390-05:00</updated><title type='text'>Désanchanté : dans ma tête</title><content type='html'>Deux fois. Ça fait deux fois qu'elle annule, et même si ma raison me dit que ses arguments étaient valides, mon coeur en souffre pas mal. Ou c'est peut-être l'inverse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux fois. Mais j'ose encore y croire. J'ose croire qu'elle pensera un peu à moi, demain. J'ose croire que j'aurai ma soirée, et que même si ce n'est pas au point, même si elle est désintéressée et moi désillusionné, j'en sortirai gagnant. Je sortirai grandi.&lt;br /&gt;Ça, c'est le bonheur qui reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux fois, mais il y a quand même des choses auxquelles je ne crois plus. Un beau moment présent, une complicité, un jeu encore plus enivrant... Ça n'arrivera pas. Ça fait trop de fois qu'on remet la rencontre, et la complicité ne se commande pas. Et ça, c'est l'enchantement qui s'évapore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux fois, et peut-être même trois, qui sait. On verra bien...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113366915037244368?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113366915037244368/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113366915037244368' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113366915037244368'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113366915037244368'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/dsanchant-dans-ma-tte.html' title='Désanchanté : dans ma tête'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113354546390318220</id><published>2005-12-01T19:13:00.000-05:00</published><updated>2005-12-02T13:32:52.710-05:00</updated><title type='text'>Désanchanté</title><content type='html'>C'était tantôt...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/dsillusionn.html"&gt;prévu&lt;/a&gt; se revoir ce soir. Même concept que la dernière fois, je l'appelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Téléphone qui sonne)&lt;br /&gt;Elle répond:&lt;br /&gt;- Oui allo?&lt;br /&gt;- Bonsoir. Tu vas bien?&lt;br /&gt;- Non. J'ai un mal de tête.&lt;br /&gt;- Oh. C'est bien grave?&lt;br /&gt;- Bien, c'est assez douloureux. Je crois que je préférerais qu'on annule pour ce soir.&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- J'haïs ça. Tu dois me trouver tellement plate.&lt;br /&gt;- Non... Non, je comprends.&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- On pourrait se reprendre.&lt;br /&gt;- Ça me ferait plaisir. T'as une idée précise?&lt;br /&gt;- Et toi? (sourire dans la voix)&lt;br /&gt;- Dimanche soir, disons? Il y a une petite soirée sur le plateau que j'aime bien...&lt;br /&gt;- Rappelle-moi dimanche.&lt;br /&gt;- Ouais... À dimanche.&lt;br /&gt;- Bye-bye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;"Pas ce soir, chéri, j'ai mal à la tête"&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Je me donne le droit d'être désanchanté. Mais toutefois heureux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113354546390318220?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113354546390318220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113354546390318220' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113354546390318220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113354546390318220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/12/dsanchant.html' title='Désanchanté'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113331071040182099</id><published>2005-11-29T18:45:00.000-05:00</published><updated>2005-11-29T19:31:50.420-05:00</updated><title type='text'>Désillusionné : dans ma tête</title><content type='html'>Ça ne marchera pas. C'est simple, si &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/dsillusionn.html"&gt;elle&lt;/a&gt; a prévu autre chose, si elle m'a oublié, c'est parce qu'à ses yeux ça ne reste encore qu'un jeu, entre nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'illusion d'une relation avec elle, dans laquelle j'apprendrais à la connaître, je ferais des compromis tout comme elle et où nous en serions tous deux plus heureux, est tombée. Peu importe les scénarios que je peux m'imaginer, les faits restent les mêmes. Je ne suis pas marquant pour elle et elle ne cherche qu'à s'amuser avec moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, d'une désinvolture bien réelle, je me dis : puis après? Je vais passer un autre moment léger comme mon &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/instinct.html"&gt;après-midi chez elle&lt;/a&gt;, bientôt. Je vais être heureux pendant un moment, je ferai la paix avec mon instinct quelques heures. La vie m'offre une nouvelle expérience, on m'offre de grandir encore un peu plus. J'en sortirai avec un peu plus de souvenirs, un peu plus de vécu. Pourquoi je ne sourirais pas?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113331071040182099?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113331071040182099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113331071040182099' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113331071040182099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113331071040182099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/dsillusionn-dans-ma-tte.html' title='Désillusionné : dans ma tête'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113305118035965579</id><published>2005-11-26T18:45:00.000-05:00</published><updated>2005-11-29T16:17:03.263-05:00</updated><title type='text'>Désillusionné</title><content type='html'>C'était tantôt...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/dilemme.html"&gt;Vendredi il y a deux semaines&lt;/a&gt;, je l'ai appellé. &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/instinct.html"&gt;Elle&lt;/a&gt; et moi, on était supposé se voir, ce soir. Avant de partir pour chez elle, il y a dix minutes, je l'ai appellé, juste pour confirmer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Téléphone qui sonne)&lt;br /&gt;Elle répond :&lt;br /&gt;- Oui allo?&lt;br /&gt;- Hé salut!&lt;br /&gt;- Nic ! Ça va?&lt;br /&gt;- Très bien, toi? Je passes chez toi tantôt?&lt;br /&gt;- Oups. J'ai complètement oubliée! Je suis désolée, j'ai planifié autre chose avec une de mes amies. Désolée, vraiment.&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- On se reprend?&lt;br /&gt;- Jeudi soir?&lt;br /&gt;- D'accord.&lt;br /&gt;- Ne m'oublie pas.&lt;br /&gt;- Bien sûr que non.&lt;br /&gt;- Bye.&lt;br /&gt;- À jeudi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Je me donne le droit d'être désillusionné. Mais toutefois heureux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113305118035965579?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113305118035965579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113305118035965579' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113305118035965579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113305118035965579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/dsillusionn.html' title='Désillusionné'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113304807324505848</id><published>2005-11-18T18:20:00.000-05:00</published><updated>2005-11-26T18:34:33.260-05:00</updated><title type='text'>Dilemme</title><content type='html'>(Maudit) &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/06/lenvie-dun-moment.html"&gt;instinct&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon alors elle veut qu'on se revoit... Je l'ai déjà dit qu'elle était d'une beauté utopique, mais... vide? Vide peut-être seulement en apparences... Vide total, peut-être, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et peut-être bien qu'elle n'est pas vide pour vrai. Peut-être bien qu'elle n'est que timide. Et comment je fais pour savoir? Une seule façon: accepter son offre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113304807324505848?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113304807324505848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113304807324505848' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113304807324505848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113304807324505848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/dilemme.html' title='Dilemme'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113216863680864554</id><published>2005-11-16T14:10:00.000-05:00</published><updated>2005-11-21T18:58:58.886-05:00</updated><title type='text'>Déstabilisante soirée dans ce petit monde qu'est le miens</title><content type='html'>C'est un petit jeu constant entre &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/instinct.html"&gt;elle&lt;/a&gt; et moi. Une danse qui dure depuis des mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'assis à sa table. Je lui dis salut. Elle m'ignore, me glisse un sourire, fixe le plafond. Je quitte la table et je vais parler aux gars au bar. Elle ne changera jamais. Tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus tard, elle arrive par derrière et me tappe sur l'épaule. Je me retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me fait : "Hé! Je suis là et tu m'ignores!".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un sérieux exemplaire, je fais un demi cercle autour d'elle, en la fixant. Elle, elle pivote lentement, pour me faire face, en soutenant mes yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des secondes s'écoulent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'abaisse ma tête, pour la fixer plus directement. Il faut que je baisse la tête parce que je suis un peu trop grand. Je fais six pieds deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends une pause, et je lui souffle, lentement : "Non, je ne t'ignore pas."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s'assit à la table la plus proche, en face de moi. Elle jette un regard au plafond et pianote de sa main droite sur la table, en suivant le rythme de la musique ambiante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais au bar et je commande deux bières, une rousse et une blonde. Je sais qu'elle préfère les blondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dépose la blonde devant sa main qui pianote toujours, je m'assis devant elle et je prends une gorgée de ma bière. Et puis je vise ses yeux, en attendant qu'ils se détachent du plafond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans même me regarder, elle me dit d'un ton nonchalent qu'elle préfère les rousses. Qu'il en soit ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retournes au bar, commande un verre de rousse en ignorant l'évidente interrogation qui se lit sur le visage de la barmaid. Pendant qu'elle me sert le verre, j'ai le temps de réfléchir un peu. Ça fait des mois que ce petit jeu dure. Presqu'à chaque samedi soir, c'est la même chose. En fait, c'est jamais la même chose, mais c'est semblable. Clins d'oeils, paroles taquines, sourires furtifs. Je suis trop con pour tenter ma chance avec elle, mais assez heureux avec elle pour profiter au maximum de sa présence. Je suis heureux, simplement, ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne vers sa table avec le verre en main. Elle se lève et se pointe droit devant moi, pour bloquer ma route, et elle me regarde patiemment. Je me déplace vers la droite, pour la contourner, mais elle fait de même, pour m'empêcher d'avancer, toujours sans dire un mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'esquisse un sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me répond de sa voix d'actrice: "Alors, quand est-ce que tu m'invites à faire autre chose, juste nous deux?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Touché.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113216863680864554?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113216863680864554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113216863680864554' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113216863680864554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113216863680864554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/dstabilisante-soire-dans-ce-petit.html' title='Déstabilisante soirée dans ce petit monde qu&apos;est le miens'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113210734427995506</id><published>2005-11-15T21:03:00.000-05:00</published><updated>2005-11-15T22:34:40.543-05:00</updated><title type='text'>Charmante jeune femme, s'il en est une.</title><content type='html'>&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/instinct.html"&gt;Elle&lt;/a&gt; est encore dans ma vie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ses yeux, il y a l'émerveillement.&lt;br /&gt;Dans son sourire, la complicité.&lt;br /&gt;Dans son corps, l'évidence même d'une femme, dans ses mouvements, l'évidence même d'une féminité.&lt;br /&gt;Dans sa voix j'entends tout la gamme des émotions.&lt;br /&gt;Et dans ses valeurs il y a toute l'utopie du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans son propos, il n'y a rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113210734427995506?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113210734427995506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113210734427995506' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113210734427995506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113210734427995506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/charmante-jeune-femme-sil-en-est-une.html' title='Charmante jeune femme, s&apos;il en est une.'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113158762086141114</id><published>2005-11-09T20:23:00.000-05:00</published><updated>2005-11-10T21:11:39.676-05:00</updated><title type='text'>Presque une conclusion sur l'instinct</title><content type='html'>L'instinct peut être &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/instinct.html"&gt;vivifiant&lt;/a&gt;. L'instinct, par le fait d'être le moteur de nos désirs, peut-être &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/instinct-apparences-jugement-et-autres.html"&gt;désagréable&lt;/a&gt; en cas d'&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/parce-que-jai-pas-fini-avec-linstinct.html"&gt;impuissance&lt;/a&gt;. Sa nature fait de moi ce que je suis, c'est à dire un homme, un être humain mâle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'instinct, c'est la source de tous mes plaisirs. Tous.&lt;br /&gt;C'est aussi la source de tous mes malheurs. Tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n'est pas de ma faute; ce n'est pas par mon action ou par mon inaction, non. C'est par ma signifiance, c'est par mon être. C'est parce que je suis un homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Techniquement, le bonheur et le malheur sont des impressions produites par des concentrations de produits chimique dans mon corps. Je suis un être physique. L'instinct m'habite. Indéniablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue plus pratique, c'est la même chose. Quand je comble ma faim, j'en retire un plaisir, qui vient de l'instinct. Et quand j'ai faim, j'en suis affecté puisque mon instinct n'est pas comblé. Et c'est la même chose avec les femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si j'ai faim, mais que je donne ma viande à quelqu'un qui a plus faim que moi, et bien, je comble l'instinct aussi. Parce que l'instinct fraternel ou paternel, est comblé. Simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains prétendent qu'être conforme à son instinct est gage de bonheur. C'est vrai, sauf en situation d'impuissance. Et ces situations, elles sont monnaies courantes dans mon petit monde. Pas dans ma vie, uniquement. Dans mon petit monde.&lt;br /&gt;-Mon père qui crisse ma mère là.&lt;br /&gt;-&lt;a href="http://www.theoricien.blogspot.com/"&gt;Le théoricien&lt;/a&gt;, que j'admire, qui se pète la gueule au moins aussi souvent que moi.&lt;br /&gt;-&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/le-fou.html"&gt;Le fou&lt;/a&gt;, impuissant par ses convictions.&lt;br /&gt;-&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/la-grosse-et-lintello.html"&gt;La grosse&lt;/a&gt;, par sa laideur et l'impression qu'elle dégage.&lt;br /&gt;-&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/numro-un.html"&gt;Numéro Un&lt;/a&gt;, qui n'est toujours pas autonome.&lt;br /&gt;-Et moi, peut-être...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans l'instinct, c'est le vide, l'absence d'émotions. Sans émotions il n'y a pas de beau, sans beauté pas d'arts, et sans arts, sombrer ne pourrait être un art, et donc pas de Sombres Mots. C'est dire que c'est une hypothèse impossible et paradoxale à propos d'un monde plate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, l'instinct est une caractéristique de l'homme qui donne raison à Darwin. Pour ceux qui en souffrent, il reste la philosophie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113158762086141114?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113158762086141114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113158762086141114' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113158762086141114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113158762086141114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/presque-une-conclusion-sur-linstinct.html' title='Presque une conclusion sur l&apos;instinct'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113125480831552958</id><published>2005-11-06T00:02:00.000-05:00</published><updated>2005-11-29T18:40:51.006-05:00</updated><title type='text'>Parce que j'ai pas fini avec l'instinct.</title><content type='html'>&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/06/lenvie-dun-moment.html"&gt;Maudit instinct. &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous l'ai déjà dit, l'instinct c'est de l'envie. C'est le sentiment du beau, c'est l'envie du beau, et pour certains c'est parfait. Pour certains, pour ceux qui comblent leur instinct, c'est du bonheur. Des instants de bonheur, des moments de plaisirs, des années de souvenirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi c'est rien, c'est du vide, du néant. Pour moi, c'est l'absence de concret, c'est un rêve, de l'espoir tout au plus. L'instinct ça reste l'abstraction de mes désirs, l'imagination d'un idéal, le désir de comment je voudrais être. Pas de ce que je veux être, mais de comment je voudrais l'être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que l'instinct ça me rentre dedans, dans le plus profond de ma tête et de mon coeur, pis ça me montre tout ce que je n'ai pas. Ça me montre qu'il existe des choses que je veux essayer. Ça me montre que j'ai l'ouverture pour les essayer, que j'ai la maturité pour les accepter, que j'ai la volonté pour foncer. Pis ça me montre l'interdit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'instinct, c'est l'annonciateur de ce que je n'ai pas le droit d'être. L'instinct, c'est la façon d'être que je n'ai pas le droit d'essayer, c'est l'envie, la frustration, l'impuissance. Et ça me ronge de l'intérieur, ça détruit une partie de mon innocence à chaque seconde, ça fait de moi un être qui sait être mais qui sait pas, ou qui ne sait plus, comment l'être. Ça fait de moi quelqu'un qui cherche des questions et des réponses, ça fait de moi quelqu'un qui se cherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour certains, l'instinct, c'est des instants de bonheur, des moments de plaisirs et des années de souvenirs. Pour moi, c'est des instants d'envie, des moments d'inspiration et des années de regrets.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113125480831552958?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113125480831552958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113125480831552958' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113125480831552958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113125480831552958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/parce-que-jai-pas-fini-avec-linstinct.html' title='Parce que j&apos;ai pas fini avec l&apos;instinct.'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113086054701927248</id><published>2005-11-01T10:51:00.000-05:00</published><updated>2005-11-01T10:57:05.443-05:00</updated><title type='text'>Instinct, apparences, jugement et autres thèmes secondaires</title><content type='html'>Maudit instinct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/instinct.html"&gt;Elle &lt;/a&gt;et moi, on est à cet endroit que je ne nommerai pas sur ce carnet. Cet endroit où je l’ai rencontré, ce petit monde secret qui m’appartient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est de retour à son apparence sociale, à son rôle de femme parfaite. D’indifférente. À son look trop précis, trop minutieux. À parler avec des gens plus &lt;em&gt;cool&lt;/em&gt; que moi, plus &lt;em&gt;in&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’arrive toujours pas à comprendre comme je suis arrivé chez elle, par un après-midi d’automne, à parler avec elle, de rien. Parce qu’après l’euphorie, après le nuage sur lequel mon instinct m’a fait flotté par cet après-midi d'automne, je me rends conte qu’on parlait de rien, que notre conversation était dénuée de sens, de propos, de fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je suis là, dans cet endroit qui vous est inconnu, à la regarder faire, à la regarder agir et parler avec ses amis, d’une conversation encore plus vide que celle que j’ai eu avec elle, et je me dis que cette femme superficielle, cette femme d’apparences, je n’en veux pas dans ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la femme sympathique et gentille d’un après-midi d’automne, quand je la revois dans mes souvenirs, elle me fait encore planer, elle me fait encore flotter d’une douce sagesse apaisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j’irais la revoir, mais je ne veux pas être &lt;a href="http://douceophelie.blogspot.com/2005/10/soupirant-qui-soupire.html"&gt;obsédé par une personne qui n’existe pas vraiment&lt;/a&gt;, je ne veux pas de son &lt;a href="http://mamathilde.blogspot.com/2005/10/variations-sur-un-mme-taime.html"&gt;mépris&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais elle me manque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors meurs, maudit instinct, meurs! J'ai l'impression que tu me fais plus de tord que de bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113086054701927248?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113086054701927248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113086054701927248' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113086054701927248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113086054701927248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/11/instinct-apparences-jugement-et-autres.html' title='Instinct, apparences, jugement et autres thèmes secondaires'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-113041769993207480</id><published>2005-10-27T08:24:00.000-04:00</published><updated>2005-10-27T14:16:00.153-04:00</updated><title type='text'>Instinct</title><content type='html'>&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/06/lenvie-dun-moment.html"&gt;Maudit instinct.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une série d'évènements, plus ou moins banale, plus ou moins extraordinaire, et je me retrouve, un après-midi d'automne, dans une petite rue à Montréal. C'est un bel automne, vraiment, il y a des feuilles rouges et jaunes partout dans la rue, et il y a cette odeur automniale, fraîche, vivante. Je suis bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je finis par trouver l'adresse, je cogne, et la raison de ma visite dans ce quartier typique de la ville me répond. Une vielle connaissance, vieille pour un gars de 18 ans, c'est-à-dire que ça fait quelques mois qu'on ne s'est pas vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je savais déjà qu'elle était belle. Mais quand je dis belle, c'est un euphémisme. Elle est magnifique, resplendisssante, charmante, rayonnante, que je devrais dire. Et aujourd'hui, elle est l'incarnation absolue de tous ces compliments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entre dans son petit chez elle, elle m'offre à boire, et on discute, de tout et de rien, comme ça, sans trop penser à l'heure. Simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est très simplement vétue, elle n'est pas maquillé ni même particulièrement coiffée. Elle est à son naturel, tout simplement. Et je ne l'ai jamais vu aussi belle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'habitude, elle a un look plus rafiné. Coiffure travaillée, visage maquillé, vêtements minutieusement sélectionnés. Et bien sûr, tout ce travail lui confère un look utopique selon les critères de beauté modernes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sa simplicité du moment la rend encore plus jolie, encore plus charmante. Elle est assise sur un fauteuil, ses pieds nus traînent sur le tapis, dans son petit chez elle par un bel après-midi d'automne, elle me parle. Et moi, je relaxe, et je profite des joies de la conversation, sans arrière pensées face à la charmante jeune femme devant moi. Je profites de la vie, du calme, de la situation. Et de mon instinct, qui me fait sentir flottant et léger parce qu'une jeune femme trop belle est devant moi, mon instinct qui me faire sentir juste bien, en ce moment présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que je peux t'aimer parfois maudit instinct. Ce que je peux t'aimer quand tu me simplifies la vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-113041769993207480?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/113041769993207480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=113041769993207480' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113041769993207480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/113041769993207480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/instinct.html' title='Instinct'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112981255297132439</id><published>2005-10-20T13:48:00.000-04:00</published><updated>2005-10-20T13:48:54.233-04:00</updated><title type='text'>Apparences, art, crédibilité pis peut-être autres choses aussi</title><content type='html'>En dehors de mes textes, en dehors de mon monde, dehors, dans le vrai monde, je ne suis pas un artiste. Du moins, c'est ce qu'on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens qui s'autoproclamment artistes, les purs et durs - ou les purs et mous devrais-je dire - ne me considère pas comme une personne avec une crédibilité sur ce qui touche l'art, du moins jusqu'à ce qu'ils lisent ce carnet. Mes opinions sont très bien articulés et fondées, mais parce que je n'ai pas l'image type du hippie collégien en arts, mes opinions valent moins aux yeux des autoproclammés artistes. Pourtant, ils se disent ouvert et pour une égalité sans limites. Paradoxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorité de ces autoproclammés artistes se croient créatifs, alors que j'ai l'irrationnelle conviction que beaucoup d'entre-eux n'ont jamais ressenti la pulsion, l'incroyable pulsion d'avoir besoin d'écrire, de dessiner, de créer. Pas la pulsion comme un goût, mais vraiment comme un besoin, comme un manque, comme une nécessité. Paradoxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces autoproclammés artistes ne me disent pas artiste parce que je suis souvent trop rationnel. Mais en quoi la façon de penser influence la valeur de l'art? Il y avait bien un mouvent artistique nommé la rationalisme, à ce que je sache. Paradoxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce qui me dérange là-dedans, c'est que la majorité s'entend pour dire que les artistes ont toujours des propos intelligents et recherchés. Mes professeurs de français ne voient d'être créatifs et ouvert à la littérature que dans leurs classes d'arts et lettres. On nous passe toutes sortes de débats télévisés avec des artistes et des artistes, souvent sans un vrai spécialiste. Alors qu'en fait, cette étiquette d'artiste ne veut généralement rien dire d'autre que "je suis un bon interprète".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas le blues du businessman. J'ai le blues de l'incompris.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112981255297132439?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112981255297132439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112981255297132439' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112981255297132439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112981255297132439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/apparences-art-crdibilit-pis-peut-tre.html' title='Apparences, art, crédibilité pis peut-être autres choses aussi'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112958899913345591</id><published>2005-10-17T18:15:00.000-04:00</published><updated>2005-10-17T18:43:19.143-04:00</updated><title type='text'>La grosse et l'intello</title><content type='html'>Il y avait à cet époque, dans le village de St-Jean-sur-Richelieu, une grosse et un intellectuel. On les disait ami. Mais commençons par le début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intellectuel avait des contacts dans l'élite. Docteurs, cinéastes, notaires, journalistes, et même hommes d'état. On le connaissait jusque dans la grande ville de Montréal, où ses amis les plus importants résidaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les femmes, comme le vin et les discussions, il les aimait recherchées, prononcées et en abondance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grosse, elle, était fonctionnaire à la ville de St-Jean. Elle était reconnue tout d'abord pour sa répugnance singulière - et on était unanime à ce sujet - et ensuite pour son sale caractère. Son apparence lui empêchait de progresser dans la hiérarchie comme les femmes de l'époque le faisaient, ainsi donc, elle obtenait ce qu'elle voulait de par sa voix rauque et vulgaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle arivait à tout, sauf, naturellement, en amitiés et, bien sûr, en amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En gueulant à gauche et à droite à la mairie de St-Jean, la large fille réussit à se faire introduire, par un haut fonctionnaire de la ville, dans le cercle d'élites de l'intellectuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque celui-ci vit l'énorme femme pour la première fois, il demanda comment elle, si grosse et répugnante qu'elle fût, s'était hissé jusque dans son petit monde jusqu'alors clos. Mais pour éviter d'offusquer son ami le haut fonctionnaire de la ville de St-Jean-sur-Richelieu, il décida d'accepter la grosse dans le groupe, sans toutefois lui souhaiter la bienvenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grosse croyait enfin s'être fait des amis. Elle tenta de faire sa place parmi l'élite, en vain. En effet, il est dûr de se faire une place avec un tel tour de taille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien vite, elle empoisonna l'ambiance du groupe par son gueulage excessif de propos minimaux. Finis les les discussions musclées! Finis débats enflammés de pensées intelligentes! Elle ruinait tout par ses insultes et jugements envers ses nouveaux amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grosse croyait avoir fait sa place, mais de jours en jours les sentiments que l'élite avait à son égard empirait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rapidement, l'intellectuel compris le sentiment qu'avaient ses amis face à la nouvelle. Discutant par ici et par là, il réussit à convaincre ses élitistes amis à contribuer à ce qu'il appellait le "grand plan", que voici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, l'intello força la grosse à prendre position dans un débat émotif, avec de subtils et agressants sophisme. Ensuite, il divisa le groupe en deux parties. De l'un, il y avait la grosse avec ses alliés, qui jouaient plus la comédie qu'il prenait vraiment position. De l'autre, l'intellectuel, avec ses propres alliés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat, choisi explicitement pour frapper l'émotivité de la grosse, n'en était pas vraiment un. La moralité de la question était trop évidente. La grosse défendait le bien, alors que l'intello défendait le mal. Tout était naturellement minutieusement orchestré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la grosse eu assez à coeur la chose pour croire qu'elle vivait la question existentielle la plus importante de sa vie, coup de théatre! Renversement foudroyant! Tous les supposés alliés de la grosse changèrent d'idée pour rejoindre l'intello. Sauf le &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/le-fou.html"&gt;fou&lt;/a&gt;. Il avait eu pitié d'elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fou avoua à la grosse que c'était un coup monté. La révélation eu l'effet d'une bombe. La monstrueuse fonctionnaire comprit instanément toute la haine que ses présumés amis entretenaient à son égard. Elle s'enfuit dans une campagne encore plus profonde, près de Matane si on en croit les rumeurs, et plus jamais on entendit parler d'elle dans la région de Montréal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, la grosse est rendue vieille et triste. Quand elle constate l'échec monumental que fût sa vie, elle attribue tout à l'intello.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui-ci, de son côté, ne peut s'empêcher de regarder ce qu'il a fait avec une certaine honte. Pourtant, quand ses souvenirs replongent à l'époque de la grosse, il y voit le plaisir. Le plaisir, profond, d'une jeunesse où tout était permis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112958899913345591?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112958899913345591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112958899913345591' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112958899913345591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112958899913345591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/la-grosse-et-lintello.html' title='La grosse et l&apos;intello'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112930239785653840</id><published>2005-10-14T10:55:00.000-04:00</published><updated>2005-10-14T11:06:37.866-04:00</updated><title type='text'>La place de l'apparence</title><content type='html'>La place de l'apparence, du paraître. C'est essentiel, ou non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, dans le vrai fond, c'est l'être qui compte. C'est ce que je suis, et comment je vois les choses. Mais jusqu'où est-ce que ça marche, ça? Parce que la façon dont les autres voient les choses, c'est aussi important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suis-je vraiment ce que je crois être, où suis-je comment on me perçoit? Parce que si tout le monde sur la terre s'entend pour appeller un morceau de bois avec 4 pattes de bois une table, et que je suis en désaccord, j'ai tord et c'est un table. Alors si je me dis ouvert et que tous s'entendent pour me dire fermé, alors, par convention, je suis fermé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112930239785653840?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112930239785653840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112930239785653840' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112930239785653840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112930239785653840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/la-place-de-lapparence.html' title='La place de l&apos;apparence'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112889359669805733</id><published>2005-10-09T20:00:00.000-04:00</published><updated>2005-10-10T14:41:38.926-04:00</updated><title type='text'>Apné</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;Style oral.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je suis un lâche. Tout ça, toutes ces bibittes qui dans ma tête, tout ça, j'aurais pu l'éviter. Facilement en plus. Juste agir aurait suffit, faire de quoi mais agir, au lieu d'être passif. Mais j'ai eu peur, j'ai choké. J'ai rien fait; je suis un lâche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T'étais si belle, si gentille, si brillante. Ta façon de t'exprimer, en pesant chaque mot. Ta façon de sourire, sincère, tendre. Tes clins d'oeil que tu me faisais pour me signifier que tu jouais. Tes fou-rires retenus, ton amour de la musique, tes rêves de grandeur. Et surtout, surtout, ta petite tête. Ta petite tête et ta façon de penser, trop comme la mienne. Ta façon de te poser toujours trop de questions, de tout vouloir savoir, d'essayer de tout comprendre. Curiosité intellectuelle, avidité de questions et soif de réponses. Je t'ai toujours écouté, toujours compris, à cause de ta petite tête, ta façon de pensée, trop proche de la mienne. C'était ça qui me faisait tripper chez toi, tout ça. Tout ce que j'ai toujours voulu chez une femme, tous mes idéaux, tous mes rêves, tous. C'était toi. T'était si belle, si gentille, si brillante. Et moi si lâche. Criss que je suis con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça, parce qu'un soir, j'ai été profondément taré. Pis j'ai eu peur. J'ai eu peur de te perdre, peur de jamais te connaître au complet, peur de pas finir avec toi. On était assis au bar, je nommerai pas la place, mettons un bar pris au hazard, de même. Mettons le Diable Vert. T'étais assise, j'étais là avec toi, et on se racontait nos vies. Comme d'habitude. Pis tu m'as parlé d'un gars. Il fallait que tu me parles d'un autre gars. Faut toujours que ça commence par finir... avec un autre. Ça allait pas bien avec lui, t'avais besoin de soutient. T'avais besoin de moi, parce que j'étais le seul qui puisse t'aider. Parce qu'il fallait que ça finisse de même, il fallait que je me rammasse avec la job ingrate de t'aider à me faire mal. Il te restait moi. Juste moi. Ton dernier espoir. Et ton dernier espoir, il a eu peur. J'ai eu peur. J'ai eu peur, parce que je sais pas quoi faire dans ces situations-là. J'ai eu peur, parce que j'ai compris que c'était fini, ou presque. J'ai compris que je n'étais qu'un ami pour toi, que cette histoire allait finir mal, que j'allais avoir mal. Comme d'habitude. Faque j'ai eu peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai choké. Je me suis trouvé une excuse poche, quelque chose comme "Faut que je m'en aille, j'ai oublié de laisser de la bouffe au chat", pis je suis parti. Pis je le sais que tu le sais que j'ai pas de chat. Faque j'ai eu peur, j'ai choké, pis je t'ai laissé seule. Seule dans le bar pis seule avec tes problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis je le sais qu'est-ce que tu t'es dit après. Je le sais, parce que ta petite tête, ta façon de penser, je la connais trop; c'est la mienne. Tu t'es posée plein de questions. Trop de questions. Trop d'hypothèses, trop de problèmes. Tu t'es demandé si j'avais vraiment un chat. Tu t'es demandé si j'ai pas voulu me débarasser de toi, si j'étais pas ton ami jusqu'à ce que t'ailles des problèmes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Tu t'es demandé si j'aurais pu m'acheter un chat mais que j'avais oublié de le nourrir. Tu t'es demandé si mon hypothétique chat valait plus à mes yeux que toi. Tu t'es demandé si toi, t'avais laissé de la bouffe à ton chat. Parce que t'es lunatique et insécure. Je le sais, parce que je pense comme toi, trop comme toi. Trop, parce que maintenant ça me fait mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop de problèmes, trop d'hypothèses, pas de solutions. Faque tu m'as pas rappellé. T'as attendu que je te rapelle. Je le sais, tu penses comme moi. Parce que moi aussi, j'ai attendu que tu me rapelles. On s'est jamais rappellé. Criss que je suis cave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, de mon côté, je me suis dit que ça valait plus la peine de t'aimer. Que ça allait juste me faire plus mal et encore plus mal, que j'allais en souffrir sans rien y gagner. Comme d'habitude. J'ai voulu t'oublier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je connais deux façons d'oublier une fille. Noyer ses sentiments ou les étouffer. L'alcool ou la raison. Pis l'alcool, ça me tentait pas. Parce que pendant que tu bois, ça va bien, t'es heureux. Mais le lendemain matin, quand tu te réveilles au bord de la toillete, que t'as mal à la tête et au coeur, à cause de l'alcool et de la fille, tu te dis que t'as rien règlé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'ai opté pour la raison. La bonne vieille raison, celle qui tue les sentiments à coups de bonnes vieilles phrases idiotes. Des phrases comme "C'était pas la bonne" ou "Au fond, si elle aimait un autre gars, c'était peut-être parce qu'elle n'étais pas si parfaîte que ça". Des phrases idiotes. Des phrases idiotes que je me répète pour me convaincre que mes sentiments avaient tord. Que j'étais un faible qui avait falli pour son instinct, que c'était juste physique, que maintenant j'était un autre homme, plus logique, plus rationnel. Criss que je suis cave des fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faque j'ai étouffé mes sentiments. Je me suis conditionné à arrêter de penser à elle, jusqu'à ce que mes émotions manquent d'air. Au début, j'ai eu l'impression que je me faisais du mal, que c'est pas la bone façon de procéder. Mais après un bout de temps, je me suis habitué à manquer d'air, à suffoquer. Pis après un deuxième bout de temps, je me suis dit que j'étais tellement con, tellement cave d'avoir eu des sentiments. Je me dis que c'est comme n'importe quel être vivant, étouffe-les pis ils vont crever en silence. Et proprement. Faque j'ai arrêté de respirer, de vivre, jusqu'à ce que la petite voix émotive en dedans se taise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à ce que mes émotions s'étouffent, en silence. Jusqu'à ce qu'ils disparaissent, qu'il n'en reste plus que le cadavre, que le souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il reste toujours le cadavre, en dedans. Cadavre des sentiments passés, corps inerte d'une faiblesse vaincue, d'une douleur achevée. Mais un cadavre ça pue. Et donc, ya tout plein de petites bibittes qui viennent s'y nourir. Le cadavre se décompose, et les bactéries se multiplient et grossissent. Elles deviennent tellement grosse qu'elles prendre des noms. Regrets. Amertume. Remords. Tristesse. Douleur. Mais j'ai nié l'existence des petites bibittes. On a pas le droit d'avoir des bibittes en dedans dans notre société moderne. Mon boss, mes amis, ma famille. Tout le monde, dans le fond. Toute le monde s'attend à ce que je sois de bonne humeur, productif, drôle. Pis je me sentais mal là-dedans. Faque j'ai arrêté de respirer un peu plus, j'ai arrêté de vivre un peu plus, j'ai étouffé ces sentiments-là aussi, pis les petites bibittes se sont nourri encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour ça que ce soir, j'ai décidé de lire ce texte là. J'ai décidé de nommer mes petites bibttes. Regrets. Amertume. Remords. Tristesse. Douleur. Ce soir, j'accepte que j'ai mal, que la raison a rien de donné, que tu me manques. J'accepte que t'étais si belle, si gentille, si brillante. Et moi si si con, si cave. Si lâche. Je sais pas encore ce que je vais faire après ce texte, parce que je sais que t'es là, je sais que tu m'as entendu, je sais que tu m'as écouté attentivement. Pis je sais que tu recommences à te poser tout plein de questions, je le sais, parce que tu penses trop comme moi. C'est pour ça que tu me manques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas encore ce que je vais faire. Mais maintenant, j'ai enfin l'impression de recommencer à respirer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112889359669805733?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112889359669805733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112889359669805733' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112889359669805733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112889359669805733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/apn.html' title='Apné'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112853414251589366</id><published>2005-10-05T13:44:00.000-04:00</published><updated>2005-10-07T22:57:52.460-04:00</updated><title type='text'>Échecs, apparences, intégrité, pis plein d'autres affaires de même</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Un homme, fictif bien sûr. Appellons le Nicolas. Au hazard, tsé, c'est fictif... Donc un homme, Nicolas, et supposons que Nicolas est heureux de ce qu'il est, mais pas de ce qu'il a. Mettons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nicolas, qui étudie au Cégep, mais ce n'est pas moi, vous voyez... Et bien, ce Nicolas, que je ne connais pas parce qu'il n'existe pas, est heureux de ce qu'il est mais est malheureux de ce qu'il a.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas se dit intègre à lui-même. Il se définit comme un être ouvert, qui pense librement, qui réfléchit sur divers aspects de sa vie, qui est toujours à l'affut de l'information et avide de nouvelles choses. Il ne veut pas être autrement; la seule chose sur laquelle il ne veut pas changer est son ouverture qui le force à changer sur tout le reste. Et pour lui, une autre définition de lui-même serait un recul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre Nicolas, il aime bien exprimer ses idées à travers un art. L'écriture. Mettons. Et il aime ça, écrire, ça lui permet de dévellopper des idées - ses idées. Ça lui permet de se sentir en vie par moment, de se voir lui-même comme il est. Comme quelqu'un qui se questionne et qui est ouvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et posons l'hypothèse - pas nécessairement vraie - que personne ne le voit comme il est. Notre homme serait vu comme un être fermé, incapable de s'exprimer oralement, avec des idées molles ou peu réfléchies. On le perçoit comme un marginal, mais sans plus. C'est un freak aux yeux de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Nicolas, à travers son questionnemment et ses observations, s'en est rendu compte. Et il a même attribué ses échecs de relations interpersonnelles et amoureuses à son apparence. À cette impression fausse qu'il dégage. Nicolas en est malheureux. Pas toujours, mais ça le dérange, et il vit mal avec ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien, ce personnage, je crois que je le comprendrais. Mais je ne saurais pas quoi lui dire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112853414251589366?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112853414251589366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112853414251589366' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112853414251589366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112853414251589366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/checs-apparences-intgrit-pis-plein.html' title='Échecs, apparences, intégrité, pis plein d&apos;autres affaires de même'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112829168862256579</id><published>2005-10-02T18:19:00.000-04:00</published><updated>2005-10-02T18:21:28.633-04:00</updated><title type='text'>Parfait</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Quand j'étais petit, j'étais le kid idéal, l'enfant parfait. J'étais le petit gars que toutes les mères voulaient avoir, le petit gars tranquille, sage, poli. Le petit gars parfait. Toutes les copines de ma mère trippaient sur moi, parce que j'étais donc tranquille, donc fin, donc beau, donc... parfait. J'avais quatre ans pis j'étais parfait, ma mère m'admirait, ses copines me voulaient comme fils. J'étais heureux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Pour être heureux, c'était simple : je ne faisais rien. Je faisais pas de mauvais coups, je restais toujours tranquille, je restais dans mon coin, pis j'attendais qu'on me dise que j'étais sage et gentil. Pis ça marchait.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Quand je suis arrivé au primaire, ma prof de première année, Nathalie qu'elle s'appelait, trippait sur moi. Je dérangeais pas en classe, j'avais toujours 100 aux examens, j'apprenais vite. J'étais l'élève parfait.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Nathalie me disait que j'avais de l'avenir, que j'étais doué. Elle me disait que j'allais faire de grande chose, faire un grand métier, devenir quelqu'un d'important. Quelqu'un d'heureux. Elle, c'était une adulte, pis moi j'avais juste six ans, pis un p'tit gars parfait, à six ans, ça écoute les adultes pis ça dit qu'ils ont raison. Pis à force de dire qu'elle avait raison, j'ai fini par penser qu'elle avait vraiment raison.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Rendu à peu près en cinquième année, j'étais toujours aussi doué, toujours aussi parfait. Toujours autant à ma place, sage, souriant, enthousiaste. Toujours aussi aimé des profs, mais toujours à manger tout seul à la cafétéria. Toujour seul, jamais avec des amis. Parce que j'en avais pas d'amis.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;J'étais le bollé, le petit gars trop sage, trop parfait. Celui qui sait pas s'intégrer, celui qui fait ses devoirs; celui qui est pas cool.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Tout d'un coup, je me suis dit que j'étais pas correct. Tout d'un coup, je me suis dit que j'étais pas assez social, pas assez ouvert, pas assez comme les autres, trop différent, trop bizarre. Tout d'un coup, je me suis dit que je valais rien, que j'étais seul, que j'étais un bollé seul. Je me suis dit que j'étais triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je pouvais pas revenir en arrière, alors je me suis dit que c'était juste une mauvaise passe, que ça allait finir par s'arranger avec le temps. Que le temps arrange tout, que la vie est belle, qu'au secondaire, ça allait changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé au secondaire, ça a changé. Un peu. À peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jeunes avaient arrêté de dire que j'étais un bollé. J'étais rendu un nerdz. Les profs me disaient que c'était pas grave si j'avais pas d'amis, pas grave si j'étais tout seul. Ils me disaient que ça valait la peine de mettre un effort au secondaire, pour avoir un bon emploi plus tard. Pour pas finir dans une shop au salaire minimum. Ils me disaient qu'en faisant des sacrifices maintenant, qu'en étudiant, j'allais aller au cégep puis à l'université, que j'allais avoir une grosse job, avec un gros salaire, pis que j'allais être heureux. J'allais être riche pis heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme un cave, je les ai écouté. J'ai arrêté de m'écouter moi pour les écouter. J'étais le gars jamais invité au party, celui qui mange son lunch tout seul dans les toilettes. J'étais le gars dont tout le monde connaissait le nom; parce que j'étais le rejet nerdz de l'école. Mais personne ne me parlait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et après un bout de temps, j'ai arrêté de croire que je pouvais aller leur parler. J'étais trop gêné, j'avais jamais fait ça avant, approcher quelqu'un. Faque j'ai laissé tombé, comme ça. J'ai accepté ma solitude, j'ai accepté ma triste, et je me suis mis à attendre. Attendre que quelqu'un me parle, attendre qu'il se passe de quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'est jamais rien passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis là, une coupe d'années plus tard, je me questionne sur mon passé et ma solitude. J'ai de l'argent, mais je ne suis pas heureux. Pis je repense à ma mère qui voulait que je sois sage, à mes profs qui se débarassaient de moi en me disant d'étudier parce que j'allais être riche. J'ai de l'argent, des beaux diplômes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis parfait. Mais je suis triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je commence à me dire que c'est de la faute à ma mère, à mes profs, que j'ai cru, que j'enverrais chier profondément aujourd'hui. Parce que je suis seul, parce que là il est trop tard, pis parce que j'ai pas d'amis, je rencontre personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'en général, quand on rencontre quelqu'un, on se le fait présenter. Mais je connais personne, alors je ne me fais présenter personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faque je perds mes soirées, tout seul, devant mon ordinateur, à écrire des textes sur les thèmes d'un spectacle à Montréal. Pis je raconte ma triste existence, parce que chaque mot m'y ramène, parce que chaque mot décrit une réalité. Et parce que ma réalité, c'est une existence pathétique d'un gars seul qui écrit des textes tristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rétrospectivement, j'aurais fait des folies dans mon enfance. J'aurais insulter ma mère, j'aurais pas fait mes devoirs. J'aurais dû vendre de la drogue, me saouler dans des party, consommer des drogues dures, commettre quelques crimes, peut-être lâcher l'école. Peut-être qu'aujourd'hui, je serais devenu quelqu'un de pauvre, avec une job plate. Mais avec des amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais non. J'étais un enfant parfait. Et je suis un adulte seul.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112829168862256579?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112829168862256579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112829168862256579' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112829168862256579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112829168862256579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/10/parfait.html' title='Parfait'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112795674828632614</id><published>2005-09-28T21:11:00.000-04:00</published><updated>2005-09-28T21:19:08.296-04:00</updated><title type='text'>Pour les nouveaux</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je suis tombé aujourd'hui par hazard sur &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/64411.shtml"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;cette entrevue&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt; à Indicatif Présent, mon émission préférée sur la première chaîne. Pas très instructif pour les habitués, mais il est toutefois intéressant de constater que le phénomène du blog prend de l'ampleur.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112795674828632614?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112795674828632614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112795674828632614' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112795674828632614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112795674828632614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/pour-les-nouveaux.html' title='Pour les nouveaux'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112786449783200435</id><published>2005-09-27T19:35:00.000-04:00</published><updated>2005-09-27T19:41:37.840-04:00</updated><title type='text'>Nature</title><content type='html'>Les saisons reviennent, la pluie tombe, le temps poursuit son court, les jeunes gens apprennent à s'aimer, les oiseaux émigrent, le soleil se couche le soir, les enfants naissent et les vieillards meurent, le vent soufle, l'eau coule. Et mon estime se casse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la nature des choses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112786449783200435?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112786449783200435/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112786449783200435' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112786449783200435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112786449783200435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/nature.html' title='Nature'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112753169450149542</id><published>2005-09-23T22:39:00.000-04:00</published><updated>2005-09-23T23:21:15.333-04:00</updated><title type='text'>Portrait</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;La fille est assise à deux tables de distance, à la cafétéria. Elle est seule. Je me lève et je vais m'assoir en face d'elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;J'ai le goût de provoquer des situations inattendues, aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Elle affiche une expression entre l'interrogation, la surprise et la gêne. Qu'est-ce que je fais, devant elle, moi, un inconnu? À moins qu'elle ne se rapelle pas de moi et qu'elle devrait? Et qu'est-ce que je veux?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Je reste silencieux, en lui souriant. Après un instant, la gêne s'installe. Et l'instant d'après, le malaise. Puis elle parle, enfin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Salut.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Salut.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Avant qu'elle n'ait le temps de décider laquelle de ses questions elle doit me poser en premier, je sors de ma poche une feuille de cartable pliée en quatre et un crayon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Je peux prendre ton portrait?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Deuxième malaise. J'adore. Elle ne peut que me répondre oui, par curiosité et par gêne. C'est sûr.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Ok.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Je le savais. Alors je la regarde et je me mets à écrire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;em&gt;"Tranquille beauté, assise à une modeste table. Elle a les yeux d'un enfant, grands, bleus, magnifiques. Le nez fin d'un reine, les lèvres d'une femme d'Espagne. Les cheveux courts, droits et fous, chaotiques mais précis; ils incarnent la modernité. Son sourire témoigne d'une affirmée féminité, et ses sourcils d'une forte personalité. Sa peau est d'une blancheur exemplaire; elle inspire le calme. Et la légère inclinaison de sa tête - par en avant, vers le regard - fait la preuve d'une volonté sans équivoque.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;em&gt;Elle est d'une splendeur sans époque ni conditions. D'un charme sans rôle ni accessoires, d'une grâce sans contreverses ni opposition. Tranquille beauté, et j'en ai le premier portrait."&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Et j'arrête d'écrire. Visiblement curieuse, elle formule une question.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Et alors, ce portrait?&lt;br /&gt;- Le voici, lui dis-je en tendant ma feuille de cartable griffonée de mon écriture manuscrite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;En lisant le texte, elle tente de camoufler le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;sourire sur son joli visage. En vain&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Avant qu'elle n'ait le temps de commenter, je quitte la table. J'ai un cours.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112753169450149542?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112753169450149542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112753169450149542' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112753169450149542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112753169450149542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/portrait.html' title='Portrait'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112740295681470248</id><published>2005-09-22T11:22:00.000-04:00</published><updated>2005-09-26T18:45:54.180-04:00</updated><title type='text'>Sulfure</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Sulfure : n. m. [...] Sel de l'acide sulfurique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://sansaveurniodeur.blogspot.com/2005/09/je-suis-la-reine-du-sel-et-du-vinaigre.html"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Salé et acide. &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Définition on ne peut plus parfaîte pour un &lt;/span&gt;&lt;a href="http://sansaveurniodeur.blogspot.com"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;carnet&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt; que je ne souhaite pas friable, mais durable. D'un surréalisme exemplaire et d'une profondeur touchante. Je crois qu'elle vaut le détour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amitié,&lt;br /&gt;Nicolas.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112740295681470248?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112740295681470248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112740295681470248' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112740295681470248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112740295681470248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/sulfure.html' title='Sulfure'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112716707607477790</id><published>2005-09-19T17:40:00.000-04:00</published><updated>2005-09-19T17:57:56.083-04:00</updated><title type='text'>Apprendre le bonheur</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Le bonheur ne s'achète pas. Il ne se gagne pas, il ne s'acquière pas. Il s’apprend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tranquillement, j’apprends à être heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je découvre, un peu plus à chaque jour, les gens autour de moi, les artistes de mon pays, les visions plus ou moins semblables de la vie de mes compères. J’écoute, je lis, je regarde, et au bout du compte j’en sors toujours un peu plus grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’expérimente. Je saute sur les occasions qui s’offrent à moi, j’essaie tout ce qui passe entre mes doigts. Je me plante, trop souvent, mais j’essaie toujours. Je fais plus de plongeons que je tire de conclusions, je fais plus d’expérimentation que de constats. Les constats sont stables, fixes. Plates. Je préfère encore me planter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’exprime. J’écris quand je me plante, j’écris quand je ne me plante pas, j’écris même quand je ne fais rien. Je parle, j’offre mes opinions à qui veut bien les entendre, à qui veut bien m’écouter et découvrir ma vision propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et finalement, le soir, quand j’ai découvert, quand j’ai expérimenté, quand je me suis exprimé, que j’ai sorti mon impression pour que d’autres découvrent et expérimentent, je me couche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dis que je n’ai pas avancé. Ou presque pas. Et je me dis qu’avec une goutte de sagesse de plus, demain, tout sera à refaire, tout sera à recommencer. Et je me dis que c’est pour le mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tranquillement, j’apprends à être heureux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112716707607477790?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112716707607477790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112716707607477790' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112716707607477790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112716707607477790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/apprendre-le-bonheur.html' title='Apprendre le bonheur'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112684250265063828</id><published>2005-09-15T23:39:00.000-04:00</published><updated>2005-09-15T23:49:45.923-04:00</updated><title type='text'>Le soir</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je préfererais ne jamais me coucher. Tout est tellement plus simple, après quelques bières avec des amis, après avoir ri un peu plus qu'on a bu. &lt;/span&gt;&lt;a href="http://sansaveurniodeur.blogspot.com"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Sulfure&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;, le théoricien, et mon ami qui veut devenir bisexuel, ensemble pour un 5 à 7 étendu en 5 à 9 lui-même étendu. Juste du plaisir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Tout est tellement plus simple, les sourires tellement plus faciles, le contact visuel tellement plus fréquent, la joie tellement plus constante. Si la vie était toujours comme ce soir, il n'y aurait pas de guerres, pas de problèmes dans le monde. Pourquoi les hommes sont-ils tous si fermés le jour?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Je ne veux pas me coucher.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Il fait noir, et s'il ferait toujours noir peut-être que ça serait facile, peut-être que ce carnet s'appellerait Clairs Mots.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Demain matin il fera clair, et je me rappellerai pourquoi il s'appelle Sombres Mots.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Je ne veux pas me coucher.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112684250265063828?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112684250265063828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112684250265063828' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112684250265063828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112684250265063828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/le-soir.html' title='Le soir'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112666457312051196</id><published>2005-09-13T22:18:00.000-04:00</published><updated>2005-09-13T22:22:53.133-04:00</updated><title type='text'>Le fou</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Il y avait à cette époque dans la campagne de St-Jean-sur-Richelieu, un gars qu’on finit par appeller le fou. Pas exactement original ni totalement disjoncté, le fou était un gars absoluement ordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fou avait la réputation d’être sociable et aimé. En amitié il était facile ; il était gentil avec tout le monde, et les gens qui étaient gentils envers lui devenaient ses amis. Sa vie était d’une simplicité remarquable, sa philosophie consistait à aimer et à ne pas déranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand il est arrivé au village, on l’a d’abord trouvé fort sympathique. Il n’incommodait personne et discutait avec qui voulait bien d’une conversation avec lui, et très vite il devint connu de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On donna à l’aimable fou un emploi, et un logement qu’il payait toujours en avance. Il était irréprochable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques mois, beaucoup furent étonnés qu’il ne se fût pas encore fiancé. Certains émirent même l’hypothèse qu’il était un de ces hommes qui aime les hommes. Le bruit se propageant comme il le fait au village, la rumeur atteint bien les oreilles du curé. Celui-ci le fit rester un moment après la messe, pour l’interroger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Mon enfant, commença-t-il, pourquoi ne fiancerais-tu pas la petite Marie-Claire, fille d’honorables cultivateurs, pour fonder famille ?&lt;br /&gt; - Mon père, répondit-il, j’irai la voir, et si amour il y a entre nous deux, je la fiancerai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fou courtisa la jeune Marie-Claire avec une remarquable subtilité. Il y alla à sa façon, en approchant lentement sa famille et son cercle d’amis, pour ne pas la déranger. Après près d’un an, il la connaissait assez pour être son ami le plus cher. Mais elle refusa de se fiancer, ne ressentant pas d’amour pour lui. Alors que notre fou, lui, était malade d’elle. Il pleura sa peine à tous les soirs, pendant presque trente jours, dans son logement, sans déranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’aîné du village se questionna à son sujet, et compris très vite son problème. Il attendit la fête nationale pour lui parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fameux 23 juin, le fou rencontra l’aîné, qui prit la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon petit, dit-il même, j’ai remarqué que tu ne buvais pas.&lt;br /&gt; - Je préfère être sobre, le gens sous l’effet de l’alcool perdrent la raison et deviennent dérangeant.&lt;br /&gt; - Et, tu me sembles sans ambitions : Tu ne manifeste pas d’intérêt pour un emploi important, tu te contente de la même vie qu’à ton arrivée.&lt;br /&gt; - Et bien, Monsieur, je ne cherche pas à être le plus riche, l’argent n’est pour moi pas symbole de bonheur. Et l’ambition nuit généralement à autrui.&lt;br /&gt; - Sages paroles. Tu dois puiser ta sagesse dans de nombreux livres.&lt;br /&gt; - En fait, Monsieur, je n’aime pas lire. Je trouve l’activité ennuyante, et tirer sa connaissance de la littérature peut sembler hautain pour les autres.&lt;br /&gt; - Alors, tu dois être un homme de voyage.&lt;br /&gt; - Non, Monsieur. Je n’aime pas voyager, puisque je n’aime pas forcer les gens à m’accueillir. En fait, je n’aime pas forcer les gens à faire quoi que se soit.&lt;br /&gt; - C’est bien ce que je croyais, petit. Tu ne fais rien, tu as peur de déranger. Tu n’as pas de cran. Tu ne trouveras donc jamais fiancée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’aîné s’en alla. Et les rumeurs voyageant à la vitesse qu’elles voyagent au village, bien vite tous apprirent le verdict de l’aîné. Mais même malgré les pressions, malgré son éternel célibat, il refusa de changer. Les gens le dirent fermé de ne rien vouloir essayer. Il proclama alors que c’étaient les gens qui étaient fermé de ne pas respecter ses choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est depuis qu’on le surnomme le fou.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112666457312051196?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112666457312051196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112666457312051196' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112666457312051196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112666457312051196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/le-fou.html' title='Le fou'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112664315392721126</id><published>2005-09-13T16:24:00.000-04:00</published><updated>2005-09-13T16:25:53.940-04:00</updated><title type='text'>Herbe à poux</title><content type='html'>Les allergies c'est comme les peines d'amour.&lt;br /&gt;Les yeux te coulent, le nez te coule, tu te mouche toujours. T'as juste hâte que ça arrête, et en attendant, t'as le goût de mourir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112664315392721126?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112664315392721126/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112664315392721126' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112664315392721126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112664315392721126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/herbe-poux.html' title='Herbe à poux'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112614794138437099</id><published>2005-09-07T22:19:00.000-04:00</published><updated>2005-09-11T22:49:20.866-04:00</updated><title type='text'>J'ai vu une vie en une image</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Dans mon cours d'anglais, une grande blonde. Yeux bleus scintillant, sourire parfait, cheveux aux épaules, visage doux et vêtements sexys mais toutefois classique. Ça paraît que je la regarde? Du moins, ça paraît dans mon écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle parle, d'une voix extraordinairement féminine, intonations heureuses, débit lent - ou est-ce son image qui ralentit le cours du temps?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'observe, un peu ébahit, un peu figé, devant son charme, sa beauté naturelle, son calme étonnant. Elle ne fait pas trop jeune, ni trop vieille. Elle ne fait pas trop bitch, ni trop classique. Sa personnalité apparente ne m'attire pas tant que ça, sans toutefois me laisser indifférent. Elle est juste belle. Et je l'observe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps est au ralenti, je n'entends plus le professeur, je ne pense plus à l'horloge et à la fin du cours, mon ventre ne fait plus de bruit. J'admire cette femme comme on admire un tableau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, le tableau déplace ses yeux, la femme me regarde. Je fais comme toujours dans ces moments-là. Je ne fuis pas, j'affirme ma pensée par le geste. Je fixe mes yeux dans les siens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Généralement, les femmes détournent le regard avant d'afficher un subtil sourire, sourire qui signifie qu’elles acceptent le compliment – elles n’ont pas le choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, avant de détourner le regard, ses yeux bleus ont cessé de scintiller. Son sourire s’est effacé, son visage doux m’a semblé craintif. Elle tourna sa tête en même temps qu’une toute nouvelle attention vers le professeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si elle avait eu un malaise. Comme si j’avais éveillé une vieille peur, ou un vieil évènement, en elle, et qu’instinctivement, pour l’oublier, elle s’était automatiquement concentrée fortement sur quelque chose d’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pauvre elle. Je lui ai rappelé un mauvais souvenir, probablement le genre de chose qui marque une vie. Le genre de chose qui casse l’estime de soi, qui lui parle constamment. Le genre de souvenir qui lui dit en permanence qu’elle est trop belle pour elle, qu’elle ne mérite pas tout ce charme, qu’elle devrait se cacher parce que c’est ce qu’elle mérite. Petite voix intérieure qui ment, mais qui ne se tait jamais. Pauvre elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce que je lui ai fait? Qu’est-ce qu’on lui a fait?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excuse-moi.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112614794138437099?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112614794138437099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112614794138437099' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112614794138437099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112614794138437099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/jai-vu-une-vie-en-une-image.html' title='J&apos;ai vu une vie en une image'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112568267642384464</id><published>2005-09-02T13:13:00.000-04:00</published><updated>2005-09-02T13:37:56.433-04:00</updated><title type='text'>Écrire moins</title><content type='html'>Cher lectorat,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous tenons à vous aviser que, suite à certains changements d'horaires, occasionnés, entre autre, par le retour en classe de notre personnel, le fréquence de nos publications sera inférieure à celle à laquelle vous vous étiez habitués. Nous vous remercions de votre compréhension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute l'équipe de Sombres Mots.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112568267642384464?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112568267642384464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112568267642384464' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112568267642384464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112568267642384464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/09/crire-moins.html' title='Écrire moins'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112545302127792474</id><published>2005-08-30T21:26:00.000-04:00</published><updated>2005-08-30T21:50:21.283-04:00</updated><title type='text'>Écrire</title><content type='html'>Écrire. Écrire des fragments d'échecs, de morceaux d'angoisse, des fragments de peines. Écrire des éclats de mon âme cassée, des cassures de mon âme éclatée. Écrire ce qui se passe en dedans de mon moi intérieur, prendre le temps de penser et de mettre des mots sur le trop plein d'idées, trop souvent sombres, qui surgissent de ma tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écrire parce que j'ai le goût d'écrire, écrire parce que j'ai le goût de me concentrer, de jouer avec les mots, de jongler avec les concepts, d'entacher le papier de mes larmes d'encre, de le faire planer au sens figuré. J'ai le goût de créer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écrire parce que j'aime ça voir du papier blanc parsemé de tâches noires structurées devenir une émotion. Ou mille émotions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écrire pour l'écriture, écrire pour le résultat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écrire.&lt;br /&gt;Écrire, encore.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112545302127792474?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112545302127792474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112545302127792474' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112545302127792474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112545302127792474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/crire.html' title='Écrire'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112511848719489042</id><published>2005-08-27T00:22:00.000-04:00</published><updated>2005-08-27T00:54:47.200-04:00</updated><title type='text'>Désespoir, impuissance, épuisement</title><content type='html'>&lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/ne-ma-rien-cot.html"&gt;Ça ne m'a rien coûté&lt;/a&gt;. Elle ne répond plus à mes appels. Elle m'ignore, presque, et ce, même si on avait passé une belle soirée, même si elle m'avait dit qu'on se reverrait, même si ça me fait mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tout essayé. Je lui ai envoyé des courriels, je lui ai téléphoné, je l'ai contacté autant que possible, à la limite du harcellement. Sans réponse. Ça ne marchera jamais. Je n'y peux rien. Je suis épuisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourtant j'y mettrais encore de l'effort. Massivement. Pour sombrer dans l'acharnement? Non, pas moi. Je suis un passionné, pas un acharné. Je ne peux simplement pas mettre encore de l'effort sans y laisser une partie de mon honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens une petite rage qui naît en moi, petite rage typique qui naît en situation d'impuissance. Je connais cette rage, et je la déteste. Meurs, maudite pulsion! Je vais t'épuiser, petite rage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce genre de peine là, il y a deux façons de ne pas y penser. L'alcool, et l'effort physique. Ce soir, ça va être la deuxième option.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix exercices bien précis, travaillant sur des muscles bien ciblés. Chaque exercice est divisé en quatre séries de huit à quinze répétitions d'un mouvement sur charge, charge qui augmente de façon progressive. De quoi tout oublier, dans un bain d'effort et de sueur. Une heure et demie de travail acharné, qui ne peut se résulter qu'en une concentration extrême et l'absence de pensées troubles. Un travail presque humainement impossible, sauf si on a une surdose d'énergie, surdose provenant d'une petite rage intérieure qui est née de désespoir et d'impuissance et qui mourra d'épuisement, dans ce cas-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais travailler comme un cheval. Après, inévitablement, je vais manger comme un boeuf. Je vais me laver, et je vais m'effondrer sur mon lit, dans un sommeil aussi lourd que mon épuisement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain matin, quand je vais me lever, j'aurai mal partout. Et j'aurai aussi faim. L'endorphine envahira mon corps et mon cerveau. Je vais penser à manger et à minimiser la douleur physique. Je me dirai que ça faisait longtemps que je n'avais pas été aussi "racké", que ça fait du bien. Je me dirai que je me remets à l'entraînement, que j'avais eu une bonne idée la veille. Je me dirai toutes sortes de choses, toutes banales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout, je ne penserai plus à elle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112511848719489042?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112511848719489042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112511848719489042' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112511848719489042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112511848719489042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/dsespoir-impuissance-puisement.html' title='Désespoir, impuissance, épuisement'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112492463183605067</id><published>2005-08-24T18:56:00.000-04:00</published><updated>2005-08-24T19:03:51.843-04:00</updated><title type='text'>Ça ne m’a rien coûté</title><content type='html'>Un souper en ville : 45 $&lt;br /&gt;Une bonne bouteille de vin : 60 $&lt;br /&gt;Parler avec elle en marchant : 2$ d'usure de soulier&lt;br /&gt;La ramener chez elle en auto : 500 $ (L'essence est rendue chère)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle annule la soirée parce qu'elle a fatiguée. Ça n'a pas de prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des choses qui ne s'achètent pas. Pour tout le reste je me fous éperduement du prix.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112492463183605067?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112492463183605067/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112492463183605067' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112492463183605067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112492463183605067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/ne-ma-rien-cot.html' title='Ça ne m’a rien coûté'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112485377790698896</id><published>2005-08-23T23:21:00.000-04:00</published><updated>2005-08-23T23:22:57.913-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Petit à petit, mes &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/mes-peurs-rcurentes-moi.html"&gt;peurs récurentes &lt;/a&gt;se concrétisent.&lt;br /&gt;Douleur à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sombres mots à venir aussi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112485377790698896?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112485377790698896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112485377790698896' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112485377790698896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112485377790698896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/petit-petit-mes-peurs-rcurentes-se.html' title=''/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112466694097053265</id><published>2005-08-21T19:17:00.000-04:00</published><updated>2005-08-21T19:30:05.553-04:00</updated><title type='text'>Mon devoir</title><content type='html'>Grande blonde, assise en diagonale de moi. J'écris parce que je ne sais pas dessiner. Un de mes passe-temps : écrire des portraits de femme en salle de pause, leur faire un petit hommage sans qu'elles ne le sachent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tête penchée, l'expression concentrée. Elle lit le Devoir - mon Devoir, je l'ai acheté hier avant de le déposer dans cette salle de pause - parce qu'il n'y a rien d'autre. Ses grands yeux bleus se promènent de gauche à droite, aussi rapidement qu'elle lit. Je devrais lui parler. Je devrais attirer son attention par mes mots, ne serait-ce que pour regarder ses grands yeux bleus regarder les miens. Mais elle lit le Devoir - mon Devoir - et c'est tout comme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des mots captivants, qui lui prennent ses yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si ce n'est pas moi qui est l'auteur de ces mots, c'est moi qui a acheté le Devoir - mon Devoir. C'est moi qui a choisi ces mots, au fond. C'est tout comme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon Devoir, fais ce que je dois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112466694097053265?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112466694097053265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112466694097053265' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112466694097053265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112466694097053265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/mon-devoir.html' title='Mon devoir'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112450629890493076</id><published>2005-08-19T22:26:00.000-04:00</published><updated>2005-08-19T22:51:38.910-04:00</updated><title type='text'>Célébrez les saveurs!</title><content type='html'>Populaces incultes, réveillez-vous! J'accepte que vous ne vous questionnez-pas, j'accepte avec difficulté que vous ne vous informiez pas que vous votiez encore pour un parti à cause de son image et non de ses intentions. J'accepte que vous vous disiez heureux dans vos petites vies simples, que vous disiez que vous profitez de la vie sans vous préoccuper de problèmes envers lesquels vous n'y pouvez rien de toute façon. C'est réprochable, mais compréhensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aprenez à célébrez les saveurs! Goûtez à tout ce que la vie offre! Pourquoi aller toujours dans le même fast-food auquel vous vous êtes habitués? Pourquoi toujours écouter la même station de radio commerciale? Pourquoi boire toujours les même bières? Pourquoi faire toujours les même maudites affaires, au fond?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous, oui même vous, même si vous vous dîtes que vous êtes destinés à un petit pain, à votre petit chemin tracé, découvrez-vous. Vous avez tous un talent propre, une façon unique de faire quelque chose à votre façon. Écrivez, chantez, faîtes la cuisine, jouez du tam-tam, racontez vos histoires, dessinez, mais faîtes-le! Même si vous le faîtes moins bien que d'autres, même si ne croyez-pas avoir le talent, faîtes le! Vous aurez votre façon de le faire, vous aurez votre saveur personnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous savez c'est quoi, une saveur. Ça ne se décrit pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ça goûte quoi?&lt;br /&gt; - C'est dur à décrire. Faudrait que tu y goûtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, si vous détruisez vos routines, si, une fois par jour, vous écoutez une nouvelle musique, vous goûtez le plat d'un nouveau cuisinier, vous lisez les textes d'un nouvel auteur, vous écoutez un nouveau film (nouveau dans le sens pas vraiment holliwoodien), vous essayez une nouvelle bière, et bien, vous allez être surpris des saveurs que le monde offre! Et vous ne viendrez même pas à bout des saveurs de notre petite province dans votre longue vie. Et ce, même s'il existe peu d'artisans, parce que vous n'avez pas encore compris qu'on est tous un artisan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre province est constituée du millième de la population modiale. Et notre planète est en constante évolution. Même si vous étiez un boudhiste avec des milliards de vies, vous ne viendrez pas à bout de toutes nos saveur. De toutes vos saveurs. Découvrez-vous! Laissez les autres vous découvrir! Découvrez les autres!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Célébrez les saveurs, et nous inventerons une société heureuse!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112450629890493076?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112450629890493076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112450629890493076' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112450629890493076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112450629890493076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/clbrez-les-saveurs.html' title='Célébrez les saveurs!'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112433486604644320</id><published>2005-08-17T23:13:00.000-04:00</published><updated>2005-08-17T23:14:26.053-04:00</updated><title type='text'>Mes peurs récurentes à moi</title><content type='html'>Un café, une bière, un verre de vin blanc, une bonne marche, un tour d’auto, une longue conversation, peu importe. Il y a une relation qui naît, petit à petit, par fragments de sourires ou de phrases, par clin d’oeils ou fou rires, par rêves ou réalité. Peu importe. Il se passe quelque chose, c’est beau. Et quand c’est beau il y a comme un sentiment de bien-être qui s’installe, comme un confort paresseux. C’est beau, pas besoin de rien changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la vie est mouvement. Il faut que ça bouge. Il faut que ça évolue. Et si les choses évoluent, les choses changent. Et c’est à ce moment que la peur naît, pas trop longtemps après la naissance de la relation. La peur que ça ne dure pas, la peur que ça finisse mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là que je me retrouve en ce moment. Et dans mon petit cas personnel, dans ce petit monde personnel qui est une interprétation de la réalité par ma petite tête, les peurs se multiplient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai peur que ça soit déjà fini. J’ai peur d’être le seul à ressentir la naissance d’une relation, peur qu’elle décide de m’éviter, ou encore pire, de m’ignorer. J’ai peur de m’être planté royalement les fois où je l’ai vu, peur de ne pas avoir droit à une autre chance si c’est le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai peur, que, à cause de ma vulnérabilité d’homme, à cause de mes sentiments ou de mes hormones, je finisse par en faire une obsession. J’ai peur que ça finisse mal, que ça finisse par un moi qui décide de l’éviter pour éviter la douleur. J’ai peur de moi-même et de ce que je peux ressentir, au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai peur qu’elle change. J’ai peur qu’elle change trop avec le temps, et son érosion sur l’âme humaine, avec les gars qu’elle va rencontrer, avec les voyages qu’elle fera. J’ai peur d’un jour où je ne la reconnaîtrais plus, d’un jour où je prendrais la décision ou de l’éviter, ou, encore pire, de l’ignorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai peur de toutes sortes de choses. J’ai peur, et c’est à cause de la douleur. On a toujours mal une première fois avant d’avoir peur. On n’a pas peur quand on ne connaît pas la douleur. Mais avec le temps, avec l’érosion du temps sur mon être, j’ai appris à avoir mal, à vouloir éviter la douleur, à avoir peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un être qui fonctionne par peurs. J’ai depuis trop longtemps appris à ne fonctionner qu’en fonction de mes peurs, qu’en fonction de mon instinct de survie qui me demande d’éviter la douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au dessus de tout, il reste encore une peur, une peur qui peut me motiver à avancer encore, à accepter que les choses changent et évoluent, pour le meilleur ou pour le pire. Il me reste un énoncé, une façon de voir les choses, qui fait que je ne suis pas actuellement au beau milieu de mon salon, en petite boule sur le tapis, en attendant que la mort arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma plus grande peur est celle de ne pas vaincre mes peurs.&lt;br /&gt;Et la vie continue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112433486604644320?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112433486604644320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112433486604644320' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112433486604644320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112433486604644320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/mes-peurs-rcurentes-moi.html' title='Mes peurs récurentes à moi'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112416182850607158</id><published>2005-08-15T22:26:00.000-04:00</published><updated>2005-08-15T23:10:31.806-04:00</updated><title type='text'>La messagère</title><content type='html'>Bière de riz et de sarasin. L’orge de blé a été remplacé par de le sarrasin, ça en fait une bière sans gluten. Une bière bio. Avec du goût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je l’ai vu la première fois, j’ai fait « … ». En fait, je suis resté bouche bée. La bouche ouverte, prête à émettre un son, mais il manquait quelque chose. Peut-être le mot exact, peut-être juste du souffle. Mais elle était tout simplement « … ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était juste une belle fille au début. Il n’y avait pas d’amour, j’en étais conscient, c’était purement de l’attirance, c’était purement de l’apparence, c’était purement sexuel. Mais bon, il fallait que je fasse mon mâle. Il fallait que j’aille lui parler, que j’aille la faire rire, pour qu’elle revienne me voir. Mais là encore c’était juste un jeu, juste de l’attirance, juste de l’apparence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À force de jouer je finis par la connaître. Elle se montre intelligente, douée, sensible, complice. Et le reste commence à avoir moins d’importance. Le travail, les études, les amis, tout le reste au fond, commencent à sembler fade par comparaison. L’important c’est elle. Mais ça ne peut pas être de l’amour. Moi ça, en amour avec elle, une fille juste trop « … » ? Les gens me diraient stupide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le jeu continue, et elle finit par prendre toute la place. Je me dis que peu importe ce que le travail, les études ou les amis me demandent, elle compte pour plus. Maintenant c’est elle ma vie. Sauf qu’un moment donné, dans une trop belle soirée trop bien arrosée, je lui ai tout dit, et elle m’a répondu qu’elle ne voulait pas s’engager et qu’elle préférait qu’on reste ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après je suis retourné au travail, à l’école, chez les amis, mais tout semblait fade. C’était elle, ma vie. Le reste, ce n’était rien. Et j’ai l’impression de ne plus avancer, de tout faire pour rien. C’était elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j’ai mal, en silence, dans mon salon. J’ai une bière dans ma main, la Messagère, c’est une bière de riz et de sarasin. Une bière avec du goût, parce que ma vie en a plus, parce que ma vie est rendue morne et dénuée de sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j’ai mal, mais pas trop. Je n’ai pas peur, je n’ai pas de grands problèmes non plus. Le travail, les études et les amis vont bien. Sauf que ça n’a plus de sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour me consoler ou simplement parce que j’en ai besoin, je me demande si c’était de l’amour. La seule chose dont je suis totalement sur, c’est que ce n’est pas ça l’amour. L’amour, ce n’est pas être assis tout seul dans son salon à se dire que la vie n’a plus de sens. Et au fond, je me dis que logiquement, ça devrait être l’inverse. L’amour, ça devrait être quand tout prend un sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je te dis merci, Messagère.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112416182850607158?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112416182850607158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112416182850607158' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112416182850607158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112416182850607158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/la-messagre.html' title='La messagère'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112398575189729602</id><published>2005-08-13T21:32:00.000-04:00</published><updated>2005-08-13T22:15:51.906-04:00</updated><title type='text'>La théorie de la corde de guitare</title><content type='html'>Le théoricien est un homme bien particulier. Pour un homme et pour un théoricien. Même s’il est un homme et un théoricien, il n’est que l’un à la fois. Hier, au nombre de bières qu’il avait bu, c’était le théoricien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a la tête penchée et un regard concentré. Ses doigts qui caressent sa guitare, sa guitare qui gémit, et lui qui la caresse plus intensément. Il est en transe. Il fait l’amour à sa guitare, ça ne peut qu’être beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un long moment, il dépose sa guitare. Tous arrêtent de parler, pour se demander ce qui peut bien le sortir de sa transe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mes amis, commence-t-il d’une voix douce et puissante, laissez-moi vous expliquer la théorie de la membrane. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors le théoricien commence. Il explique que selon la physique quantique, tout est onde. L’univers serait une seule onde, et ce qu’on en voit n’en serait que l’interprétation. C’est comme si tout ce qui existait était une corde de guitare infinie, qui vibre en permanence, qui d’elle seule ferait vivre une musique qui serait en fait la perception actuelle des chose. Il nous expose que le pouvoir de chacun sur la corde de guitare universelle est illimité, et que quiconque qui a assez de contrôle de soi peut contrôler l’onde, et donc tout ce qu’il l’entoure. Il prétend avoir assez de contrôle sur la membrane pour avoir réussi à éradiquer son instinct de lui-même, à éliminer toute la douleur qu’il ressentait, et qu’il était absolument, et ce, en tout temps, heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, je m’interpose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Permets-moi de t’interrompre, ô, grand théoricien, mais pourquoi espérais-tu tant, il y a quelques semaines, conquérir la cœur de la jeune demoiselle qui est aujourd’hui ta compagne ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Parce que je crois qu’elle peut m’apporter quelque chose », qu’il me répond sur le même ton calme du parfait conteur qu’il est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mais si tu n’as plus d’instinct et que tu es parfaitement heureux, tu n’as point besoin d’une femme, puisque ta soif de bonheur est totalement satisfaite. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visiblement coincé, mon conteur théoricien ne perd pas une seconde. En un éclair, il est debout sur la table, ses yeux dans les miens, son doigt qui pointe mon visage avec répugnance. L’image est parfaite. Sur le ton d’un Hitler en plein discours électoral, il me répond avec puissance et conviction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tu ne sais pas de quoi tu parles! Tu dis ça parce que ton enseignement t’a donné une définition du bonheur, parce que ton père, ta mère, te l’ont appris, alors que ce n’est pas ça! Tu ne pourras comprendre que quand tu auras assez souffert pour avoir la force de contrôler la membrane! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste assis dans mon siège, bien calme. Je prends une pose, parfaite. Et je lui réponds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Si tu décides de m’instruire aujourd’hui, c’est parce que tu veux m’aider, et c’est parce qu’au fond tu as une raison de la faire, sinon tu ne le ferais pas. Donc, il te reste encore quelque chose qui te fais avancer, survivre, et c’est ton instinct. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui ne perd pas une seconde. Du haut de sa table, en regardant yeux dans les yeux chaque membre de son auditoire avant de retourner aux miens, il s’exclame : « Foutèse! Je ne procède pas par instinct, mais par respect! Si je te raconte cela en ce moment, c’est parce que je te respecte, parce je sais que l’acquisition de ce savoir te sera utile un jour, et que tu me seras utile un jour ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Bref, c’est pour mieux manipuler la fameuse membrane d’onde si tu me fais don de ta connaissance ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se rassoit sur son siège. Prend sa guitare dans ses mains. Descend la tête vers la guitare, place ses mains sur les cordes. Il prend une pause, immobile. Et il échappe un murmure audible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Oui. » Puis, il se remet à jouer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112398575189729602?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112398575189729602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112398575189729602' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112398575189729602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112398575189729602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/la-thorie-de-la-corde-de-guitare.html' title='La théorie de la corde de guitare'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112364540998816819</id><published>2005-08-09T23:40:00.000-04:00</published><updated>2005-08-09T23:44:41.206-04:00</updated><title type='text'>Dis-moi pourquoi</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;Extrait d'un petit projet d'écriture en cours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Pourquoi il fait toujours soleil quand t’es là?&lt;br /&gt;Pourquoi il y a toujours de la belle musique quand t’es là?&lt;br /&gt;Pourquoi personne n’est jamais méchant, pourquoi tout est toujours si parfait, pourquoi l’air sent bon quand t’es là?&lt;br /&gt;Pourquoi la planète semble si jolie?&lt;br /&gt;Pourquoi le temps s’arrête?&lt;br /&gt;Pourquoi le reste ne compte plus quand t’es là?&lt;br /&gt;Pourquoi, dis-moi, pourquoi tout devient si simple.&lt;br /&gt;Dis-moi pourquoi j’ai le goût de faire un trip d’auto ou juste de partir avec toi, n’importe où, quand t’es là?&lt;br /&gt;Dis-moi, pourquoi, je suis toujours heureux quand t’es là?&lt;br /&gt;Et pourquoi, oui pourquoi, t’es toujours si souriante, toujours si vivante, toujours si magnifique?&lt;br /&gt;Et au fond, pourquoi t’as l’air de sentir la même chose que moi, pourquoi t’as l’air aussi heureuse?&lt;br /&gt;Mais surtout, dis-moi pourquoi, si tout est si beau, si tout est si magique, si la vie est si parfaite, dis-moi pourquoi tu pars toujours si vite?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112364540998816819?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112364540998816819/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112364540998816819' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112364540998816819'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112364540998816819'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/dis-moi-pourquoi.html' title='Dis-moi pourquoi'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112345522464413394</id><published>2005-08-07T18:53:00.000-04:00</published><updated>2005-08-07T20:47:30.746-04:00</updated><title type='text'>Le protocole</title><content type='html'>Quand on veut bien paraître dans un autre pays, il y a des traditions bien précises à connaître. Quand on veut apprivoiser un animal, il y a toujours une série de chose à faire dans un ordre spécifique. C'est la même chose pour moi. Si vous voulez me faire parler, me connaître comme je suis dans mes textes, il y a un protocole bien précis. Parce que sinon, je reste un être assez renfermé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, vous devez m'aborder le soir. Je suis de cette espèce nocturne qui vit bien la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attendez que je me retrouve seul, ou du moins silencieux. Il ne faut pas me déranger en conversation ou dans une activité qui me demande de l'attention. Parfois, ça m'irrite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, assisez vous devant moi, et offrez-moi une bière. Une vraie, quelque chose de qualité. Et prenez-en une aussi. La même chose. Par exemple, si vous êtes dans un bar, vous prenez un ton sérieux et vous demandez "Deux griffons rousses, s'il-vous-plaît". Et si vous êtes chez vous, vous sortez deux griffons rousses (c'est un exemple, il n'est pas nécessaire que ce soit une griffon rousse) de votre frigo, et vous les versez dans des verres à bière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tant que je n'ai pas bu, vous ne buvez pas, vous ne parlez pas. Vous devez garder votre sérieux, sauf si vous êtes une demoiselle. Alors, vous pouvez me faire un petit sourire amusé, mais ça, c'est une autre histoire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant que je n'ai pas bu, ça veut dire que je ne suis pas prêt. Si vous buvez avant moi, vous brûlez une étape, et tout le travail accompli devient inutile. C'est une phase très cruciale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'ai pris une gorgée, vous en prenez une aussi, vous me fixez dans les yeux, et là vous posez une question. N'importe laquelle. Et ma réponse devrait sonner comme un de mes textes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112345522464413394?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112345522464413394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112345522464413394' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112345522464413394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112345522464413394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/le-protocole_07.html' title='Le protocole'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112329777780744976</id><published>2005-08-05T23:09:00.000-04:00</published><updated>2005-08-06T20:54:56.756-04:00</updated><title type='text'>Nicolas</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je m’appelle Nicolas. J’ai quatre ans. Tantôt, mon papa m’a fait très mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des fois, quand je fais des mauvais coups, comme quand j’ai cassé le truc de parfum à maman, il me donne la fessée. Mais j’ai compris, il faut juste que je sois sage, que je reste dans mon coin tranquille, et je ne reçois jamais de punitions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tantôt, je me suis fait mal. J’avais tellement mal que je pleurais, comme quand il me donne la fessée. Papa est venu me voir et il m’a dit d’arrêter de pleurer. J’ai essayé, mais j’avais peur de ne pas réussir, et la peur ça me fait pleurer, alors je n’ai pas réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’a donné un coup sur la main. Un coup très très fort, je n’avais jamais eu aussi mal. Alors j’ai arrêté de pleurer, je l’ai regardé et je lui ai dit, en reniflant encore un peu :&lt;br /&gt;« Celle là elle a fait vraiment mal ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père a reculé sa main. Il est resté debout longtemps sans bouger. Il était bizarre. Il avait l’air d’essayer de comprendre quelque chose de compliqué. Moi je ne disais rien, parce que j’avais trop peur. Et il m’a dit, d’un ton gentil « Tu sais Nicolas, t’es la personne que j’aime le plus au monde, et jamais je ne voudrais te faire mal. Je suis tellement fier de toi. C’est la dernière fois que je te frappe, promis. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il est partit dans sa chambre. Ma mère lui a dit « Pierre, qu’est-ce que t’as ? », mais il n’a pas répondu, il est allé vite dans sa chambre et il a fermé la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime pas ça quand mon père me frappe, mais au fond c’est parce que je le mérite. Mon papa c’est le meilleur papa au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que la vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai onze ans. Je ne sais pas trop comment c’est arrivé, mon père s’est mis à me parler sérieusement. Il m’a raconté son enfance à fort Chambly, l’enfance de son père, de toutes les épreuves qu’ils ont passés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas trop comment, mais il a fini par me parler de quand j’étais jeune. Il m’a parlé des rares fois où il m’a puni par la violence, il s’est excusé. Il avait les larmes aux yeux. Je ne sais pas pourquoi, mais moi je ne m’en rappelle plus, sauf que quand il m’en parle, j’ai comme une drôle d’impression, et j’ai une boule dans la gorge, et je sens que je suis triste. Et j’ai quelques vagues souvenirs, mais on dirait que chaque fois que j’essaie d’y penser, ils deviennent moins précis. Je n’arrive pas à m’en rappeler, mais quand j’essaie ça me rend triste, c’est bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il m’a expliqué qu’il était fier de moi. Comme mon grand-père est fier de moi. Il m’a expliqué que j’étais le seul garçon qui pouvait transmettre le nom de famille que mon arrière grand-père m’avait laissé. Mon grand-père n’avait pas eu de frère, Denis s’était suicidé, l’aîné de mes oncles ne peut pas avoir d’enfant et le dernier de mes oncles possibles n’est pas marié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai sentit une grande pression, mais du même coup une certaine fierté, c’était bizarre. Comme si c’était un combat pour que la vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai quinze ans. Mon grand-père est décédé il y a un mois. Il est mort d’un infarctus, et c’est une faiblesse transmise génétiquement. J’ai peut-être cette faiblesse en moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père m’a remis une vielle montre, qui date de beaucoup de générations. L’aîné de mes oncles devait le transmettre à son fils aîné, mais puisqu’il ne peut pas avoir d’enfant, il a décidé que l’objet me revenait. J’y vois une grande symbolique, symbole d’un long combat, symbole d’épreuves traversées. Symbole de victoires passées et aussi de l’espoir de victoires futures. Symbole de la misère de laquelle s’est sorti Ben (diminutif de Benoît), et de l’évolution des frère et sœurs de fort Chambly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j’ai peur, peur de les décevoir si je n’arrive pas à trouver la femme qui sera dans ma vie quand on décidera qu’il est temps de transmettre la vie, peur de ne jamais avoir d’enfant, peur de lancer la vielle montre au fond d’une rivière à soixante-dix ans en signe d’échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je ferai mon possible, parce que la vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai dix-huit ans. Je me sens seul trop souvent, j’en arrache beaucoup ces temps-ci. J’ai vieilli, j’ai grandi. Aujourd’hui, j’ai compris ce qu’il s’est passé dans la tête de mon père quand j’avais quatre ans. J’ai compris ce qu’il avait du ressentir, tout d’un coup. Qu’il venait de commettre l’irréparable, qu’il avait recréé un traumatisme dont il portait encore lui-même les séquelles. Et qu’il l’avait donné à son propre enfant, à sa plus grande fierté. Il a dû se sentir irresponsable, il a dû sentir l’échec, et sentir l’impuissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que ce jour-là, je lui ai dit que j’étais capable d’avoir mal sans pleurer, comme il me l’avait demandé. À partir de ce jour-là, j’allais pouvoir, comme son père et lui-même, me sentir seul parce que je n’arriverais plus à communiquer. Ce jour-là, je lui ai montré que j’étais devenu un homme fort moi aussi. Et je l’ai sonné, d’une seule réplique, je l’ai remis en question. J’avais quatre ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j’ai compris pourquoi, encore aujourd’hui, je n’ai presque aucun souvenir de ces scènes. J’ai compris que mon inconscient m’empêche de les revoir, parce qu’il veut me protéger. Et que c’est pour ça, que même au moment où j’écris ce texte, j’ai encore la même boule dans la gorge et la même tristesse qu’il y a sept ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me demande si c’est à cause de la pression familiale qu’aujourd’hui, inconsciemment, j’ai l’impression que ça me prend une fille dans ma vie pour être bien. Mais, ça, j’en ai aucune idée, c’est peut-être juste ma solitude aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une chose est sûre, rien n’est terminé. J’ai encore des années devant moi, des années à tout essayer pour être un peu moins seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que le combat continue. Parce que la vie continue.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112329777780744976?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112329777780744976/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112329777780744976' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112329777780744976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112329777780744976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/nicolas.html' title='Nicolas'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112320788914835709</id><published>2005-08-04T22:11:00.000-04:00</published><updated>2005-08-04T22:11:29.156-04:00</updated><title type='text'>Pierre</title><content type='html'>Je m’appelle Pierre. J’ai six ans. On habite fort Chambly. Ma mère et mon père, mes six frères et sœurs et moi. La vie est pas toujours facile mais elle quand même belle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui c’est le 27 décembre. C’est ma fête. Je n’aurai pas de cadeaux, parce qu’on a pas assez d’argent pour ça. Noël c’était avant-hier, alors personne ne peut m’acheter de cadeaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai commencé l’école cette année. Les autres jeunes m’écoeurent, sauf quand mes deux grands frères sont là. J’haïs ça quand ils m’écoeurent, je me sens tout seul. Des fois, je rêve que je mets un masque et que plus personne ne me reconnaît, et que je sacre une volée à tous ceux qui m’écoeurent. Je rêve que tout le monde me trouve fort et gentil après, mais que je n’ose pas enlever mon masque. Parce que je sais que si je le ferais, ils continueraient à ne pas m’aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors en attendant j’ai mes grands frères pour m’aider. Hier, ils ont été casser les fenêtres des voisins. Et je les ai suivi, parce que j’ai besoin d’eux. Quand ma mère a appris ça, elle a décidé que la strappe, ça ne serait pas assez sévère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Attendez que votre père revienne ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça, c’est la phrase finale. On a été se cacher dans notre chambre. Quand notre père vient nous voir, il n’y a rien de pire que ça au monde. Alors on se cache, et c’est la peur. Une vraie peur, parce qu’on sait ce qui nous attend. J’aurai presque voulu mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’est caché pendant trois heures, jusqu’à ce qu’on entende ma mère dire « Benoît, les enfants sont dans la chambre, je pense qu’il faudrait que tu les corrige. ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça, ça ! Ça, c’est la douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai onze ans. Tantôt, à l’école, le gros Landry a dit qu’il me pèterais la gueule. Je vais amener mes frères, et il va sûrement amener ses amis aussi. Mais on va les planter, on les plante toujours. À fort Chambly, on se bat souvent, mais notre famille on gagne toujours, parce que notre père nous a montré à ne pas nous laisser faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jumeaux, Hélène et Denis, vont venir aussi, ça va être leur première bataille. Je les aime bien, les jumeaux. Hélène est coquine et Denis me fait penser à moi, je m’y suis attaché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour dire qu’on va planter Landry tantôt, et que la vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai quatorze ans. J’ai commencé à m’entraîner il y a trois mois, je fais du karaté. J’aime vraiment ça. Je m’entraîne deux fois par semaine, et quand je ne suis pas au gym, et bien j’y pense. J’adore les combats, parce que j’y mets toute ma rage, mais en même temps il y a un respect de l’adversaire. C’est défoulant et tranquillisant, c’est bon pour le corps et l’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Denis s’entraîne aussi. Il suit mes idées et il m’apporte beaucoup aussi, c’est plus qu’un frère pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, devinez quoi ? La vie continue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai quinze ans. J’ai vraiment la piqûre du karaté. Je m’entraîne cinq fois par semaine, avec Denis. Sauf que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet après-midi, j’ai brassé Denis un peu. Je l’ai critiqué sur ses comportements bizarres qu’il avait trop souvent ces temps-ci, sur ses changements trop fréquents de perception. Il n’a vraiment pas aimé ça, et, je ne sais pas pourquoi, il s’est terriblement choqué. J’ai quitté la maison, pour quelles heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis revenu, il gisait sur le sol dans un bain de sang. Il s’était ouvert les veines avec un couteau. Je me sens coupable. J’ai l’impression que tout est de ma faute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai vu mon père pleurer pour la première fois, il avait l’air anéanti. Et je n’ose pas leur dire ce qui s’est passé cet après-midi, j’ai peur que tout soit de ma faute…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père dit qu’il ne faut pas s’en faire, que la vie doit continuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai dix-neuf ans. Je quitte la maison familiale, j’ai trouvé un emploi dans une fabrique de semelles à Marieville. C’est en attendant d’avoir un meilleur emploi, mais je n’en peux plus de Chambly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours les même problèmes que j’avais quand j’avais six ans, je me sens terriblement seul. Sauf qu’avec cinq ans de karaté, on ne m’écoeure plus. On me craint. Mais je me sens toujours aussi terriblement seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais plus trop quoi faire, sauf laisser la vie continuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai vingt-sept ans. Ma vie a changée depuis mon adolescence. Ma femme, oui j’ai une femme, vient d’acccoucher. Mon père est content qu’on ait eu un garçon. C’est pas parce qu’il est sexiste, mais je suis le premier de mes frères à avoir un enfant. Et il voulait un garçon, pour que notre nom de famille continue d’exister dans les prochaines générations. J’ai l’impression qu’il y voit une sorte de combat, d’éternel combat de père en fils. Un combat de survie. Et je le comprends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, j’ai eu un fils, et il s’appellera Nicolas. Parce que la vie continue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112320788914835709?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112320788914835709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112320788914835709' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112320788914835709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112320788914835709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/pierre.html' title='Pierre'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112311037058119643</id><published>2005-08-03T19:05:00.000-04:00</published><updated>2005-08-03T19:06:10.590-04:00</updated><title type='text'>Benoît</title><content type='html'>J’ai six ans. Je m’appelle Benoît. Il est 11 heures du soir, mon père n’est toujours pas revenu de travailler, et je m’inquiète. Maman m’a dit que c’est normal, que c’est parce que papa travaille fort, et que je vais comprendre un jour. Elle dit qu’il sait ce qu’il fait, que c’est l’homme de la famille. Mais moi et mes quatre grandes sœurs, on a peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai commencé à aller à l’école cette année. Madame Bélanger est une imbécile. Elle bat des élèves parce qu’ils échappent leurs crayons ou pour ce genre de choses. Une journée, elle a battu mon ami Gérard parce qu’il a toussé durant la prière du matin. Dix coups de règle sur les doigts. Et deux de plus parce qu’il a pleuré. Et cinq de plus parce qu’il ne s’est pas excusé. Gérard s’est excusé après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je pouvais, je la battrais aussi, la Madame Bélanger. Si je serais plus grand et plus fort. Sans rien lui expliquer. Juste pour qu’elle comprenne, elle aussi, c’est quoi avoir mal pour rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez nous il fait froid. Notre maison est trop vieille, les murs sont mal faits. Je peux passer ma main entre les planches de bois. Il neige même en dedans. On dort tous autour du feu. Mon père met du bois au feu durant la nuit. Je le sais, parce que des fois, quand je dors mal à cause du froid, je le vois se lever la nuit pour mettre du bois dans le feu. Et après, il prie en pleurant, pas trop fort, pour pas qu’on l’entende.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maman dit qu’on vit dans la misère, mais que malgré tout la vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai onze ans. Hier, on a enterré mon père. Il est mort d’un accident à l’ouvrage. Personne ne sait ce qu’il lui est arrivé, ils l’ont retrouvé sur le chantier, au sol, sans aucune marque de blessure, mais sans vie. Ma mère et mes sœurs ont pleurés. Moi je n’ai pas pleuré, parce que j’ai trouvé une solution. Demain, je n’irai pas à l’école. Le forgeron m’a offert une job. Demain, j’irai le voir, je lui dirai que je veux travailler. Il va comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, c’est jour de deuil. Demain, c’est moi l’homme de la famille. Jamais je n’abandonnerai ma famille. Même si je dois travailler encore plus que mon père, jour et nuit, sans relâche, ma mère et mes sœurs auront un toit et de quoi manger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, aujourd’hui, j’ai du aller couper un arbre, pour qu’elles puissent dormir. J’ai du le couper, et le recouper en morceaux, puis l’amener à la maison, morceau par morceau, dans la tempête de neige. Mes mains étaient glacées, je ne les sentais plus. Quand j’eu terminé, je me suis littéralement effondré dans mon lit à la maison, de douleur et de sueur. J’ai onze ans. Y’en aura pas de faciles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas pleuré, parce que demain, c’est moi l’homme de la famille. Et parce que la vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai vingt-et-un ans. Mes sœurs travaillent toutes maintenant, et ma mère est décédée. La maison a été vendue pour à un prix dérisoire aux anglais, les anciens patrons de mon père. Je n’ai presque aucune éducation, c’est à peine si je sais lire, écrire et compter. J’ai un billet de train pour Montréal. J’irai dans l’armée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait dix ans que je me bats pour faire vivre ma famille. Je me battrai toujours, je crois. Comme mon père. Je n’irai pas travailler dans une shop miteuse ou sur un chantier pour des anglais comme mon père, par contre. Je vais dans l’armée, parce que je vais continuer de me battre pour ma famille. Et aussi pour tous ceux dans la misère comme je l’ai été. Je vais me battre pour ma nation, pour et avec nous autres, canadiens français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils veulent nous envoyer au Mexique. C’est hors de question. Ils veulent, moi et mes amis, nous envoyer au Mexique. Interdiction d’aider ses camarades, interdictions d’aider les civils. Seulement tuer le plus de japonais possible. Et bizarrement, dans mon unité, nous ne sommes que des canadiens français. Ils veulent tous nous envoyer à la mort, parce qu’on est français. Ils veulent faire de nous de la chaire à canon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La moitié de mon unité déserte cette nuit. J’en serai aussi. On se disperse, on va se cacher. On attend la fin de la guerre. On n’ira pas sacrifier nos vies sur le front Mexicain pour sauver les usines américaines, non. C’est hors de question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit, je déserte, pour que la vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis à Chambly. C’est la première fois de ma vie depuis mon enfance que je me sens chez moi. Je me suis caché trois ans ici. Je travaille dans un garage, j’ai un logement chaud et de quoi manger amplement. Je suis bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça cogne à ma porte. J’ouvre. Police militaire. On m’embarque. On m’explique que je ferai un an de prison, parce que j’ai déserté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai un peu peur. Mais je sais que je m’en sortirai. Je m’en sors toujours, difficilement mais je m’en sors, parce que je mets de l’effort. Ce n’est qu’un an à passer. Un an dans un petit carré encadré par des barreaux, un an à sentier l’impuissance encore. Un an à sentir l’injustice encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je sortirai, et la vie continuera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai trente ans. Enfin, une vie plus stable. Ma femme a accouché hier. J’ai mon premier enfant. Je suis fier. De lui et de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On habite Chambly. Et on va y rester. Je vais élever mes enfants avec force et honneur, comme mon père. Je vais leur enseigner à être travaillant, à se débrouiller, à toujours se battre. Je vais leur montrer qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent de leur vie, qu’ils peuvent accomplir leur rêve, mais à condition d’y mettre du cœur et de l’effort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu mon premier enfant aujourd’hui. Parce que la vie continue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112311037058119643?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112311037058119643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112311037058119643' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112311037058119643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112311037058119643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/benot.html' title='Benoît'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112291049379738318</id><published>2005-08-01T11:34:00.000-04:00</published><updated>2005-08-01T11:34:53.803-04:00</updated><title type='text'>Unique</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;T’es un ti-cul. T’es un ti-cul à l’école, t’as le goût d’apprendre et de t’amuser. Pis ça marche, la vie est simple, tu te pose pas trop de questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-         Tu veux-tu être mon ami ?&lt;br /&gt;-         Ok.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie c’est simple, tu te pose pas trop de questions, pis les plus gros problème que t’as c’est la mitaine que t’as oublié chez vous. Pis t’en parles à tes amis, parce qu’ils te comprennent, parce qu’eux aussi ça leur ait déjà arrivé. C’est simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton enseignante, elle s’appelle Nathalie, elle aime les enfants et elle est toujours de bonne humeur. Elle est toute petite pis toi t’es déjà trop grand, alors vous êtes presque déjà à la même hauteur. Un jour, dans un cours de moral, elle te dit que t’es unique. Elle te dit que t’es quelqu’un de spécial, que il n’y a personne d’autre comme toi dans tout le monde. Sur le coup tu trouves ça cool, t’es unique, t’es spécial ! T’es différent des autres, tu peux faire une différence. Mais elle dit ça à tout le monde. Alors au fond, t’es pas si spécial que ça, t’es juste différent. Tout le monde est unique, toi t’es juste différent. Ça te fait peur un peu, mais t’en parles pas, parce que t’as l’impression que t’es bizarre. T’as l’impression que tu penses trop, trop par rapport aux autres, et pour toi ça doit être normal, t’es différent. Mais t’en parles pas trop, tes amis te trouveraient… spécial…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vite vite, tu chasses les pensées, mais elles reviennent quand même des fois. Un moment donné tu te retrouve au secondaire, t’as quinze ans pis pas mal plus de problèmes. T’es dans un cours de moral, un osti de criss de cours de moral con avec un prof chiant. C’est normal que tu te dises ça, t’es rendu un ado, tu chiales beaucoup et tu ne le sais pas encore que le prof s’en fout parce qu’il est syndiqué. C’est normal que tu te dises ça, t’aimes pas ça les cours de moral depuis le primaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ton cours de moral, les autres ados discutent de leurs problèmes. Ils parlent de leurs détressent, de leurs angoisses. Mais toi tu fermes ta gueule, parce que depuis ton petit cours de moral du primaire, tu penses que t’es bizarre, que les gens vont partir à rire en entendant tes problèmes, parce que t’es quelqu’un d’unique, quelqu’un que personne ne comprendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux trois ans plus tard, tu te retrouves devant ton ordinateur. T’as toujours pas réussi à en parler, t’es toujours avec le même gros problème, ta peur, qui t’empêche de parler de tes millions d’autres petits problèmes dans ta tête. Et tu décides d’écrire un texte à la deuxième personne, parce qu’en te relisant t’as l’impression que quelqu’un te parles. En te relisant, t’as l’impression que t’es un peu moins seul.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112291049379738318?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112291049379738318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112291049379738318' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112291049379738318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112291049379738318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/08/unique.html' title='Unique'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112277610217289331</id><published>2005-07-30T21:58:00.000-04:00</published><updated>2005-07-30T22:16:35.996-04:00</updated><title type='text'>Haîne</title><content type='html'>Vous me faîtes mal. Vous me plongez dans une solitude qui engendre la &lt;a href="http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/frustration.html"&gt;frustration&lt;/a&gt;. Hier, j'étais chez l'un d'entre vous, la connaissance qui aime bien m'appeller un ami quand ça fait son affaire. Hier ça faisait son affaire, alors je me suis retrouvé avec vous, dans un petit party qu'il avait organisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par vos conversations, par vos gestes et paroles, vous m'avez confirmé toute l'exclusion que vous m'avez fait subir ces derniers mois. Vous que j'ai autrefois appellé amis, vous en qui j'avais confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas dit un mot. À l'intérieur, j'enrageais face à votre arrogance, volontaire ou non, alors j'ai fermé ma gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais malgré toute cette douleur, malgré toute cette frustration, je n'arrive pas à vous haïr. Vous prenez vos décisions comme je les prends. Vous faîtes de votre mieux pour vous en sortir, pour être heureux. Même si vous n'écrivez pas, mais si vous ne me parlez pas, je sais que, tout comme moi, vous avez vos peurs, vos angoisses, vos rêves et vos malheurs. Je sais que même si vous le cachez, au fond, vous avez une vulnérabilité humaine. Tout comme moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'arrive pas à vous haïr, parce qu'au fond, je vous comprends.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112277610217289331?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112277610217289331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112277610217289331' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112277610217289331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112277610217289331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/hane.html' title='Haîne'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112260136136712768</id><published>2005-07-28T21:38:00.000-04:00</published><updated>2005-07-28T21:42:41.373-04:00</updated><title type='text'>Pourquoi pas?</title><content type='html'>J'ai le goût de quitter mon emploi pour me lancer dans l'écriture d'un roman. J'ai le goût de laisser faire mon DEC en informatique et de me consacrer uniquement à essayer de trouver une façon de vivre de mes mots. J'ai le goût de l'essayer, juste pour le fun.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112260136136712768?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112260136136712768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112260136136712768' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112260136136712768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112260136136712768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/pourquoi-pas.html' title='Pourquoi pas?'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112242576728716726</id><published>2005-07-26T20:56:00.000-04:00</published><updated>2005-07-27T11:53:04.510-04:00</updated><title type='text'>Le bûcheron</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- &lt;em&gt;Il y a très très longtemps, dans un pays très très très lointain...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- C'est quoi le nom du pays?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Le nord canadien. Je poursuis. &lt;em&gt;... dans un pays très lointain, un homme qui s'était perdu dans une forêt.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Pourquoi il s'était perdu?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Parce qu'il cherchait le bonheur, sûrement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Et pourquoi il le cherchait dans une forêt?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Probablement parce qu'il n'y rien d'autre dans le nord canadien. Je poursuis. &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;L'homme, un peu apeuré par la nuit qui arrivait, décida de se construire un camp de fortune.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Pourquoi il avait peur?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Parce que les hommes ont peur quand ils sont seuls.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Et pourquoi il était seul?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Parce qu'il s'était perdu en cherchant le bonheur. Je poursuis. &lt;em&gt;Pour constuire son camp, il décida de couper un arbre. L'homme, qui n'était pas bûcheron...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Comment ça c'était pas un bûcheron et qu'il était dans le nord canadien?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Très bonne question. Peut-être un caprice de l'auteur, ou peut-être justement parce qu'il s'était perdu. Je disais&lt;em&gt;... L'homme, qui n'était pas bûcheron, n'avait pas de hache. Il décida donc d'essayer de couper l'arbre avec une pierre tranchante qu'il trouva sur le sol. Au début, l'arbre résistait facilement à ses coups. Mais avec le soleil qui déscendait peu à peu vers la cime des arbres, l'homme paniqua de plus en plus.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Pourquoi il paniquait?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Parce qu'il était seul et qu'il commençait à faire sombre. Je poursuis. &lt;em&gt;L'homme se mis à tapocher violemment sur l'arbre. Plus il s'inquiétait et plus il crissait ses coups forts, mais ils les câlissait moins précisément. Il vargeait comme un criss malade. Lorsque la nuit arriva, il n'avait fait pratiquement aucun progrès sur l'osti d'arbre. Alors il entendit les hurlements d'une meute de loup à quelques pas de lui, et il se mit à sacrer sauvagement pour exprimer sa frustration envers ce qu'il lui arrivait.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Il ne sacrait pas déjà?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Non, je crois que c'est l'auteur qui sacrait. Je termine. &lt;em&gt;Lorsque la meute de loup le dévora vivant, il cria "Non!" de toutes ses forces. Il le cria tellement fort que ce non résonnerait encore aujourd'hui, quelque part.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- C'est tout?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;- Oui. Bonne nuit.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112242576728716726?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112242576728716726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112242576728716726' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112242576728716726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112242576728716726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/le-bcheron.html' title='Le bûcheron'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112235009627105228</id><published>2005-07-25T23:54:00.000-04:00</published><updated>2005-07-25T23:54:56.280-04:00</updated><title type='text'>Frustration</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je ne croyais pas réussir, un jour, à formuler ces propos convenablement. Je ne croyais pas réussir à décrire tout ce sentiment qui m’habite souvent, qui me hante si fréquemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça m’arrive pratiquement n’importe quand, sauf quand je suis seul. En fait, ça m’arrive généralement quand je suis avec des gens que je connais, que je connais parfois trop bien. Quand ils parlent, à moi ou à d’autres, gentiment ou pas. Ils me font mal, trop souvent sans le savoir, à chaque fois. Ils détruisent toute mon estime personnelle. Ils me font sentir comme un cas désespéré. Ils me font sombrer une peu plus. Ils m’anéantissent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ami, officiellement un ami, pas vraiment un ami au fond, me raconte sa soirée d’hier. Des collègues parlent entre eux de la nuit qu’ils ont passée entre eux. Une connaissance, qui aime bien m’appeler son ami quand ça fait son affaire, me parle d’un bar qu’il veut que j’essaie. Etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai un espèce de réseau de connaissance. Un réseau de connaissances plus ou moins dispersé, rencontrés plus ou moins au hasard, dont plusieurs seraient surpris de la grandeur. Mais ça s’arrête là. C’est juste des connaissances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On me dit d’aller essayer un bar, ou d’aller voir plus de monde, ou d’aller essayer tel resto. Je le ferais bien. Mais ça ferait tellement looser, aller faire ça tout seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui. Dans mon vaste réseau de connaissance, si j’arrive à y compter deux amis, je vais être surpris. C’est pour ça que trop souvent, je me retrouve autour d’une table ou dans le métro ou ailleurs, avec des gens qui parlent de ce qu’ils font, de comment ils profitent de la vie. Et moi, je n’arrive pas à être autre chose qu’une connaissance, parce que j’ai rien à conter, j’ai rien à ajouter. Alors je ferme ma gueule, parce qu’en dedans j’enrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un peu pour ça que j’écris.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112235009627105228?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112235009627105228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112235009627105228' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112235009627105228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112235009627105228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/frustration.html' title='Frustration'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112209055188113483</id><published>2005-07-22T23:45:00.000-04:00</published><updated>2005-07-27T11:57:32.683-04:00</updated><title type='text'>Fumée</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je cherchais un concept. Je cherchais une idée, pour relever un défi presque personnel. Écrire plus ou moins mille mots, sur le thème de fumée, et ce, avant dimanche. D'habitude, quand j'écris un texte, je joue avec les mots, j'élabore mes idées. Je les mélange, je trouve des synonymes, j'accentue un peu le propos, je le précise. Je fais de longues énumérations, de plus en plus précises, de plus en plus pointues, de plus en plus juste. Et je me relis, et les nouvelles idées naissent, et ça s'écrit tout seul.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;Mais il y avait une grosse fumée épaisse dans ma tête. Épaisse comme les décisions du gouvernement Martin, épaisse comme celles de l'autre gouvernement libéral, épaisse comme mes divagations sur la politique, qui m'écartent, m'égarent, me perdent dans le courant de mes idées, courant d'air qui a balayé cette fumée tantôt. Parce que mes idées passent comme l'air, une à une, une après l'autre et parfois l'autre avant l'une, dans le désordre et l'ordre, si ordre il y peut y avoir. Parce que la fumée m'empêchait de voir tout l'ordre qui il y avait à faire avant d'écrire, toutes les choses que j'avais à régler, tout ce que je devais faire pour moi, pour mes pensées, pour la pollution dans ma tête, pour arriver à ce texte, au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais toutes mes pensées dérivaient vers elle. Elle qui est une fumeuse, elle qui est supposée venir au spectacle qui m'a amené à écrire ce texte, elle que je devais rappeller après son retour de l'autre bout du monde et avant son départ vers ailleurs. Mais mes idées tournaient en rond, comme un mauvais circuit électronique, comme un court-circuit, un court circuit qui chauffe et qui boucane, comme ma tête qui chauffe et qui boucane aussi. D'où la fumée dans ma tête, le retour à la case départ, une autre façon de dire que je tourne en rond, je ne m'en sors pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'étais dit que je l'appelerais après avoir fini ce texte. Une façon de gagner du temps, d'éviter la petite peur de décrocher le téléphone pour parler à une fille à qui je n'ai parlé que quelques fois, de contourner l'incontournable. Tourner en rond pour gagner du temps, tourner autour du pot comme on dit, même si je m'égare, même si la fumée m'empêche de me diriger, même si au fond je sais que la fumée vient du pot. Alors j'écrivais des trucs inutiles, des trucs sans importances, des mots qui veulent dirent la même chose que les précédents, des formules synonymes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'ai écrit tout plein de brouillons allant d'à peine commencés à presque terminés, appuyant sans cesse sur les boutons contrôles et N de mon clavier comme un écrivain d'antant qui lançait ses papiers chiffonés à la poubelle essai après essai, comme un écrivain d'antan qui gaspillait du papier. Avant qu'on se conscientise sur la pollution, la gaspillage, la mort des arbres, l'effets de serre causé par la fumée qui tue notre planète, comme la fumée qui tue encore mes idées en me ramenant à la case départ, au même problème, au même texte que je n'arrvais pas à écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l'équivalent de la forêt boréale de décimée en brouillons sur mon ordinateur, j'ai décidé de décrocher le téléphone. J'ai composé les six premiers numéros rapidements, comme si je voulais m'en débarrasser, comme quand on arrache un plasteur tout d'un coup parce que lentement ça fait trop mal, comme si je voulais pas trop penser à ce que j'étais en train de faire. Et pour le dernier numéro, j'ai ettouffé un moment. Mon doigt qui tremblait au dessus du chiffre, avec une certaine peur, peur d'un gars qui pourrait avoir l'air cave, peur d'un gars qui pourrait être déçu après cet appel là, peur d'un gars qui typiquement comme moi. Et puis j'ai appuyé, d'un petit geste nerveux, en fermant les yeux et en serrant les dents, comme si je coupais le fil rouge sur une bombe dans un autre navet Hollywoodien à grand budget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça a sonné. Le téléphone n'avait pas explosé. Je respirais toujours. Un peu trop vite à mon goût, mais je respirais. Une voix a répondu.&lt;br /&gt;- Oui allo?&lt;br /&gt;- Oui bonjour, est-ce que Mikka est là?&lt;br /&gt;- Non, désolé. Je peux prendre le message?&lt;br /&gt;- Non, je vais rappeller moi même. Au revoir, et merci.&lt;br /&gt;- Bye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouf. Mon souffle a repris sa vitesse normale. Un souffle maintenant un peu plus calme, un souffle rassuré, content d'avoir essayé. Un souffle puissant, un souffle qui chasse la fumée, un souffle qui libère. Libéré, comme par magie, sans raison logique sauf si on s'appelle Freud probablement, les idées ont débloquées, elles ont arrêtées de tourner en rond. Elles sont arrivées toutes en même temps, toutes plus fleurissantes les unes que les autres. Et j'ai chosi cette idée, celle de vous raconter comment j'en suis arrivé à ce texte, comment l'écriture a créé l'histoire, comment je tourne trop en rond des fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est terminé, c'est la fin, la dernière ligne, la ligne finale.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112209055188113483?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112209055188113483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112209055188113483' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112209055188113483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112209055188113483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/fume.html' title='Fumée'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112173761208019783</id><published>2005-07-18T21:43:00.000-04:00</published><updated>2005-07-20T12:01:48.153-04:00</updated><title type='text'>Contagion</title><content type='html'>Il me fait un extrème plaisir de vous annoncer en grande primeur l'arrivée d'un carnetiste qui est à la fois un créateur que j'admire et un ami. &lt;a href="http://guadzi.blogspot.com"&gt;Eux&lt;/a&gt;, un petit carnet simple qui se veut la description de personnages tout droit sortis de sa vie. Parce qu'un blog, c'est contagieux...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112173761208019783?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112173761208019783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112173761208019783' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112173761208019783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112173761208019783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/contagion.html' title='Contagion'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112164167763795606</id><published>2005-07-17T19:07:00.000-04:00</published><updated>2005-07-21T13:04:10.530-04:00</updated><title type='text'>Numéro Un</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je connais un gars, vous le connaissez peut-être, qui m'a fait réaliser certaines choses. Pour taire son identité, je vais l'appeler Numéro Un.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Numéro Un, c'est un drôle de numéro. C'est un gars confiant, sûr de lui, calme. C'est un gars très respecté, aimé et envié de plusieurs, jamais déplacé mais juste assez drôle. Il est orgueilleux comme un homme véritable et têtu comme pas un. Personne ne peut le contredire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Numéro Un est très intelligent. Au secondaire, il avait toujours de très bonnes notes, au dessus de la moyenne. Quand est venu le temps de s'inscrire au Cégep, il opta pour science nature, dans le but de faire un baccalauréat en Biologie ou Biochimie. Il proclamait ce programme comme idéal, ventant les mérites des cours abstraits. Et nul ne doutait en ses capacités à réussir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Numéro Un est un intouchable. Il n'est jamais triste ou apeuré, ni non plus atteint de soudaines crises de bonheur. Il est courtois, drôle et distingué en présence de la gente féminine, et il se permet d'être colérique quand il est avec ses chums. En fait, c'est vraiment le numéro un. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;Numéro Un a un secret. Une façon propre à lui de procéder pour être toujours calme, en contrôle de soi, parfait. Un concept tout simple qui est la clé de son succès depuis toujours. Numéro Un n'entreprend jamais rien. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Et non, Numéro Un n'a pas besoin de ça. Les gens l'approchent parce qu'il fait bonne impression, et il fait bonne impression parce qu'il est toujours en contrôle de ses moyens. Il n'a pas besoin de faire les premiers pas. Il ne ressent jamais ce petit stress irrationnel qui vient quand on veut plaire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Aujourd'hui, Numéro Un a 19 ans. Il débuta sa première relation à 17 ans, lorsqu'il commençait le Cégep. Audacieuse avait approché la présence masculine de Numéro Un. Audacieuse n'était pas exactement à son image. C'était une fonceuse, avec de l'énergie et du leadership. Pas nécessairement brillante ou studieuse comme Numéro Un, mais déterminée à réussir. Un jour, elle a foncée, et elle captura Numéro Un. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je ne peux pas dire qu'elle l'ait charmée, Numéro Un étant trop impassible pour s'avouer touché. La relation s'était créée bizarrement; Audacieuse multipliait les rendez-vous alors que Numéro les acceptait sans jamais rien proposer. Et du jour au lendemain, ils étaient ensemble.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Au début, Audacieuse était folle de lui. Elle racontait à toutes ses copines comme Numéro Un était aimable et respecté. Et Numéro Un, de son côté, restait discret quand à sa relation, se contentant d'exprimer à qui voulait bien l'entendre pourquoi Audacieuse était parfaite. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Trop vite, Numéro Un laissa ses amis de côté pour ne fréquenter qu'Audacieuse et ses copines. Et Audacieuse, croyant que Numéro Un ne voulait que de sa nouvelle vie avec elle, l'attirait toujours un peu plus vers des activités qu'elle aimait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, Numéro Un restait lui même, incapable de douter. Audacieuse, qui avait toujours donné raison à Numéro Un sur tout, avait besoin de franchir cette dernière barrière infranchissable. Elle arrivait toujours à tout. Et ce petit défaut l'irritait de plus en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Numéro Un suivait Audacieuse dans tout, puisque personne d'autre ne lui proposait quoi que ce soit tellement il avait refusé des offres au profit de celles d'Audacieuse. Mais il avait de la difficulté à suivre sa frénétique compagne et il dû sacrifier du temps d'étude. Alors il échoua ses cours important en science nature. Il changea de programme pour science humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dit à tout le monde que de toute façon, les cours de science nature ne traitaient que de chiffres et d'abstraits, et qu'ils étaient totalement inutiles. Lorsqu'on lui demandait ce qu'il voulait faire d'un diplôme de science humaine, il esquivait la question avec un tact et un humour inégalable. Et après il ventait sa dernière soirée avec Audacieuse, en expliquant comment l'école était futile face à l'amour dans la quête du bonheur véritable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Audacieuse n'était pas satisfaite. Jamais Numéro Un n'acceptait quelconque reproche, et jamais il ne proposait d'activités nouvelles pour effacer cette routine qui s'installait. Et encore pire, il était incapable de comprendre sa frustration, et semblait se complaire dans cette petite vie bien rangée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après encore quelque mois de cette vie, Audacieuse éclata de rage et de sanglots. Elle expliqua à Numéro Un qu'elle n'était plus capable d'endurer son calme perpétuel et son invulnérabilité. Elle lui supplia de changer. Numéro Un accepta, mais sans réel engagement, comme pour se débarrasser de la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine passée, Audacieuse a quitté Numéro Un. Elle repart à l'aventure, vers une vie qu'elle trouve déjà plus viable. Elle est triste et déçue, mais elle sait qu'elle a prise la bonne décision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Numéro Un, lui, se dit totalement indifférent à cette nouvelle. Il démontre qu'Audacieuse n'était qu'une conne avec à l'appui telle et telle de ses caractéristique, et qu'il peut très bien vivre sans elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, Numéro Un ne sait pas ce qu'adviendra de sa vie, et n'ose pas se questionner à ce propos. Il n'entreprend rien et attend patiemment qu'on le sorte de sa situation.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, il m'a fait réalisé que je suis heureux de savoir douter, penser. Je suis content d'écrire mes textes et de m'interroger.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112164167763795606?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112164167763795606/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112164167763795606' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112164167763795606'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112164167763795606'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/numro-un.html' title='Numéro Un'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112138367535393544</id><published>2005-07-14T19:13:00.000-04:00</published><updated>2005-07-14T19:27:55.356-04:00</updated><title type='text'>Trop mou</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je me relis, et je n'aime pas ce que j'ai écris. Les concepts vont de mauvais à pas trop pire, mais la forme est affreusement molle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Les impressions sont trop vagues, les noms trops faciles, les verbes trop courants. La structure me semble pauvre et le rythme inconstant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Je voudrais une écriture solide et robuste. J'aimerais écrire en phrases droites et solides, et j'adorerais baser ces phrases sur du propos pur et profond.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Ce soir, je ne suis pas satisfait de mes efforts, de mon travail, de mes résultats. Demain, on verra.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112138367535393544?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112138367535393544/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112138367535393544' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112138367535393544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112138367535393544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/trop-mou.html' title='Trop mou'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13426097.post-112122421295684952</id><published>2005-07-12T22:56:00.000-04:00</published><updated>2005-07-12T23:10:44.490-04:00</updated><title type='text'>Hé, pleure pas...</title><content type='html'>Ce n'est pas ma première fois, j'ai vécu d'autre déception avant. Je commence à être habitué, tu sais. Je ne te dis pas ça pour faire pitié, ni juste pour que tu essuie tes larmes. Je te dis ça parce que je suis un grand garçon maintenant, et que je n'aime pas ça que tu t'en fasse pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai le coeur brisé, j'en ai pour quelques jours, c'est tout. C'est juste une déception, c'est tout. C'est simple, au fond...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hé, pleure pas...&lt;br /&gt;Je ne t'en veux pas, et je ne me dis pas que tu es comme les autres. T'es unique, et tu le resteras. Et je ne disparaîtrais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hé, pleure pas...&lt;br /&gt;Mais pleure quand même un peu, le temps que ça passe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13426097-112122421295684952?l=sombresmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sombresmots.blogspot.com/feeds/112122421295684952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13426097&amp;postID=112122421295684952' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112122421295684952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13426097/posts/default/112122421295684952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sombresmots.blogspot.com/2005/07/h-pleure-pas.html' title='Hé, pleure pas...'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://bp2.blogger.com/_oVx5ng3oUZ4/R1ZL1T7dC7I/AAAAAAAAAAU/IkgoXkoDJLA/S220/Image+Nic+La+vie+d%27apr%C3%A8s.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
